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Les risques d'un voyage en auto pour un mordu

Les risques d'un voyage en auto pour un mordu

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J'adore les voyages en auto. Dès qu'une occasion se présente, je la saisis. Je me suis promené beaucoup cet été et je compte faire d'autres longues sorties d'ici la première neige.

D'après mon expérience, il existe deux types de voyage en auto, chacun étant tout aussi plaisant que l'autre.

D'abord, il y a les promenades avec mon épouse. Nous allons là où la route nous mène et nous relaxons en discutant de tout et de rien. Parfois, nous nous amusons à faire deviner à l'autre le nom de tel ou tel modèle sur la route. Ma douce moitié a d'ailleurs un don spécial pour les reconnaître simplement par leur derrière.

Par contre, bien qu'elle s'intéresse un peu à l'automobile, je dois dire que mes exclamations de passionné (« Wow! As-tu vu la Renault Fuego Turbo à côté de la grange? ») tombent presque dans l'oreille d'une sourde. Je me résigne et le voyage se poursuit de plus belle.

L'autre type de voyage en auto est beaucoup moins tranquille – et plutôt dangereux. En traversant aux États-Unis avec un bon ami à moi, j'ai failli causer une douzaine d'accidents. Si je lui disais : « Wow! As-tu vu la Renault Fuego Turbo à côté de la grange? », il me répondait : « Mets-en! Il faut qu'on aille la voir! » En deux temps, trois mouvements, je mettais les clignotants, j'appuyais sur les freins et je tournais le volant pour revenir à l'endroit où se trouvait le trésor. Pas besoin de vous dire que les automobilistes derrière nous n'étaient pas contents...

Mais comment résister à l'appel? Impossible!

Une fois, alors que nous parcourions la Nouvelle-Angleterre à la recherche de PlastiDip, nous avons passé plus de temps à admirer de vieilles bagnoles (comme une jolie paire de SAAB Sonett, des Volkswagen Scirocco Mk1 et davantage de Citroën et de Peugeot que j'en ai vues au cours de la dernière décennie) qu'à magasiner pour le fameux produit.

Nous avons fait beaucoup de chemin et, honnêtement, nous aurions pu continuer encore longtemps. Toutefois, notre dépendance un peu malsaine aux voitures nous a considérablement retardés.

Je sais maintenant que si je veux arriver à l'heure de même que sain et sauf à une destination, je dois voyager seul ou du moins avec des personnes qui considèrent l'automobile comme un simple moyen de transport.

Photo: Olivier Delorme

Photo: Olivier Delorme