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Fusion FCA-Renault ; il y aurait toujours de l’espoir

Il y a quelques semaines, nous sommes passés par toute la gamme des émotions avec l’annonce d’une entente possible entre les groupes FCA (Fiat Chrysler Automobiles) et Renault. La fusion entre les deux géants semblait imminente, sauf que les exigences d’autres parties concernées, notamment Nissan et le gouvernement français, ont compliqué les choses.

À tel point que sans avertissement, FCA a retiré son offre.

Mais voilà que cette dernière pourrait refaire surface. En fait, c’est du côté de Nissan que les choses semblent vouloir bouger, car le constructeur japonais commence à voir les avantages que pourrait signifier pour lui une fusion FCA-Renault. Le principal, c’est de pouvoir négocier une nouvelle entente avec Renault, entente qui ferait en sorte que cette dernière laisse de côté une partie des 43.4 % de parts qu’elle détient en elle (Nissan).

Voyez ça comme un outil de négociation. En coulisse, on raconte que ça discute fort et qu’on souhaiterait que Nissan donne son aval au projet. Rappelons que le fabricant japonais a été sauvé de la faillite par Renault en 1999, mais qu’il est devenu plus important aujourd’hui.

Photo : D.Boshouwers

Nissan souhaite évidemment plus de liberté. Est-ce que Renault est prête à lui en donner ? Le gouvernement français, qui possède 15 % des parts dans l’entreprise française, souhaite certainement que celle-ci conserve ses acquis. Du même élan, si Renault donne trop à Nissan, elle devient moins intéressante pour FCA qui perçoit Nissan comme un atout important dans une éventuelle fusion avec Renault.

Fascinant, non ?

Toujours selon des sources qui souhaitent demeurer anonymes, le président de FCA, John Elkann, et le patron de Renault, Jean-Dominique Senard, se seraient rencontrés plusieurs fois depuis que les discussions ont avorté le 6 juin dernier. Les échanges iraient bon train, mais personne n’émet de commentaires sur la chose, on le comprendra.

La source qui s’est confiée au magazine Reuters a cependant pris le temps de mentionner que si une entente était pour être ratifiée, ce serait une question de semaines et non de mois.

Ça, c’est à voir, car nous n’en sommes pas à un rebondissement près dans cette affaire.