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Le Santa Fe affronte l'hiver

Le Santa Fe affronte l'hiver

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J'adore conduire en hiver. Je m'amuse quand la neige contraint d'autres automobilistes à rester chez eux, je cours après les tempêtes et je me lance avec enthousiasme dans des conditions qui obligent les propriétaires de Corolla à se ranger sur l'accotement avec leurs feux de détresse allumés.

Dernièrement, j'ai conduit un exemplaire du nouveau Hyundai Santa Fe 2013 muni d'un moteur turbo de 2,0 L, d'une transmission intégrale et de bons pneus d'hiver. La ville venait de traverser sa deuxième grosse tempête de neige de la saison. Puis, Dame Nature a fait chuter la température aussi vite que les commandites de Lance Armstrong.

J'ai fait ce que je fais toujours après une bonne bordée : je suis allé chercher quelques amis et nous avons roulé pendant quatre heures sur tous les chemins non déneigés que nous avons pu trouver.

En cours de route, divers aspects de ce multisegment coréen m'ont sauté aux yeux.

Le patinage des roues est souhaitable dans la neige profonde et le système de contrôle de la traction du Hyundai Santa Fe 2013 en autorise généralement beaucoup. Ceci permet de mieux évacuer la neige de la bande de roulement des pneus et ainsi d'accroître leur adhérence. Quand on demande au Santa Fe d'accélérer rapidement dans une rue enneigée du centre-ville, ses roues tournent un peu plus vite qu'il le faut normalement afin de produire un meilleur élan.

À plus haute vitesse, le système tolère moins les dérapages et le patinage, mais il ne se montre pas trop intrusif non plus. J'en ai déjà vu qui coupent l'alimentation au moindre signe de dérapage, restent les bras croisés et nous laissent impuissants face au trafic. Avec le Santa Fe, on a l'impression d'avoir plus de contrôle que le véhicule lui-même, ce qui est une bonne chose.

D'autre part, le système de transmission intégrale (développé par Magna) fait preuve de sagesse et d'adresse dans les conditions hivernales les plus exécrables. À l'aide d'une série de capteurs, il peut décider de solliciter les quatre roues au décollage au lieu d'attendre que celles d'en avant se mettent à patiner. Un bouton permet aussi de le verrouiller afin de profiter d'une distribution égale du couple entre les roues avant et arrière. Je ne m'en suis jamais servi, par contre.

Lorsque les roues arrière entrent en jeu, elles le font très rapidement (en deux ou trois tours des roues avant) et reçoivent une bonne partie du couple du moteur. Selon Hyundai, le mérite revient à un embrayage électro-hydraulique à action rapide dans le différentiel arrière. Plus rapide que les embrayages magnétiques habituels, il se prépare dès que le moteur démarre et obéit aux ordres du système de transmission intégrale en quelques millièmes de seconde seulement.

Les transitions entre les modes de rouage s'effectuent sans vibrations ni perte de momentum. Dans toutes les situations ou presque, le système fait preuve d'une grande fluidité et semble savoir exactement ce qu'il fait.

En conclusion, les propriétaires d'un Hyundai Santa Fe 2013 à transmission intégrale qui le chaussent de bons pneus d'hiver profiteront d'une conduite stable et sécuritaire sur la neige et la glace – au point de s'amuser!

Hyundai Santa Fe 2013
Photo: Justin Pritchard