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| Photo - Antoine Joubert |
Heureusement, les ingénieurs peuvent aujourd'hui crier victoire. Et c'est tant mieux, car le nouveau moteur MZR 2,0 litres est sans doute un point sur lequel les fanatiques du modèle s'attarderont énormément. Pour 2006, il offre un taux de compression de 10,8, similaire au moteur 1,8 litre qu'il remplace, ainsi qu'une puissance de 170 chevaux. Du côté du couple, les 140 lb/pi semblaient en décevoir plusieurs, mais il faut savoir que 90 % du couple est disponible sous la barre des 2500 tr/min. Sur la route, le moteur s'avère brillant, démontrant un grand dynamisme et une nervosité typique à la Miata. Les accélérations sont satisfaisantes, et les montées en régimes sont aussi faciles qu'amusantes. Toutefois, si vous êtes de ceux qui ne considèrent que les chevaux, la version MazdaSpeed disponible en 2007, avec ses 245 chevaux, saura certainement mieux vous servir.
Pour accompagner ce moteur, Mazda propose un choix de deux transmissions manuelles à cinq ou six rapports, ainsi qu'une automatique. Dans les deux premiers cas, on retrouve ce petit « joystick » absolument divin à manipuler, qui tombe parfaitement dans la main. La course entre les rapports est lilliputienne, et la précision du levier relève de l'exploit. Toutefois, la grande amélioration se situe du côté de l'automatique, possédant six rapports avec mode manuel et palettes de changements de vitesse au volant. Beaucoup mieux adaptée et drôlement plus efficace, elle ne réduit désormais en rien l'agrément de conduite du véhicule.
Comportement routier et éléments mécaniques |
| Photo - Antoine Joubert |
En partant, il faut savoir que les amateurs de conduite sportive doivent absolument se pencher du côté de la version GS, ou par chance sur l'Édition Spéciale. Pourquoi ? Parce qu'elles sont les seules à être munies de la suspension sport avec amortisseurs Bilstein, ainsi que du différentiel à glissement limité. Sans transformer la voiture du tout au tout, la suspension sport propose un comportement plus incisif, une conduite plus « go-kart », que les amateurs du modèle vénèrent. Du côté des versions GX et GT, on retrouve une suspension plus souple et moins transmissive. Le comportement se voit donc légèrement modifié, proposant une conduite plus aseptisée. J'irais même jusqu'à dire que dans ce cas, la voiture perd un peu de son âme.
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| Photo - Antoine Joubert |
Toutes les versions ont heureusement droit à la même superbe direction, dont le niveau de précision tient presque du miracle. La voiture se place facilement au point précis où le conducteur la désire, et la direction transmet une excellente sensation de la route au conducteur. De plus, effectuer un virage en U s'avère des plus facile, grâce au cercle de braquage de seulement 9,4 mètres. Côté freinage, la MX-5 propose un système à quatre disques des plus efficaces, et dont le mot d'ordre est rapidité. La pédale manque réellement de progression, ce qui surprend aux premiers ralentissements. Cependant, après quelques essais, on s'y habitue facilement. À ce jour, il est difficile de se prononcer sur la durabilité des disques et des plaquettes, mais chose certaine, ça freine promptement.