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Plaisirs d'hiver

Plaisirs d'hiver

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Depuis que les voitures à traction ont commencé à dominer le marché il y a quelques décennies, beaucoup de gens veulent nous faire croire que conduire un modèle à propulsion l’hiver est indésirable, épeurant et même carrément dangereux.

Ne me faites pas rire!

Les voitures à propulsion peuvent s’en donner à cœur joie dans la neige. Elles ne décrochent pas de l’arrière au hasard et ne partent pas en vrille sans aucune raison. Elles ne donnent aucun lieu de s’inquiéter.

Comment se déplaçait-on l’hiver avant la popularisation des systèmes à traction? Prudemment et lentement. On ne faisait pas les fous. On n’envoyait pas de textos, on ne vérifiait pas le solde de son compte de banque au volant. Surtout parce que les téléphones de l’époque étaient reliés au mur par un cordon, et on ne pouvait les traîner avec nous.

Remarquez, il fallait faire preuve de beaucoup plus d’adresse pour conduire les modèles à propulsion de l’époque dans la neige. Les aides électroniques n’existaient pas. Pas d’ABS, de TSC, d’ESP, de TCS, d’ESC, de DSC, de VSA ou autres nounous automobiles.

Et l’équilibre laissait à désirer aussi. La plupart des machines disposaient d’un V8 avant en fonte qui pesait à peu près autant qu’une Kia et rien ne les ancrait à l’arrière à part un peu de tôle mince soudée en forme de coffre. La servodirection? Optionnelle. Les pneus? Minces. La liste continue.

Très, très épeurant donc. Notez mon ton sarcastique. Ma mère amenait petit Justin à la garderie, même par jours de tempête, au volant d’une Dodge Aspen RT 1975 à propulsion chaussée de pneus minces comme une feuille de papier. Elle n’a jamais perdu le contrôle. Et croyez-moi, maman conduit bien, mais elle n’a rien de surhumain.

Alors pourquoi les gens en veulent-ils aux modèles à propulsion? Certains renoncent aux sublimes Genesis, Charger et Mustang parce qu’elles poussent au lieu de tirer. J’ai parcouru des milliers de kilomètres au volant de ces modèles cet hiver. Dans la neige. À vitesse de croisière sur l’autoroute. Pendant une tempête de verglas. Et je suis encore vivant. Tout comme les voitures que j’ai mentionnées, d’ailleurs.

Bon, je suis resté pris une seule fois avec la Genesis. Je n’allais pas assez vite pour franchir un banc de neige laissé par la charrue après une bordée de 25 cm. Deux poignées de sable et cinq minutes de pelletage plus tard, je reprenais la route. Si la Genesis avait été à traction ou à transmission intégrale, j’aurais sûrement eu un résultat semblable.

Les modèles à propulsion d’aujourd’hui sont meilleurs que jamais. Ils affichent un équilibre de 50-50 ou presque et font donc preuve de plus de stabilité et de prévisibilité sur les chaussées glissantes. Les dispositifs de contrôle de la stabilité et d’antipatinage évolués interviennent plus rapidement et intelligemment qu’avant aussi.

Porsche 911 Carrera 2009 avant
Porsche 911 Carrera 2009 (Photo: Justin Pritchard/Auto123.com)

Pas de patinage, pas de drame… pourvu que l’on conduise prudemment et qu’on respecte les sautes d’humeur de Dame Nature.

Et avec des pneus d’hiver et des systèmes de contrôle de la stabilité, il faudrait faire tout un effort pour perdre la maîtrise de sa voiture.

N’oubliez pas que la plupart des modèles à propulsion contemporains offrent d’incroyables performances et ont vraiment de la gueule, et ce, peu importe la saison.

Alors, ne faites pas une croix sur la voiture à propulsion qui vous intéresse. N’ayez pas peur des fossés, des 360 ou du décrochage du train arrière. Les voitures ne sont pas en cause, mais bien les conducteurs. Les conducteurs sont inquiétants et dangereux, pas les roues motrices.

La conduite sécuritaire en hiver ne rime pas forcément avec système à traction, mais bien avec de bons pneus et une bonne préparation. Les systèmes à propulsion augmentent l’agilité et le plaisir de conduite, en toute saison. Alors posez vos pneus d’hiver, conduisez prudemment et savourez l’expérience!