À cette tenue de cap exceptionnelle s'ajoute une douceur de roulement qui l'est tout autant. Vu le prix demandé, c'est la moindre des choses, direz-vous, et vous avez bien raison. Mais l'A8 sait aussi tirer son épingle du jeu sur un tracé plus sinueux. Bien servie par une direction précise (bien qu'une coche trop assistée), elle enfile les virages avec aisance. Malgré son gabarit, elle est assez maniable et son poids ne se fait pas trop sentir. Il faut dire que, l'aluminium aidant, elle pèse quelques centaines de kilos de moins que ses deux rivales germaniques qui, elles, n'ont pas le rouage intégral. Voilà deux points en sa faveur. Par contre, l'Audi n'aime guère les revêtements inégaux et/ou accidentés. La faute de sa suspension, trop molle, qui talonne à chaque trou, à chaque bosse. C'est non seulement désagréable, mais ça peut aussi coûter un pare-chocs en moins de deux. On vous aura prévenu.
De plus, cette berline de prestige gagnerait à être mieux chaussée. La traction intégrale contribue à rehausser son comportement, mais elle ne peut pas tout faire seule. Et puis, franchement, les Goodyear Eagle LS n'ont pas leur place sur une voiture de cette classe (et de ce prix).





