Ford Expedition
Lorsque des véhicules se partagent la même mécanique, il est normal qu'ils soient modifiés en même temps. C'est le cas cette année du Lincoln Navigator et du Ford Expédition, qui font tous les deux peau neuve. Ils bénéficient donc d'une plate-forme entièrement révisée. Non seulement celle-ci est-elle plus rigide, mais elle possède une suspension arrière indépendante. En fait, il s'agit d'une version allongée et renforcée de la plate-forme inaugurée sur l'Explorer l'an dernier. Les ingénieurs ont fait appel à une astucieuse utilisation des longerons du châssis pour y faire passer les arbres de couche. C'est simple, solide et efficace. Non seulement le confort de la suspension est grandement amélioré, mais il assure une tenue de route digne de ce nom. Cette nouvelle configuration de l'essieu arrière a permis d'abaisser le plancher de plusieurs centimètres et d'installer une troisième rangée de sièges. Suprême raffinement, il suffit d'appuyer sur un bouton pour que cette banquette s'escamote complètement. Même les Japonais ont été pris de court. La silhouette n'a pas tellement changé, contrairement à l'habitacle, dont le modernisme et la présentation du tableau de bord impressionnent. Il aurait fallu montrer plus d'imagination pour les lignes de la carrosserie. Le moteur de série est le V8 de 4,6 litres, qui produit 232 chevaux. Ce n'est pas de trop compte tenu de la masse de ce Ford. Si vous prévoyez faire des remorquages fréquemment, le V8 de 5,4 litres, avec ses 260 chevaux, est davantage en mesure d'effectuer le travail. Les deux sont reliés à une boîte automatique à quatre rapports. Le rouage intégral est moyennement efficace tandis qu'il est possible de passer de la propulsion à la traction intégrale par un simple bouton sur le tableau de bord. L'Expedition manque quelque peu de panache, mais son équilibre général, son habitabilité et ses multiples options expliquent sans doute pourquoi il demeure l'un des grands favoris de ce marché.





