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Mercedes-Benz Unimog, l'ultime 4x4

Mercedes-Benz Unimog, l'ultime 4x4

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Gardez votre Hummer pour vous.
Et votre Jeep.
Quand on parle de prouesse tout terrain à l’état pur, rien n’arrive à la cheville du Mog.

En passant devant un concessionnaire Mercedes-Benz avec quelques amis récemment, j’ai aperçu deux des véhicules les plus bizarres, mais étrangement mignons, que j’ai jamais vus. Je suis évidemment virée de bord pour aller les regarder de plus près.
Les deux Unimog écrasaient les sveltes berlines de luxe comme une paire de Clydesdale Budweiser parmi un troupeau de poneys de cirque.

Affectueusement surnommés « Mog » par leurs admirateurs, ces gros camions Mercedes n’ont pas leur égal quand les choses se corsent. Conçus et construits pour les terrains difficiles, ils sont munis d’essieux blocables fixés dans le haut des roues avec un système de démultiplication, ce qui leur donne une garde au sol moyenne de 43 cm.

Le cadre peut fléchir de plusieurs degrés dans tous les sens, et des ressorts hélicoïdaux lui confèrent la meilleure suspension d’usine de tout 4x4 sur le marché. De telles caractéristiques hors route supérieures en font un choix évident pour les terrains extrêmes, et les Mog sont reconnus pour leur fiabilité et leur robustesse.

Ils présentent le genre de silhouette qu’on aime ou qu’on déteste. Mon ami mordu d’autos et moi les trouvions absolument fascinants, des jouets Meccano grandeur nature, mais ma copine nous a lancé un de ses regards d’incrédulité éloquents.

Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com

D’abord, un Unimog 406 1975 vert lime et orange appartenant au propriétaire de la place. Créé dans les années 60, il présentait un ancien style de carrosserie, avec un nez arrondi et une mine charismatique et presque « cute ». Son six-cylindres diesel de 90 chevaux faisait équipe avec une boîte à six vitesses de marche avant et deux de marche arrière, un système 4x4 avec commande au vol, un différentiel avec command au vol, des essieux avant et arrière blocables et une boîte de transfert à trois vitesses, pour un total de 20 rapports.

Il y a une prise de force avant comme arrière, une caisse à trois réglages d’inclinaison et des freins pneumatiques. Le Mog enjambe allègrement les rochers, les troncs d’arbres, les trous et les fossés grâce à cette fameuse garde au sol.

Et muni d’une pelle de charrue orange fluo, ce Mog peut aisément déneiger le terrain, puis changer son fusil d’épaule et partir à l’aventure au fond d’un bois.

Le deuxième Mog, et le plus gros des deux, appartient à un ami du propriétaire, qui l’avait laissé chez le concessionnaire pour un service d’entretien.

Il s’agissait d’un Unimog 425 1977 animé par un moteur diesel de 170 ch épaulé par une boîte à 24 rapports et des rapports pour surfaces extrêmes. Les roues énormes m’arrivaient à la poitrine, chaussées de pneus Michelin 445/70/20. Pesant 5450 kg à vide et se pavanant dans une robe laquée jaune vif et noir, voilà un gros camion qui accroche l’œil.