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L’avenir des berlines IS et GS est en jeu chez Lexus

Lorsqu’on fera le bilan de l’année 2018, il faudra, irréfutablement, s’attarder au sort de l’automobile telle qu’on l’a connu. La grande nouvelle jusqu’à présent a bien sûr été la décision de Ford de cesser la production de ses voitures en Amérique du Nord, à l’exception de la Mustang, mais quantité d’autres constructeurs réfléchissent au sort de plusieurs modèles.

Vous pouvez maintenant inscrire Lexus à cette liste. À l’instar de ses concurrents, la firme japonaise comprend que la majorité des consommateurs n’en ont que pour les VUS et tranquillement, elle concentre ses efforts pour répondre à cette demande. Si on compare l’offre de Lexus avec celle de rivaux directs comme BMW et Audi, on réalise que son portfolio est plus maigre en matière de véhicules utilitaires.

Toutefois, on a vu une variante allongée du RX apparaître cette année (RX-L) et dès l’an prochain, c’est le UX qui va venir se joindre à la gamme.

Du côté automobile, il y a bien sûr eu la refonte du navire amiral LS l’an dernier et la ES vient à peine de nous dévoiler sa nouvelle robe. Ça nous laisse avec deux modèles vieillissant au sein de la famille, soit la IS et la GS.

Et c’est là que le timing est moins bon pour ces véhicules. Au moment où on devrait préparer leurs renouvellements respectifs, la compagnie s’engage à investir là où elle anticipe des profits, soit dans les VUS. À titre informatif, la IS date de 2014 et la dernière GS a été présentée en 2011.

La question est de savoir si ces deux modèles font partie des plans d’avenir de la marque. Les rumeurs parlent d’une version à quatre roues motrices de la ES, ce qui lui permettrait de ratisser plus large. David Christ, le vice-président et directeur général de Lexus a mentionné au magazine Automotive News que « la compagnie ne pouvait tout faire à la fois. Nous prenons le temps d’évaluer la situation pour chacun de ces véhicules. »

Lexus GS
Photo : Lexus
Lexus GS

S’il fallait parier sur le départ de l’une des deux, nos dollars seraient misés sur la GS. En 2017 au Canada, ses ventes n’ont représenté que le dixième environ de celles de la meneuse de la catégorie, la Classe E de Mercedes-Benz. Même à l’intérieur de la famille, la ES a été six fois plus populaire.

En fait, la ES a été la troisième voiture la plus vendue l’an dernier dans son créneau, derrière la représentante de Benz et la BMW de Série 5.

Aux États-Unis, la ES a dominé les deux représentantes allemandes et la GS a mieux fait qu’au Canada, sans toutefois s’imposer dans son segment.

Ses jours sont peut-être comptés.

Quant à la IS, on la voit mal être sacrifiée, elle qui arrive à maturité et représente une belle porte d’entrée chez le constructeur.