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Essai à long terme du Toyota Tundra 2021, partie 2 de 3

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Auto123 met à l’essai à long terme le Toyota Tundra 2021. Aujourd’hui, la partie 2.

À voir aussi : Essai à long terme du Toyota Tundra 2021, partie 1 de 3

À voir aussi : Essai à long terme du Toyota Tundra 2021, partie 3 de 3

Il y a différentes sortes de déménagement. Celui qui est pris en charge par votre employeur. Vous n’avez rien à faire. C’est tout juste si les déménageurs ne s’occupent pas paqueter et de déballer vos bobettes pour vous. Celui, pas mal moins chorégraphié, où des grappes d’amis généreux viennent donner un coup de main moyennant de la bière, de la pizza et un ou deux meubles légèrement estropiés. Et puis celui qui ressemble au mien.

Vingt ans au même endroit, une grande maison, un collectionneur d’un peu n’importe quoi doublé d’un sentimental qui s’émeut encore à la vue d’un souvenir d’Espagne ramené par ses parents quand il était ti-cul. La recette parfaite pour un long et fastidieux déménagement. Qui nécessite tellement de boîtes que même le Provigo et la SAQ du coin n’arrivent plus à fournir.

Heureusement, le Tundra était là.

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Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, en plein déménagement
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, en plein déménagement

Par ici les boîtes !
Avant que les professionnels ne se pointent, j’ai multiplié les aller-retours entre l’ancienne et la nouvelle maison, question d’alléger la facture finale et de dorloter mes objets inestimables, comme ce poisson-hérisson ramené de Cuba il y a des lunes et dont les aiguilles sont encore menaçantes grâce à mes soins attentionnés.

Mon Tundra SR5 Trail 2021 de 53 690 $ (incluant transport et préparation) a tout avalé, dans la caisse et dans la cabine. Cette dernière est proposée en deux moutures : Double Cab et CrewMax. La différence se vit dans la région de la banquette arrière. Les portières qui nous en livrent l’accès sont surdimensionnées, de sorte que les passagers/objets disposent d’un dégagement supplémentaire d’un pied, quitte à vous contenter d’une caisse de 5 ½ pieds.
Si vous avez besoin d’une boîte de 6 ½ pieds, vous devez choisir la cabine Double Cab, la seule qui accepte aussi la 8 pieds (plus exactement 8 pieds et 1 pouce, nul doute pour narguer les 8 pieds du plus grand lit du Ford F-150, le leader de la catégorie).

Les assises 60/40 de la banquette se rabattent contre les dossiers en criant ciseau et vous voilà avec un vaste plancher facile à charger. Tout ce que mon barda comportait de fragile s’est réfugié dans cette caverne ouatée.

Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, hayon ouvert
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, hayon ouvert

Pour profiter au maximum de la courte boîte, j’ai souvent roulé avec l’abattant couché. Le défi fut alors d’harnacher convenablement le stock afin que l’automobiliste qui me suivait ne reçoive pas mes albums de Tintin en plein pare-brise.

Heureusement, les panneaux de la caisse du Tundra sont truffés d’œillets et de taquets amovibles (grâce aux rails) qui vous invitent à pratiquer tous les nœuds que vous avez docilement appris du temps chez les scouts où votre totem était Boa jovial.

Tout n’est pas parfait, cependant. Par exemple, en guise de piédestal pour vérifier le ficelage de nos trésors, il faut être un peu funambule pour grimper sur le pare-chocs recouvert d'une surface antidérapante. En revanche, on découvre des marchepieds – baptisés Predator – au seuil de chacune des quatre portières, un équipement compris dans l’ensemble Trail de 3 640$, la grosse nouveauté de 2021.

Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, trois quarts arrière
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, trois quarts arrière

Pour tirer et charrier
Les amateurs de camionnettes pleine grandeur sont généralement préoccupés par deux statistiques : la capacité de remorquage (quel est le poids maximal de la bébelle – roulotte, bateau, etc. – que je peux traîner ?) et la charge utile maximale (quel est le poids total des autres bébelles que je peux entasser dans la caisse sans nuire à la conduite et torturer la suspension ?).

Réponses : proprement équipé, le Tundra peut tirer jusqu’à 10 000 lb et en charrier environ 1 500. Les produits américains peuvent accomplir autant, sinon plus, mais à moins de vouloir déraciner le Stade olympique, tous les pick-up d’une demi-tonne (une vieillotte référence à la capacité de charge que les camions modernes excèdent depuis longtemps) sont tous en mesure de s’acquitter des tâches pour lesquelles ils ont été créés.

Cela dit, pour y arriver avec un minimum de compétence, deux ingrédients s’avèrent indispensables : du couple à revendre et une traction qui ne se mettra pas à patiner à la moindre flaque de boue.

Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, trois quarts avant
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, trois quarts avant

Côté adhérence, c’est réglé puisque Toyota ne propose que des Tundra 4x4. Dans des virages négociés la caisse vide (ça m’est arrivé), je n’ai jamais eu de souci avec la tenue de route, bien qu’une direction plus incisive ne serait pas de refus. Il est toutefois évident que les ressorts à lame en arrière réclament une modernisation, surtout en comparaison des Américains qui ont écarté le comportement sautillant en faveur d’une conduite duveteuse.

Côté muscle, on n’y va pas non plus avec le dos de la cuillère en nous imposant un V8 de 5,7L qui développe 381 chevaux et 401 lb-pi de couple, le tout associé à une boîte automatique à 6 rapports (laquelle ne rajeunit pas le modèle).

Ça explique à la fois les capacités de remorquage et de charge, mais ça trahit aussi un retard certain par rapport à la compétition. En effet, ce moteur très robuste et très fiable est également très gourmand. Même en démontrant envers l’accélérateur un respect qui frisait la moumounerie, j’ai eu de la misère à descendre sous les 17 litres aux 100 km.

Comme m’a dit mon collègue Daniel Rufiange : « Ça vaut la peine de détenir des actions dans une pétrolière quand tu conduis un Tundra. »

Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, cabine remplie
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, cabine remplie

Pierre Larose, représentant de Gareau Toyota à Val-d’Or, ne se défile pas quand il est question de l’appétit gargantuesque de son camion : « Que voulez-vous, c’est un gros truck qui consomme de l’essence. Moi, j’appelle un chat un chat ! »
Les rivaux américains offrent aussi des V8 mais, parallèlement, ils incluent au catalogue des engins plus frugaux. Rien que chez Ford, on compte une demi-douzaine de moteurs moins assoiffés, dont deux EcoBoost, un turbo-diesel, un hybride et même la technologie 100% électrique du futur F-150 Lightning.

Cela dit, je suis convaincu que Toyota nous prépare de belles surprises pour le jour où elle se décidera enfin à introduire la nouvelle génération de Tundra, d’ici la fin de l’année. Pour le moment, le secret est bien gardé, on ne sait à peu près rien sur cette nouveauté 2022, mais il serait inconcevable que le champion des motorisations hybrides ne dote pas son nouveau Tonka d’un arsenal vert.

Nous en reparlerons d’ailleurs lors de la conclusion de cet essai. En attendant, je suis heureux de rapporter que, malgré tous mes voyages chargés à ras bord, rien n’a été cassé dans mon bric-à-brac, même pas les machins d’un goût douteux qui n’auraient mérité dans le fond qu’un aller simple en direction de l’écocentre.

Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021 avec sa caisse remplie
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021 avec sa caisse remplie