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Septembre 2011, le mois qui pourrait changer le visage de l'automobile à jamais

Septembre 2011, le mois qui pourrait changer le visage de l'automobile à jamais

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Depuis le 1er janvier de cette année, de nouvelles réglementations (CAFE) obligeant les constructeurs automobiles à tout mettre en œuvre pour que leurs produits affichent une consommation de carburant globale de 35,5 milles au gallon (6,62 L/100 km) d'ici l'année modèle 2016. Tout cela a évidemment ouvert la voie à l'introduction des véhicules électriques et à l'intégration de technologies visant à rendre nos voitures, VUS et camionnettes encore plus écoénergétiques.

Suite à une proposition du président américain Barack Obama, l'EPA (Environmental Protection Agency), le NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) et le CARB (California Air Resources Board) étudient présentement un plan d'avant-garde aspirant à réduire substantiellement cette norme.

Son objectif? Parvenir à une consommation encore plus basse qui pourrait se chiffrer de 47 milles au gallon (5 L/100 km) à 62 milles au gallon (3,79 L/100 km) d'ici à 2025. Alors que le premier scénario semble être parfaitement envisageable avec l'évolution des technologies d'aujourd'hui, le second fait l'objet d'intenses débats, car il pourrait bien changer le visage de l'industrie automobile à jamais.

Selon l'analyste au Center for Automotive Research, Sean McAlliden, une obligation d'atteindre les 62 milles au gallon implique que les hybrides enfichables occupent une énorme part de marché de 64%. Il estime également que le prix moyen d'achat d'un véhicule augmenterait de 9 970$ américains, ce qui apeurerait les acheteurs et les forcerait à allonger le mandat de ceux qu'ils possèdent déjà.

C'est probablement pourquoi l'Alliance des constructeurs automobiles croit que tout cela mènerait à une diminution des ventes de 25% et une perte de 220 000 emplois. Un véritable scénario catastrophique.

De l'autre côté de la médaille, l'EPA et le NHTSA ont précédemment affirmé que les consommateurs économiseraient de 5 700 $ à 7 400 $ en pétrole pendant toute la durée de vie de leur véhicule, amenuisant ainsi les paiements mensuels plus hauts, pour intégrer toutes les technologies nécessaires pour réduire la consommation au maximum.

Tous ces facteurs semblent donc ouvrir la voie vers la possible adoption d'une norme se situant entre les 47 et les 62 milles au gallon venant couper la poire en deux. Cependant, tout cela n'est pas aussi simple que ça en a l'air, étant donné le nombre d'acteurs en cause et qu'il faut de prédire l'avenir de l'industrie automobile dans un tel exercice.

Sandy Stojkovski, présidente de la firme de consultants AVL Strategic Analytic Services, résume tout ce débat en une seule phrase voulant tout dire : « Philosophiquement, il faut se demander si l'on devrait réglementer en se basant sur la possibilité qu'ils (les manufacturiers) peuvent faire mieux ».

En septembre prochain, les législateurs américains présenteront leur projet, suivi d'une période de consultation publique qui s'étalera jusqu'en juin 2012. À ce moment, nous aurons une excellente idée du défi social et environnemental qui attendra les constructeurs automobiles et, par le fait même, un aperçu du futur des transports.


Source : Automotive News