LES UTILITAIRES À LA RESCOUSSE
L'escalade: une réponse à Lincoln (Modèle 1999 illustré)
En 1998, quand Lincoln a introduit son utilitaire Navigator, je me souviens qu'un ingénieur de Cadillac m'avait dit que la marque qu'il représentait allait laisser son rival se casser la gueule dans un créneau qu'il croyait déjà saturé. Heureusement, ses confrères se sont ravisés. Et Cadillac s'est lancée dans ce même créneau très lucratif avec ses multiples versions de l'Escalade. Cependant, même si la plus récente version de cet utilitaire de luxe est plus convaincante, cette approche typiquement américaine n'attire pas nécessairement les amateurs de belles voitures de luxe.
Mais retournons en arrière. En 1987, Cadillac a essayé d'attirer les amateurs de beaux coupés avec l'Allanté. Comme elle était peu puissante et, surtout, mal assemblée, Cadillac a essuyé un nouvel échec. Puis en 1996, Cadillac a fait une autre tentative dans le créneau des berlines intermédiaires avec la Catera, une voiture basée sur une Opel européenne. Le résultat? Plutôt décevant. Et dire que Lincoln faisait la une avec sa belle LS.
CADILLAC RAJUSTE LE TIR
Cadillac a lancé sa philosophie Art & Science en 1999, dont le premierné produit a été le prototype Evoq. La première voiture issue de cette nouvelle tendance est la berline CTS, testée au fameux circuit allemand du Nurburgring. Arrive alors le flamboyant Bob Lutz, nouveau président de GM, qui décide de plonger son nez dans les affaires de Cadillac. Son objectif: redorer le blason de la marque. Bob Lutz décide de donner à la marque plus d'autonomie. Cadillac est ainsi un peu plus libre de faire ce qu'elle veut au sein de General Motors, ce qui se traduit par une diversification de ses produits sur le marché.





