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Essai à long terme du Toyota Tundra 2021, partie 1 de 3

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Auto123 met à l’essai à long terme le Toyota Tundra 2021. Aujourd’hui, la partie 1 : un mastodonte dans la cour.

J’ai un Toyota Tundra CrewMax SR5 2021 présentement stationné devant chez moi. Au moins trois bonnes raisons m’ont motivé à tester ce mastodonte.

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Des chiffres éloquents

Nous savons que les camions de tout acabit sont en train de décimer les voitures (les automobiles dites de tourisme comme les berlines et les coupés).

Je vais être plus précis. Il s’est vendu 371 478 véhicules neufs au Québec en 2020. De ce nombre, 265 853 ont été des camions, soit 71,5%. C’est énorme !

Maintenant, si vous enlevez les VUS, les multisegments, les fourgonnettes (alias les minivan), les fourgons (allo Amazon !), il reste les camionnettes (les pickups) réparties en deux catégories : compactes (certains préfèrent le terme intermédiaire) et pleine grandeur.

Les sept camionnettes compactes offertes au Québec (ok, vous voulez des noms : Tacoma, Ranger, Colorado, Canyon, Gladiator, Ridgeline et Frontier) ont totalisé 8 186 ventes en 2020, soit seulement 3% de tous les trucks vendus.

En revanche, les six camionnettes pleine grandeur (d’accord, j’ai compris : Série F, Ram, Sierra, Silverado, Tundra et Titan) ont comblé 53 845 acheteurs, soit le cinquième (20%) de toutes les camionnettes.

Il n’y a que les utilitaires sport compacts, genre RAV4 et CR-V, qui ont mieux fait (78 742 ventes) l’an dernier.

Ce qui m’amène (finalement !) à la toute première raison – en réalité une question (nous, les journalistes, on aime ça les questions) – qui m’a incité à garer un Tundra dans mon entrée de garage : mais qu’est-ce qui peut bien pousser autant de Québécois et de Québécoises à se procurer un véhicule aussi gros ? Dont le stationnement cause souvent des sueurs froides. Et qui malmène un budget, que ce soit à l’achat ou à la pompe.

Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, de profil
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, de profil

Or, il a suffi de quelques jours au volant du Tundra pour commencer à comprendre…

Une p’tite envie de razzia chez Costco ou IKEA ? Allez-y en camionnette et les dirigeants de la chaîne vous remettront en moins de deux une carte de membre en or.

Les plans de votre mignon petit jardin réclame des bordures en bois ? Laissez tomber les chétifs bacs et allez-vous chercher des poutres dignes d’une voie ferrée.

Je vous le dis, quand on se promène avec une boîte de six pieds dans le dos, on n’a qu’une envie : la remplir ! Le moindre projet de bricolage transforme une visite à la quincaillerie en partie de plaisir.

Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021 avec sa grande boîte accueillante
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021 avec sa grande boîte accueillante

Le choix d’une minorité

La deuxième raison pour jeter mon dévolu sur le Tundra : les 1 795 Québécois et Québécoises qui en ont acheté un en 2020.

Ils auraient pu imiter les 19 342 concitoyens qui ont préféré la Série F, faisant ainsi du Ford F-150 le véhicule le plus vendu au Canada pour une 55e année consécutive.

Ils auraient pu se dire que le Tundra progresse mécaniquement à la vitesse de l’escargot, que la troisième génération actuelle perdure depuis 14 ans, que les intérieurs de la compétition arborent un design beaucoup plus moderne et que c’est quoi l’idée, franchement, de n’offrir qu’un V8 de 5,7 litres qui boit comme un chameau après trois traversées du désert.

Malgré tout, ils ont choisi le Tundra. Pourquoi ?

Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, de front
Photo : M.Crépault
Le Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, de front

J’ai posé la question à des acheteurs et à des vendeurs. Tous m’ont donné les mêmes deux réponses : pour la fiabilité et pour la valeur de revente.

« C’est vrai que chez Toyota, la réputation de la fiabilité est toujours là mais c’est normal dans le cas du Tundra : il ne change pas », m’a expliqué avec un brin d’ironie Frédéric Dumas, depuis sept ans conseiller aux ventes chez GM Paillé, une concession de Berthierville (et Sorel-Tracy) réputée pour son expertise du camion.

Une gentille raillerie qui ne démonte pas du tout Romaric Lartilleux, grand manitou des relations publiques de Toyota Canada : « La fiabilité et la valeur de revente du Tundra – les meilleures de la catégorie – en font un véhicule incontournable dans ce segment même si, en effet, les volumes de ventes ne sont pas comparables avec ce que font les trois constructeurs américains (les D3, « D » pour domestique).

« Puisque le Tundra se concentre sur le marché de détail et non pas sur celui des grosses flottes (petite note de votre serviteur : les D3 courtisent beaucoup les compagnies, qui leur passent de juteuses commandes, patriotisme souvent oblige, ce qui gonfle les statistiques de ventes), ces différences de volumes existeront toujours. »

L'intérieur du Toyota Tundra CrewMax SR5 2021
Photo : M.Crépault
L'intérieur du Toyota Tundra CrewMax SR5 2021

Et Romaric de poursuivre (je crois qu’il l’aime bien, son camion) : « Même si nous voyons, année après année, le Tundra améliorer sa part globale des ventes, notre intention n'a jamais été de rivaliser avec les produits des D3, mais plutôt d'ajouter un produit performant et différencié qui offre aux consommateurs une alternative aux camions domestiques. Le Tundra offre les qualités que nos clients recherchent quand ils magasinent pour un camion grand format. »

Nous reviendrons sur ces qualités que j’aurai été à même d’expérimenter au jour le jour dans le chapitre suivant, un quotidien qui m’a fourni une troisième raison en or pour examiner le Toyota Tundra : mon propre déménagement.

Non mais on en accumules-tu des bébelles après avoir vécu 20 ans au même endroit !

Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, écusson SR5
Photo : M.Crépault
Toyota Tundra CrewMax SR5 2021, écusson SR5