ON Y CROIT
Par le passé, le SEMA était traditionnellement boudé par les grands manufacturiers. Ces derniers considéraient avec un certain dédain ces petits entrepreneurs qui gagnent leur pain en défigurant leurs créations standardisées. Depuis que des gens comme Tom Gale, vice-président au Design chez Chrysler, ont affirmé publiquement qu'ils trouvaient là une source importante d'inspiration, on voit les constructeurs s'impliquer un peu plus chaque année. Ils souhaitent sans doute que leur image soit associée à l'effervescence et à la créativité qui règnent là-bas. Les chiffres, d'ailleurs, leur donnent raison : au cours de la dernière décennie aux États-Unis, alors que le nombre de véhicules en circulation n'a augmenté que d'environ 15 %, les ventes des accessoiristes ont pratiquement doublé, passant de douze milliards de dollars à plus de vingt-trois milliards aujourd'hui. Cette année, DaimlerChrysler, Ford, General Motors, mais aussi Honda, Hyundai, Isuzu, Mitsubishi, Nissan et Subaru étaient représentés, pour la plupart avec des véhicules-concepts que vous ne verrez sans doute jamais ailleurs.





