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NASCAR: Interview avec Steve Hallam - de la F1 au NASCAR

NASCAR: Interview avec Steve Hallam - de la F1 au NASCAR

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Auto123.com a récemment discuté avec Steve Hallam, ancien ingénieur d’exploitation du légendaire Ayrton Senna chez Lotus et un des ingénieurs en chef de chez McLaren, qui est, depuis de début de la saison, le vice-président de Michael Waltrip Racing. Voici ses propos fascinants d’un homme de F1 qui découvre le NASCAR.


Auto123.com: En septembre 2008, vous avez déclaré que vous quittiez la prestigieuse écurie McLaren pour l’entreprise de NASCAR Michael Waltrip Racing (MWR). Parlez-nous du déménagement de Woking en Grande-Bretagne à Cornelius en Carline du Nord.

Steve Hallam: « J’ai passé 27 ans en Formule 1, dont 18 avec McLaren. On ne vit qu’une seule fois. Alors, l’occasion s’est présentée de venir travailler ici aux États-Unis. Invité par un ami, je suis allé voir ma première course à Phoenix en 2007. Au cours des six mois qui ont suivi cette visite, on m’a présenté aux dirigeants de Michael Waltrip Racing. J’ai accepté de travailler pour eux, car il s’agissait d’une jeune équipe en formation, et, ce qui était crucial, elle était soutenue par un constructeur, en l’occurrence Toyota. J’occupe le poste de vice-président et directeur de la compétition. Je m’occupe des pilotes et des chefs d’équipes ».

Auto123.com: Mais le NASCAR est totalement à l’opposé de la Formule 1…

Steve Hallam:
« Si j’avais voulu que tout soit identique, je n’aurais pas changé de milieu. Ce sont les changements qui mettent du piquant dans la vie. Le monde du NASCAR est incroyablement performant. C’est aussi compétitif que dans n’importe quelle autre série ailleurs dans le monde. Il existe évidemment de meilleures équipes que d’autres, mais les écuries sont réellement égales, et le niveau de performance est incroyablement serré, beaucoup plus qu’en F1. Une bonne partie des pilotes de NASCAR possèdent des chances réelles de gagner une course ».

« Le défi technologique est fabuleusement élevé ici. Il faut être impliqué pour comprendre à quel point ce l’est. Les voitures sont complètement asymétriques, les longueurs de piste varient, leur degré d’inclinaison aussi, la température change, bref, il y a plusieurs variables à contrôler. Et ce qui rend la tâche encore plus complexe est que l’acquisition de données est interdite. Nous devons nous fier à l’expérience du chef d’équipe et aux commentaires de pilotes pour comprendre ce que fait la voiture. Nous devons traduire ces mots en chiffres, puis les intégrer à nos logiciels de simulation et d’exploitation ».

La Toyota Camry de Michael Waltrip