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F1: Interview avec Gene Haas, fondateur de l'écurie Haas de F1

F1: Interview avec Gene Haas, fondateur de l'écurie Haas de F1

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Le site officiel Formula1.com a rencontré Gene Haas à Montréal, fondateur, président et actionnaire unique de Haas Automation et patron de ce qui sera l’écurie américaine de F1, Haas Formula.

Même s’il est plutôt connu dans le milieu du NASCAR, Haas est pourtant un amateur de Formule 1 depuis longtemps.

« J’ai découvert la F1 durant les années 70. Je travaillais à cette époque comme mécano dans une écurie de Formule 5000, une année avant la venue de la F1 à Long Beach », de dire Haas. 

Mais pourquoi a-t-il décidé de monter en F1 alors que ce sport est relativement inconnu aux États-Unis ?

« Je ne crois pas que la F1 soit complètement inconnue. La F1 est dans la tête des Américains depuis plusieurs décennies. J’irais même jusqu’à affirmer que les Américains aiment les courses de F1 ».

Haas a expliqué pourquoi et comment il comptait utiliser son écurie de F1 comme plateforme promotionnelle de son entreprise.

« Nous avons utilisé le NASCAR pour aider à vendre nos produits Haas Automation en Amérique. Nous vendons des machines-outils. Notre implication en NASCAR a été très profitable. Avec la F1, nous désirons promouvoir la marque en l’amenant au sommet du sport automobile. La F1 est ce qui se fait de mieux en course automobile internationale et en s’y associant, cela nous aidera à vendre nos produits à travers le monde. Nous vendons déjà pas mal de machines-outils au Royaume-Uni », d’expliquer Haas.

F1 Gene Haas Marco Mattiacci Gunther Steiner
Gene Haas serrant la main du patron de Ferrari, Marco Mattiacci, sous le regard de Günther Steiner. (Photo: René Fagnan)

Les écuries de F1 sont de grosses entreprises, qui font travailler entre 200 et 600 personnes. Où se situera Haas Formula ?

« Je crois que quand vous avez 600 employés, plus personne ne sait ce que les autres font. Je crois qu’en sport automobile, il faut avoir un petit groupe de personnes qui sait exactement ce qu’il faut faire. De cette façon, vous réalisez un plus grand nombre de choses qu’avec une grosse équipe. Nous courons de cette façon aux États-Unis, et nous voulons l’appliquer en F1. Notre objectif n’est pas de fabriquer toutes les composantes de la voiture. Et en ce qui a trait à l’argent, nous allons faire de la F1 avec ou sans commanditaires », d’ajouter Gene Haas.

« La plus grosse composante de la voiture est le groupe motopropulseur. C’est tout l’arrière de la voiture. Si nous parvenons à conclure un accord avec Ferrari – en fait, il n’y a que trois motoristes – cela voudra dire qu’on a déjà la moitié de la voiture ! Puis, nous concevrons l’autre moitié avant », d’expliquer Haas.

L’homme d’affaires a confirmé que l’ancienne pilote de série IndyCar, Danica Patrick, figurait bien sur sa liste de pilotes potentiels. À préciser que la belle Danica est déjà sous contrat avec Gene Haas, par l’entremise de l’écurie Haas-Stewart Racing de Coupe Sprint NASCAR.

« Elle ferait parfaitement l’affaire. C’est une femme dans un sport d’hommes. Elle attirerait beaucoup d’attention. De plus, elle ne pèse que 50kg, ce qui, avec les règlements actuels, est fantastique. Elle possède en effet beaucoup de qualités, » de confirmer Haas.

Son écurie prévoit disputer le Championnat du monde en 2016. Quelles sont les prochaines étapes ?

« Nous travaillons à l’envers. Nous savons que la voiture doit être prête à rouler en décembre 2015. J’imagine qu’elle devra être terminée pour juillet de l’an prochain. Dallara sera probablement un de nos sous-traitants [pour le châssis]. Mais rien n’a encore été décidé. Je ne désire pas lire dans les médias que Dallara sera autre chose qu’un sous-traitant de pièces de la voiture », d’insister Gene Haas.