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Menacé par Gribkowsky, Bernie Ecclestone a cédé au chantage

Menacé par Gribkowsky, Bernie Ecclestone a cédé au chantage

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D'après GMM

Bernie Ecclestone confirme finalement avoir versé 40 millions de dollars au banquier Gerhard Gribkowsky.

Mais le grand argentier de la F1, officiellement identifié dans l'affaire par le procureur de Munich, dément que ce soit un pot de vin, laissant entendre au contraire que c'était une réponse à un chantage de la part du banquier allemand.

Bernie Ecclestone affirme dans le Daily Telegraph qu'il était « menacé » par Gerhard Gribkowsky d'être dénoncé pour évasion fiscale.

Le Britannique explique que Gribkowsky, qui connaissait l'existence de la compagnie familiale d'Ecclestone, Bambino, dans un paradis fiscal « menaçait de dévoiler que c'est lui qui la dirigeait ».

Bernie Ecclestone ajoute : « Les gens du fisc en Angleterre à cette période étaient en train de tout baser sur la confiance et la dernière chose que l'on veut dans ces cas-là, c'est de leur faire penser autrement. Il (Gribkowsky) m'a fait vasciller et je ne voulais pas prendre de risque ».

Bernie Ecclestone et Gerhard Gribkowsky - Photos: DPA

Bernie Ecclestone indique avoir demandé conseil à ses avocats sur comment gérer la menace de Gribkowsky.

« Ils m'ont dit 'Je vais te dire ce qui va arriver, l'agence du Revenu va enquêter sur toi et il te faudra tout justifier, et comme tu ne peux pas justifier, tu partiras en cours pendant trois ans et ça va te coûter une fortune. Il vaut mieux payer' », affirme le millionnaire britannique.

Bernie Ecclestone explique donc avoir payé Gribkowsky à travers ses compagnies basées à l'Île Maurice et aux Îles Vierges britanniques, car « il (Gribkowsky) voulait être payé sans que l'on voit que ça vienne de moi, ni que cela vienne d'Angleterre ».

Le responsable exécutif de la F1 dit avoir constamment démenti jusqu'à maintenant d'avoir effectué le paiement, car « le procureur m'avait demandé de ne rien dire ».

Les représentants légaux de Gerhard Gribkowsky ont refusé de commenter pour le moment.