Jour 5
2 février 2010
Une fois que l'on a affronté l'Autoroute Dempster, plus rien ne nous fait peur. J'ai déjà roulé sur la vieille 401 près de Toronto à travers une circulation très dense et laissez-moi vous dire qu'elle ne se compare pas du tout à la Dempster.
Le trajet entre Dawson City et Whitehorse s'est avéré aussi facile que de lacer mes souliers. Nous avons brièvement été ralentis par un gros camion-citerne et une camionnette, mais la redoutable smart a tôt fait de les placer dans son rétroviseur!
En passant, si vous vouliez une preuve visuelle que notre convoi s'est bel et bien rendu jusqu'à Inuvik, vous ne trouverez rien de satisfaisant sur Facebook ou sur Twitter. La raison est fort simple : une noirceur totale régnait et nous avons quitté quelques heures avant le lever du soleil. Un journaliste d'Inuvik a effectué une entrevue avec le président de Mercedes-Benz Canada, Markus Breitschwerdt. Il doit nous envoyer une copie du journal local et je prendrai une photo pour l'ajouter à notre galerie.
On connaît bien la smart fortwo (je publierai une analyse plus détaillée dans les prochains jours, rassurez-vous), mais on connaît très peu le Yukon. Voici donc quelques informations intéressantes à retenir : le territoire du Yukon couvre une superficie trois fois plus vaste que la Suisse, sa population s'élève à 34 000 habitants, dont 25 000 à Whitehorse (en comparaison, près de 300 000 personnes résident à Anchorage, en Alaska), ce qui donne une densité démographique de 0,06 habitant par kilomètre carré. Impossible de se faire déranger par un voisin!
Demain : Muncho Lake. J'ai beaucoup entendu parler de cette petite communauté de Colombie-Britannique, notamment par les participants de la Phase 1 de l'expédition ainsi que le personnel de CBC, et ils m'ont tous confié que l'endroit est d'une beauté sublime. Environ 700 kilomètres nous séparent --un jeu d'enfant!
Par contre, il paraît que les connexions Internet sont plus difficiles à trouver là-bas qu'un tigre de Sibérie, alors il se peut que mon prochain compte-rendu vous parvienne plus tard que prévu. Qu'à cela ne tienne, je reviendrai le jour suivant avec un tout nouveau rapport.
Jour 6
3 février 2010
C'est drôle à dire, mais je crois que cette aventure est devenue un mode de vie pour moi. Tout au long du périple, je n'ai jamais couché plus d'une nuit dans un même hôtel/motel. Quand je ne suis pas en train de faire ou de défaire mes bagages, je charge la smart et je me prépare pour la prochaine destination. Je me sens comme un nomade ou un vagabond, toujours en quête ou en attente d'un nouvel endroit à découvrir.
Cette étape de l'expédition nordique nous a amenés à traverser en Colombie-Britannique puis à revenir au Yukon à deux ou trois reprises. Voyez-vous, l'Autoroute 1 zigzague entre la province et le territoire pour frayer son chemin à travers les Rocheuses. Rien à signaler sur la route... à part d'énormes nouveaux amis à fourrure brune et 61 000 panneaux en bordure!
Ici et là, de magnifiques bisons broutaient l'herbe enfouie sous la neige. Notre présence ne semble pas les avoir dérangés, bien que certains nous aient regardés de travers (c'était l'heure du diner après tout). Le gabarit de la smart se comparant à ce bovidé, notre petit troupeau ne les a guère impressionnés.
Nous avons effectué un arrêt à un endroit appelé «Sign Post Forest», où l'on trouve environ 61 000 panneaux de signalisation provenant du monde entier. Sans blague! J'en ai vus du Québec, de l'Ontario et des Prairies, mais aussi du Portugal, de l'Allemagne et de quelques pays sud-américains.
Le moment fort de la journée (et le deuxième plus excitant de toute l'aventure, après bien sûr la conquête de l'Autoroute Dempster) a sans contredit été notre saucette à Liard Hot Springs. Cette source naturelle d'eau chaude aboutit dans une sorte d'étang où les plus braves (dont moi et plusieurs partenaires de voyage) ont défié la température extérieure de -20 degrés pour plonger dans une eau variant entre 42 et 52 degrés. En passant, les «vestiaires» pour se changer ne sont PAS chauffés et leur plancher est couvert de glace! Néanmoins, quelle expérience relaxante et revigorante!
Comme vous avez pu constater, nous avons une connexion Internet qui fonctionne. Moi qui croyais ne pas en trouver une à Muncho Lake... Maintenant, je dois rester à l'affût du tigre de Sibérie!
Demain (jeudi), nous poursuivons en direction sud vers Vancouver. Avant d'arriver là, nous arrêterons à Fort St. John. No problemo... pour la smart fortwo!
2 février 2010
Une fois que l'on a affronté l'Autoroute Dempster, plus rien ne nous fait peur. J'ai déjà roulé sur la vieille 401 près de Toronto à travers une circulation très dense et laissez-moi vous dire qu'elle ne se compare pas du tout à la Dempster.
Le trajet entre Dawson City et Whitehorse s'est avéré aussi facile que de lacer mes souliers. Nous avons brièvement été ralentis par un gros camion-citerne et une camionnette, mais la redoutable smart a tôt fait de les placer dans son rétroviseur!
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En passant, si vous vouliez une preuve visuelle que notre convoi s'est bel et bien rendu jusqu'à Inuvik, vous ne trouverez rien de satisfaisant sur Facebook ou sur Twitter. La raison est fort simple : une noirceur totale régnait et nous avons quitté quelques heures avant le lever du soleil. Un journaliste d'Inuvik a effectué une entrevue avec le président de Mercedes-Benz Canada, Markus Breitschwerdt. Il doit nous envoyer une copie du journal local et je prendrai une photo pour l'ajouter à notre galerie.
On connaît bien la smart fortwo (je publierai une analyse plus détaillée dans les prochains jours, rassurez-vous), mais on connaît très peu le Yukon. Voici donc quelques informations intéressantes à retenir : le territoire du Yukon couvre une superficie trois fois plus vaste que la Suisse, sa population s'élève à 34 000 habitants, dont 25 000 à Whitehorse (en comparaison, près de 300 000 personnes résident à Anchorage, en Alaska), ce qui donne une densité démographique de 0,06 habitant par kilomètre carré. Impossible de se faire déranger par un voisin!
Demain : Muncho Lake. J'ai beaucoup entendu parler de cette petite communauté de Colombie-Britannique, notamment par les participants de la Phase 1 de l'expédition ainsi que le personnel de CBC, et ils m'ont tous confié que l'endroit est d'une beauté sublime. Environ 700 kilomètres nous séparent --un jeu d'enfant!
Par contre, il paraît que les connexions Internet sont plus difficiles à trouver là-bas qu'un tigre de Sibérie, alors il se peut que mon prochain compte-rendu vous parvienne plus tard que prévu. Qu'à cela ne tienne, je reviendrai le jour suivant avec un tout nouveau rapport.
Jour 6
3 février 2010
C'est drôle à dire, mais je crois que cette aventure est devenue un mode de vie pour moi. Tout au long du périple, je n'ai jamais couché plus d'une nuit dans un même hôtel/motel. Quand je ne suis pas en train de faire ou de défaire mes bagages, je charge la smart et je me prépare pour la prochaine destination. Je me sens comme un nomade ou un vagabond, toujours en quête ou en attente d'un nouvel endroit à découvrir.
Cette étape de l'expédition nordique nous a amenés à traverser en Colombie-Britannique puis à revenir au Yukon à deux ou trois reprises. Voyez-vous, l'Autoroute 1 zigzague entre la province et le territoire pour frayer son chemin à travers les Rocheuses. Rien à signaler sur la route... à part d'énormes nouveaux amis à fourrure brune et 61 000 panneaux en bordure!
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Ici et là, de magnifiques bisons broutaient l'herbe enfouie sous la neige. Notre présence ne semble pas les avoir dérangés, bien que certains nous aient regardés de travers (c'était l'heure du diner après tout). Le gabarit de la smart se comparant à ce bovidé, notre petit troupeau ne les a guère impressionnés.
Nous avons effectué un arrêt à un endroit appelé «Sign Post Forest», où l'on trouve environ 61 000 panneaux de signalisation provenant du monde entier. Sans blague! J'en ai vus du Québec, de l'Ontario et des Prairies, mais aussi du Portugal, de l'Allemagne et de quelques pays sud-américains.
Le moment fort de la journée (et le deuxième plus excitant de toute l'aventure, après bien sûr la conquête de l'Autoroute Dempster) a sans contredit été notre saucette à Liard Hot Springs. Cette source naturelle d'eau chaude aboutit dans une sorte d'étang où les plus braves (dont moi et plusieurs partenaires de voyage) ont défié la température extérieure de -20 degrés pour plonger dans une eau variant entre 42 et 52 degrés. En passant, les «vestiaires» pour se changer ne sont PAS chauffés et leur plancher est couvert de glace! Néanmoins, quelle expérience relaxante et revigorante!
Comme vous avez pu constater, nous avons une connexion Internet qui fonctionne. Moi qui croyais ne pas en trouver une à Muncho Lake... Maintenant, je dois rester à l'affût du tigre de Sibérie!
Demain (jeudi), nous poursuivons en direction sud vers Vancouver. Avant d'arriver là, nous arrêterons à Fort St. John. No problemo... pour la smart fortwo!







