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Le pouvoir de la technologie (partie 2)

Le pouvoir de la technologie (partie 2)

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L'Audi S6

Récemment, je me suis servi de la Volvo S80 2007 pour examiner certaines des technologies de sécurité dernier cri. Pour la deuxième partie de cette chronique, je vais me concentrer sur la performance ou, si vous préférez, le «vrai pouvoir» de la technologie. Ici, le sujet à l'étude est la formidable Audi S6 2007 à moteur V10.



BMW a pris d'assaut le marché des berlines sport en lançant sa M5 à moteur V10 il y a quelques années. Cette fusée sur roues génère 500 chevaux et 383 lb-pi de couple grâce à son moteur atmosphérique de 5,0 litres. La principale rivale de la M5 est la S6, une autre Allemande. Dans les deux cas, le V10 emploie un double arbre à cames en tête, quatre soupapes par cylindre et un système électronique d'injection de carburant. La bombe d'Audi produit 435 chevaux et 398 lb-pi de couple, soit moins de chevaux mais plus de couple que la BMW. Le moteur de la S6 affiche également une plus grosse cylindrée. Précisons qu'il s'agit d'une version retravaillée du V10 de 500 chevaux de la Lamborghini Gallardo.

Ce n'est pas surprenant qu'Audi et Lamborghini utilisent le même moteur: la première est propriétaire de la seconde (les deux font partie du groupe Volkswagen). Ce qui est fascinant, c'est l'ingénierie complexe qui est requise pour fabriquer ces moteurs titanesques. Dynamiquement parlant, les moteurs à six et à douze cylindres sont en soi bien équilibrés. Prenez par exemple le moteur à six cylindres en ligne de BMW; son fonctionnement demeure très fluide quel que soit le régime. Avec un V12, c'est (presque) deux fois mieux. À l'inverse, un moteur à cinq cylindres en ligne est mal équilibré en raison du nombre impair de cylindres et, par conséquent, de la coordination singulière des pistons.

Jumeler deux moteurs à cinq cylindres en ligne pour faire un V10 ne règle pas nécessairement le problème d'équilibre. Cependant, en utilisant une configuration en «V» à 90 degrés, le vilebrequin est mieux supporté et les vibrations désagréables sont minimisées. Chez Audi, l'ajout d'éléments mécaniques sophistiqués a permis de créer un moteur plus fluide (mais pas aussi raffiné qu'une turbine).