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La vente de véhicules à essence sera interdite au Québec à compter de 2035

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À travers l’Amérique du Nord, un nombre croissant de législations vise à interdire la vente éventuelle de véhicules neufs qui ne seraient que pourvus d’un moteur à essence. La Californie a déjà bougé en ce sens et nous vous rapportions récemment que le New Jersey compte agir bientôt. Dans les deux cas, l’année butoir est 2035.

Après le New Jersey suivra l’état de New York ; c’est écrit dans le ciel.

Au pays, la Colombie-Britannique va interdire la pratique en 2040. À la fin de la semaine dernière, c’est le Québec qui a levé la main, affirmant qu’à compter de 2035, la vente de voitures neuves à essence serait interdite sur son territoire.

La nouvelle fait réagir, bien sûr. D’un côté, certains trouvent que la mesure ne s’applique pas assez rapidement, d’autres qu’elle ne donne pas assez de temps pour s’adapter. La voiture électrique a ses défenseurs, mais aussi ses détracteurs.

La vérité, c’est que l’objectif de 15 ans se veut un compromis qui va permettre aux gens de prévoir le coup, mais un délai qui va aussi faire en sorte que l’évolution naturelle des choses va faciliter la transition.

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Le Ram 1500 TRX 2021, qui consomme en moyenne 19,6 l / 100 km
Photo : Ram
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En effet, quantité de constructeurs ont déjà avoué leurs intentions de vendre un certain pourcentage de véhicules électrifiés d’ici 2025 ou 2030. Les données varient d’un à l’autre, mais grosso modo, on peut s’attendre à ce qu’au moins 50 % des véhicules qui seront présents dans les salles de démonstration en 2030 soient électrifiés d’une manière ou d’une autre. Ce sera encore plus en 2035.

Et comptez aussi sur le fait que les choses peuvent s’accélérer de façon exponentielle d’ici là. Ainsi, en 2035, l’acheteur ne se sentira pas obligé d’acheter un véhicule électrifié ; c’est ce qu’il voudra faire, car l’offre sera plus importante de ce côté.

Et elle sera plus efficace, aussi, car la législation ne parle pas que de véhicules purement électriques, mais aussi de produits hybrides rechargeables. Le consommateur aura donc l’embarras du choix.

Ainsi, la mesure du gouvernement du Québec ne doit pas être vue comme molle ou agressive, mais bien comme la simple évolution des choses. Aussi, on ne peut pas forcer la roue à s’arrêter alors qu’elle tourne encore chez nos voisins. Tout doit se faire de façon coordonnée.

Notez qu’en 2035, il sera toujours possible de rouler sa voiture à essence ou encore de se procurer une voiture usagée à moteur à combustion sur le marché. Conséquemment, ce n’est pas avant 2050 ou 2060 qu’on verra le nombre de transactions concernant des véhicules à essence uniquement devenir très marginal.

En fait, ce sera l’adage des véhicules anciens qui doivent absolument être protégés et mis à l’abri de cette nouvelle réalité.

Bornes de chargement au Québec
Photo : Hydro-Québec
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