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Défi AJAC Brighton to London Eco-Run - Jour 3

Défi AJAC Brighton to London Eco-Run - Jour 3

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HAMILTON, On – Le troisième jour du défi AJAC Brighton to London Eco-Run commençait pour les participants dans une salle sacro-sainte de l’Université de McMaster, où se donnait un discours du Dr. Ali Emadi – une sommité mondiale en matière de technologies alternatives.

Le Dr. Emadi nous a appris que le secteur des technologies IT, édifié en grande partie par la compagnie de téléphonie Bell, a évolué grandement au fil des 100 dernières années, selon différents paradigmes. Le secteur des transports, quant à lui, demeure fondamentalement le même.

AJAC Eco-Run 2012
Photo: Lesley Wimbush

C’est-à-dire qu’il s’agit d’une industrie se fondant toujours sur des sources d’énergies non-renouvelables, peu fiables et inefficaces. Le Dr. Emadi propose au lieu un réseau intelligent de stockage – une sorte d’internet mais pour l’énergie –.

La veille, nous nous étions arrêtés au Evergreen Brickworks, un oasis de verdure situé à 15 minutes du centre-ville de Toronto. Pendant que les voitures reprenaient des forces, branchées aux installations du site, nous participions à une visite guidée du domaine, d’une superficie de 40 âcres, qui a « façonné la silhouette de Toronto ».

L’ancienne maçonnerie a produit au cours de son siècle d’existence 40 millions de briques par année, jusqu’à sa fermeture en 1983. Rachetée par un promoteur qui devait en faire quelques 800 condos, l’endroit est finalement devenu, lorsque les autorités ont décrété son importance historique, le refuge de milliers d’enfants.

Ceux qui n’ont ni cour, ni jardin peuvent venir apprendre les rudiments de l’agriculture et quelques autres trucs écolos, bref s’instruire sur comment interagir de façon responsable avec la nature.

L’accueil à Woodstock fut très chaleureux – on est même allé jusqu’à fermer une rue secondaire pour y tenir une conférence de presse et installer des bornes de chargement pour nos véhicules électriques. Le maire de la ville était particulièrement heureux de voir arriver nos trois modèles Toyota, étant donné que le manufacturier japonais est un employeur majeur dans la région.

Au cours de 75,8 km d’un parcours recoupant les plus belles routes de campagne imaginables, je suis parvenue à atteindre une moyenne de 5,5L/100km à bord d’une Fiat cinq vitesses. Les nombreux stops des petits villages que nous traversions ont cruellement affecté mes résultats.

Pour la dernière étape, je me trouvais au volant d’une Mazda3 SKYACTIV. J’étais étonnée de voir que l’ordinateur de bord ne calculait pas la consommation d’essence – étrange quand on pense que cette Mazda se dit éco-énergétique –.

Puis, nous sommes finalement arrivés à notre destination finale : le collège Fanshawe de London, aussi appelé Centre for Applied Transportation Technologies (CATT). Là-bas, une foule d’étudiants, de professeurs et de politiciens locaux nous ont accueillis à bras ouverts.

Visiblement eux aussi saisissent l’importance de rectifier les mauvaises habitudes des conducteurs et ont conscience de l’impact que chaque individu peut avoir sur l’environnement.

Yves Madore, le représentant de Ressources naturelles Canada qui nous a suivi tout au long de notre petite expédition, a souligné notre progrès en matière de bonnes habitudes justement, à l’occasion de la cérémonie de fermeture. Lors du premier jour, 70% ont su atteindre l’objectif fixé par Energuide – ce chiffre est passé à 100 rendu au troisième et dernier jour.

Chaque étape pourtant nous accablaient de problèmes différents. Nous avons eu droit à la pluie, aux heures de pointe, aux changements d’élévation – tous des facteurs qui influencent grandement la consommation. Fait intéressant, ceux qui avaient étudié les brochures publiées par Ressources naturelles Canada sur comment baisser sa consommation d’essence économisaient environ 25% plus de carburant que ceux qui suivaient le trafic.

Notre conclusion : le conducteur peut beaucoup. La responsabilité d’économiser du carburant n’incombe pas qu’aux machines.

À en juger d’après l’accueil que chaque communauté traversée nous faisait, le défi Eco-Run initié cette année par AJAC fut un franc succès. Peut-être verrons-nous bientôt d’autres projet du genre naître ailleurs au Canada.
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