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Toyota Prius Prime : mieux vaut tard que jamais

Toyota Prius Prime : mieux vaut tard que jamais

Une Prius améliorée, mais toujours en manque d'autonomie électrique Par ,

À la fin du mois de septembre, Toyota nous conviait en Californie, plus précisément dans la région de Ojai, pour faire l’essai de 5 produits 2017. Certains sont des ajouts au portfolio, d’autres ont été retouchés pour le nouveau millésime.

Au menu, les modèles 86, Highlander, Sienna, Corolla, et Prius Prime. 

L’attention a été principalement portée vers cette dernière, car c’est elle la vedette du prochain catalogue. 

Allons-y avec l’essentiel la concernant d’abord, puis avec un petit tour d’horizon de ce que nous réservent les 4 autres pour l’an prochain. 

Une Prius attendue

La Prius est parmi nous depuis plus de 15 ans déjà et elle s’est bâti une solide réputation sur le marché. Longtemps, c’est elle qui se voulait la solution la plus efficace quant à la consommation. 

La voiture verte, c’était la Prius.

Seulement, la concurrence s’est ajustée. Des véhicules électriques sont apparus, comme la Nissan Leaf et la Ford Focus, sans oublier la Tesla Model S. D’autres produits, comme la Chevrolet Volt, sont venus repousser les limites en matière de rendement avec l’approche hybride.

À tel point que depuis quelques années, la Toyota Prius ne mène plus le bal dans cette catégorie. En fait, il est décevant de constater qu’on a regardé défiler la parade chez Toyota. 

Pour 2017, on nous arrive avec une 2e version enfichable de la Prius (la 1re n’a fait que passer et offrait une autonomie risible en mode électrique), une mouture qu’on aurait dû nous présenter il y a 5 ans. 

Mieux vaut tard que jamais, dit-on. 

Autonomie prolongée

Sans l’avouer ouvertement, on a fait une sorte de mea culpa chez Toyota. L’autonomie de la Prius enfichable proposée jusqu’à maintenant n’était pas suffisante et il fallait rapidement corriger le tir. 

C’est fait!

La nouvelle Prius Prime en avance davantage et, comme si le constructeur ne voulait pas se faire critiquer, en accorde plus que ce que les chiffres officiels annoncent. En fait, sur papier, c’est 35 kilomètres d’autonomie en mode électrique qui sont promis, mais lors de notre essai, ce sont 53 kilomètres que nous avons franchis sans que le moteur à essence intervienne. 

D’autres collègues présents sur place ont aussi excédé la barre des 35 kilomètres. 

Quincaillerie 

Avec cette dernière version de la Prius, Toyota met de l’avant une nouvelle approche d’hybridité inusitée en utilisant un système d’entraînement double. Ce dernier se compose d’un générateur et d’un moteur qui travaillent en harmonie afin de fournir les meilleures performances possible, tant concernant l’accélération que l’efficacité. Pour en arriver à une autonomie plus importante, on a employé une pile au lithium-ion dont la taille est de 8,8 kWh, ce qui représente le double de l’actuelle Prius enfichable, appelée à prendre le chemin des douches. 

Pour assurer la relève lorsque l’électricité ne peut plus approvisionner, un moteur 4-cylindres de 1,8 litre à cycle Atkinson repose sous le capot. Rien de nouveau là, car c’est aussi celui qui anime la Prius régulière. Une boîte de vitesses à variation continue s’occupe de transmettre la puissance aux roues et cette dernière nous a surpris par sa douceur. 

Pour la recharge, il faut compter 5 heures et demie avec une prise de 120 volts, 2 heures avec un courant de 240 volts. 

Au volant

La Prius, renouvelée l’an dernier, a été construite avec en trame de fond une nouvelle approche chez Toyota. Celle-ci prend l’acronyme de TNGA pour Toyota New Global Architecture. En somme, le constructeur a revu toutes ses façons de faire de manière à ce que tous les véhicules issus de cette nouvelle philosophie soient plus efficaces à tous les niveaux. 

Ça inclut le comportement routier. 

La Prius Prime, qui partage ses bases avec Prius, nous le prouve. Sans être une sportive racée, la nouvelle venue profite d’un châssis solide et procure une belle rétroaction au conducteur. Étonnamment, on s’ennuie moins au volant. Malheureusement, les pneus d’origine à faible résistance au roulement présentent aussi une piètre adhérence. Clairement, un maillon déficient. 

Du reste, les 2 variantes proposent des listes d’équipements complets. Le niveau de confort est bon et on enfile les kilomètres sans histoire, que l’on roule en brûlant du pétrole ou non. 

Fait intéressant, la Prius Prime compte différents modes de conduite qui nous permettent d’apporter des ajustements, en fonction de la situation. On peut bien sûr rouler en mode électrique uniquement, ainsi qu’en configuration hybride. Il est aussi possible de demander une recharge de la batterie lorsqu’on roule avec l’aide du moteur à essence, si bien que l’on peut récupérer une certaine autonomie, utilisable à notre guise, selon le type de trajet emprunté. 

Au maximum, la voiture peut franchir 930 kilomètres avec un plein d’énergie et un réservoir d’essence bondé. 

Enfin, avant de conclure, comment ne pas mentionner un mot sur le style de la voiture? On vous laissera bien en être le juge, mais disons que Toyota s’engage sur un terrain glissant ici. Une voiture sans style accrocheur, ça passe, mais un modèle dont les lignes sont abrasives pour l’oeil, ça peut ralentir certains acheteurs. 

C’est différent, on doit concéder ça au constructeur, lui à qui on a trop longtemps reproché de ne pas oser.

En somme…

Grosso modo, c’est une Prius franchement améliorée qui arrivera au printemps avec cette version Prime. Comme achat, vous pouvez y aller gaiement. Cependant, un véhicule comme la Chevrolet Volt vous en donne encore plus au niveau de l’autonomie et c’est là que Toyota a manqué le bateau. Elle avait pourtant l’occasion de reprendre le pôle. 

Là, elle ne fait que suivre la parade. 

Les autres…

Dans le cas de la fourgonnette Sienna, c’est sur le plan de la mécanique qu’ont eu lieu les changements. D’abord, un nouveau moteur V6 de 3,5 litres profitant de l’injection directe, tant dans la chambre de combustion que dans l’admission, offre 296 chevaux et 263 livres-pieds de couple, soit 30 et 18 de plus, respectivement, que l’ancienne version.

À cette nouvelle mécanique se marie une nouvelle boîte de vitesses automatique à 8 rapports. 

Toyota annonce des cotes de consommation améliorées pour sa Sienna. On parle maintenant de 12,4 litres aux 100 km en ville, 8,7 sur l’autoroute pour les modèles à traction. En ajoutant la traction intégrale, les cotes passent, dans l’ordre, à 13 et 9,8 L/100 km. 

Highlander

Pour le Highlander, c’est l’inverse. Il faut regarder à l’extérieur pour voir les changements alors qu’on a redessiné le faciès et apporté quelques retouches à l’arrière. Franchement, c’est réussi. Pour la première fois depuis des lunes, les lignes de ce véhicule ont du caractère. 

Corolla et 86

Dans le cas de la Corolla, elle aussi arbore un devant remodelé, mais pour le reste, le véhicule est reconduit sans grands changements. C’est le cas également de la 86, auparavant nommée FR-S chez feu Scion. Quant au nombre 86, il représente la course et l’alésage du moteur, tous 2 de 86 mm.

Nous aurions aimé vous livrer plus d’impressions, mais le programme de Toyota était beaucoup trop chargé, si bien que nous n’avons pas eu le temps de conduire ces 2 derniers véhicules, mis à part les positionner pour réaliser nos photos. 

Dommage, car les routes sinueuses de la région d’Ojai se prêtent mieux à l’essai d’une voiture comme la 86 que la Prius Prime. 

 

 

 

Photos :D.Rufiange
Photos de voitures Toyota 2017