Le gouvernement canadien a entamé le processus de délivrance de permis pour l'importation de véhicules électriques et électrifiés fabriqués en Chine. Entre le 1er mars et le 1er août de cette année, il délivrera jusqu'à 24 500 permis qui permettront aux constructeurs d'importer des VÉ en ne payant qu'un tarif de 6,1 %, au lieu de la taxe de 106,1 % qui avait été appliquée de manière généralisée en 2024 sur les VÉ fabriqués en Chine.
Des discussions récentes entre les gouvernements canadien et chinois ont mené à un accord sur plusieurs fronts commerciaux, incluant une disposition permettant l'entrée de 49 000 véhicules électriques (BEV), hybrides rechargeables (PHEV) et hybrides fabriqués en Chine sur le marché canadien au cours des 12 prochains mois.
Les 24 500 permis ne seront pas délivrés via des allocations fixes à des constructeurs particuliers, bien que les autorités prévoient de surveiller l'attribution des approbations pour s'assurer que tous les importateurs admissibles reçoivent une part équitable.

Après le 1er août, Ottawa consultera les parties prenantes de l'industrie automobile pour déterminer s'il est nécessaire d'apporter des changements au processus d'attribution. Le gouvernement entamera ensuite une autre période de délivrance de permis d'importation entre le 1er septembre 2026 et le 28 février 2027. Cette période pourrait inclure toute portion de l'allocation initiale de 24 500 unités qui n'aurait pas été comblée d'ici le 1er août de cette année.
Si les résultats après un an sont positifs, le gouvernement fédéral prévoit d'augmenter l'allocation globale à 70 000 unités par an d'ici 2030.
Logiquement, on peut s'attendre à ce que des constructeurs comme Tesla, Volvo et Polestar soient rapides à obtenir des permis, puisqu'ils ont déjà vendu des véhicules électriques fabriqués en Chine ici. Cela signifie qu'ils sont déjà prêts en termes d'approbations réglementaires et de logistique d'expédition. De son côté, le géant chinois de l'automobile BYD a déclaré qu'il étudiait actuellement la logistique et la faisabilité économique de faire un premier pas sur le marché canadien. Cela leur permettrait de prendre pied dans un marché voisin de l'immense — et actuellement imprenable — marché américain. On peut donc penser que si c’est réaliste pour les BYD de ce monde d’y aller de l’avant, ils vont le faire.





