M.V. : Mais il y a des modifications qui corrigent ça.
Y.B. : À ce moment-là, on tombe dans la modification de suspension, ce qui est illégal.
P.D. : Si quelqu'un veut apporter des modifications mécaniques au moteur de son auto et si, à la suite de ces modifications, il veut savoir s'il a amélioré la performance, pas de problème ; il doit aller sur une piste de course. Il sera chronométré, et des radars lui diront comment va l'auto. Mais il ne doit surtout pas utiliser les rues que tout le monde emprunte !
Y.B. : Selon le Code Criminel, ce sera une accusation grave qui sera portée pour conduite dangereuse. Si l'on en est rendu là, c'est que le phénomène à Laval dure depuis presque 12 ans. Il y a toujours eu des plaintes, des rassemblements, des opérations... Mais les gens ne semblent pas comprendre, ils ne savent pas comment arrêter ça. Ce qui a parti cela, c'est l'accident avec décès qui a eu lieu à Terrebonne en 2001. Une Mustang contre une moto. J'ai vu des photos ; c'était effarant, et c'est peut-être pour cette raison que je m'implique autant. Dans mon secteur, je n'en veux pas ! La majorité de ces opérations, on les fait pour la sécurité des gens et le respect du code la route. Un fait important à noter, heureusement, depuis que ce phénomène a commencé, on n'a eu aucun accident. C'est pour cela qu'on est proactif, et on n'attendra pas d'avoir un décès ou une tragédie avant d'agir. On a une responsabilité sociale envers certains phénomènes comme celui-ci, et c'est pour cette raison qu'on prend action, et on est mandaté pour cela.
Merci à Pierre Désautels, Yves Brassard et Minh Vuong pour leur temps précieux.
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