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Beau fouillis... beau défi?

Beau fouillis... beau défi?

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Pour comprendre ce qu'il se passe avec le Touring québécois et le Touring canadien, il convient d'abord de définir ce qu'est cette catégorie. Le Touring est, simplement, une série de voitures de série légèrement modifiées pour la compétition dans laquelle les pilotes amateurs autant que professionnels peuvent courir.

Le Touring est divisé en plusieurs classes, généralement les classes GT, Touring et Super Touring, créées pour attirer le plus de voitures et de compétiteurs possible. Lors des bonnes saisons de Touring, on voyait jusqu'à 40 voitures s'aligner à chacune des courses.


C'est là le principal problème de nos séries régionales et nationales : les maigres grilles de départ! Ceci étant dit, le Touring québécois - devenu récemment XTrême Touring - a connu un très bel essor entre les années 2002 et 2004, culminant vers une saison 2005 particulièrement impressionnante, notamment au niveau compétition et visibilité.

On croyait même, alors, à la possibilité que le Touring devienne semblable au World Speed Challenge des États-Unis, série qui aligne des voitures de centaines de milliers de dollars et dans laquelle le succès ouvre des portes aux niveaux supérieurs des sports automobiles. Bien sûr, à ce niveau, on ne vise plus le même public, ni les mêmes pilotes...

Mais contre toute attente, le succès tant espéré ne s'est pas concrétisé, et l'engouement des participants s'est estompé. Depuis deux ans, on voit plutôt des grilles de départ diluées, des pilotes insatisfaits et des organisateurs désillusionnés.

La création de la série XTrême Touring
 La venue du XTrême Touring, nouvellement indépendante de la FSAQ - en ce sens que cette dernière ne gère maintenant plus que les règlements préalablement établis par la série plutôt que de jouer les organisateurs -, était attendue de pied ferme par les compétiteurs.

« Ça coûte drôlement cher pour se retrouver à sept sur une grille de départ! », de dire Nigel Héron, un ancien fidèle du Touring québécois.

Un ancien, car l'épée qui flottait au-dessus des têtes des organisateurs de ce nouveau championnat québécois ne s'est pas encore envolée. La menace vient du Touring Ontarien qui attire des Québécois avec ses courses majeures et ses grilles bien garnies.

Dur de résister à cet appel d'excellence tant recherché par les participants qui investissent toutes leurs économies dans la course avec pour seul objectif de calmer cette soif de vitesse qui les accable.

Le Touring ontarien, devenu une série nationale en devenant Touring Canada, a des idées de grandeurs. « Bien sûr, ça coûte plus cher. Bien sûr, les courses sont plus éloignées. Mais, au moins, on est sûr d'avoir du fun... et une féroce compétition! » résume Heron.