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Aprilia RSV4 Factory 2010 : essai en piste (vidéo)

Aprilia RSV4 Factory 2010 : essai en piste (vidéo)

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Surprenante à tous les égards, la RSV4 Factory amassait déjà des points au Championnat du monde de Superbike 2009 avant même le lancement officiel de la version grand public. Une telle séquence indique clairement que la conception de la Aprilia RSV4 passe par la piste avant de se retrouver sur la route en version calmée pour les circonstances.

Notre Pascal Bastien à l'aise sur la RSV4 à Calabogie. Attention aux cabrages en sorties poussées de virage ! (Photo: Filip Bertrand)

Si elle nous a laissés patienter, l’attente en valait certainement la chandelle, comme nous avons pu le constater lors de notre journée à Calabogie, dans le cadre d’une journée de roulage organisée par Turn2.

Prenez tout le savoir-faire d’un fabricant qui cumule 33 titres de champion du monde, ajoutez-y toutes les technologies les plus avancées du moment en électronique, métallurgie et combustion, et quelque 25 millions d’euros en développement, et voilà la RSV4 Factory pour la route, une sportive belle à se faire damner, totalement inédite et radicale.

Bourré d’électronique
Le carénage de la RSV4 cache partiellement la pièce maîtresse, le petit V4 de 999cc, un bijou qu’on ne se lasse pas de regarder et surtout d’écouter. Ce nouveau V4 ouvert à 65 degrés, développé chez Aprilia, délivre 180ch à 12 500 tr/m et un maximum de 85 lb-pi. de couple à 10 000 tr/m. Une telle efficacité fait appel à un ordinateur de bord Magnetti Marelli adapté du modèle utilisé pour la course, des pistons forgés, le taux de compression à 13 :1, quatre soupapes en titane par cylindre, et des corps d’admission à forme variable commandés par l’ordinateur, tout comme les papillons accélérateurs, dits «Throttle by Wire». À bas régime, les conduits à leur plus long favorisent le couple, alors qu’à haut régime les conduits maintenant raccourcis optimisent la respiration du moteur pour en tirer toute sa puissance.

L’ordinateur de bord offre trois modes de cartographie et de niveau d’intervention de l’antipatinage (prototype essayé et modèle APRC). Le mode R pour «Rain» limite la puissance à 140 chevaux avec une courbe d’accélération toute en douceur et un antipatinage maximisé qui veille sur nous comme une grand-maman le ferait. Le mode S pour «Sport» vous redonne les 180ch tout en conservant les reprises calmes sous les 6000 tr/m et laissant l’antipatinage tolérer les glissades modérées de l’arrière. Et attention au mode T pour «Track», qui ouvre en grand la machine, avec des reprises instantanées d’un couple agissant dès les 2000 tr/m, et se transformant en puissance presque irrésistible à l’approche de 10 000 tr/m – de quoi vous catapulter dans une autre galaxie.

Les sportives de course et routières modernes ont délaissé la simplicité. Pas pour bidouilleurs maison ! (Photo: Filip Bertrand)