Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Audi met fin à la production de la superberline RS6

Audi met fin à la production de la superberline RS6

La RS6 était le maître suprême avant que Mercedes-Benz et BMW ne lèvent la barre plus haute Par ,

La RS6 était le maître suprême avant que Mercedes-Benz et BMW ne lèvent la barre plus haute

Après seulement 2 ans et demi, Audi a mis un terme à la production de sa superberline RS6. (Photo : Trevor Hofmann, Canadian Auto Press)
Après seulement 2 ans et demi et 8 081 unités produites, Audi a mis un terme à la production de sa superberline RS6, la Audi la plus puissante à avoir vu la route. Secondée par Cosworth, spécialiste en motorisation, la division de performance Quattro GmbH de Audi redéfinissait entièrement la superberline en concevant la RS6. Elle offre le luxe, le confort et des performances hors pair.

Comme pour la RS2 et la RS4 avant elle, l'allure de la RS6 ne laissait pas soupçonner les performances et la puissance dont elle était capable. Au moment de son introduction, la RS6 jouait dans les platebandes de sa grande rivale, la BMW M5 de 400 chevaux et de la E55 AMG de Mercedes-Benz. Audi surpassait la compétition en offrant une puissance sans précédent de 450 chevaux par le biais de deux turbocompresseurs et jumelée à l'inébranlable traction intégrale à différentiel Torsen.

Audi a secoué la compétition en dévoilant sa superberline à moteur biturbo de 450 chevaux et traction intégrale. (Photo : Trevor Hofmann, Canadian Auto Press)
Avec l'introduction de la RS6, une foule de nouveautés ont été inaugurées. Pour la première fois, Audi offrait à sa clientèle européenne une RS en deux versions, la traditionnelle familiale Avant et une berline 4 portes. Contrairement aux RS2 et RS4 mises au point par Porsche auparavant, la RS6 est basée sur une plateforme intermédiaire plus grande et plus luxueuse. La RS2 et la RS4 sont bâties sur des plateformes compactes plus légères et plus agiles. C'était également la première fois qu'une RS était équipée d'une transmission automatique. Selon les dires de la firme allemande, le V8 biturbo dépassait la capacité des transmissions manuelles qu'elle avait à son actif. Ces menus détails n'ont pas découragé les passionnés qui étaient impatients de savourer une bonne dose de puissance, de traction et de performance supplémentaires, avec ou sans une transmission automatique.

La RS6 a semblé être un succès à travers la planète et a classé Audi en tête de la liste des collectionneurs. (Photo : Trevor Hofmann, Canadian Auto Press)
La RS6 a marqué l'entrée de la division Quattro GmbH en Amérique de Nord puisque la RS2 et la RS4 n'ont jamais été importées au Canada. La RS6 a semblé être un succès à travers la planète et a classé Audi en tête de la liste des collectionneurs avec une offre qui ne pouvait satisfaire la demande.

La production de la RS6 a commencé en mai 2002. La conversion d'une berline A6 ou de la familiale Avant en RS6 était une opération simple, mais qui exigeait beaucoup de travail dans les ateliers d'assemblage de la division Quattro à Neckarsulm où quelques véhicules en sortaient chaque jour. À l'origine, Audi avait prévu construire 6 000 unités en suivant une cadence régulière avant d'arrêter la production. Cependant, devant l'évolution rapide du
La conversion d'une berline A6 ou de la familiale Avant en RS6 était une opération simple, mais qui exigeait beaucoup de travail. (Photo : Trevor Hofmann, Canadian Auto Press)
monde des superberlines de haute performance, laisser un véhicule seul sans continuer son développement serait synonyme de le laisser se faire surpasser.

Après deux ans de commercialisation, Audi a annoncé son intention de mettre fin à la production de la RS6. Au moment d'écrire ces lignes, elle avait largement dépassé les prévisions, mais la branche de luxe de Volkswagen voulait que la RS6 tire sa révérence dans la gloire. En avril 2004, Audi commençait la production de la RS6 Plus qui était considérée comme la RS6 suprême et comme la voiture suprême de la lignée RS. Avec ses 30 chevaux supplémentaires et sa suspension revue, elle devançait la championne en titre, la E55 de Mercedes-benz.