Version de base ou non, je me suis senti à l'aise tout de suite en m'assoyant derrière le volant. Fiez-vous sur moi: à moins d'avoir passé toutes les années 1980 et 1990 derrière les barreaux, vous avez tout vu ce que le Forester a à offrir. Toutefois, ne laissez pas cette forte impression de familiarité vous inspirer des sentiments négatifs, car le
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| Subaru a fait du beau travail en disposant les cadrans et les commandes à l'intérieur du Forester. (Photo: Rob Rothwell, Canadian Auto Press) |
niveau de confort et de fonctionnalité du Forester est remarquable. Le toit élevé se traduit par un dégagement exceptionnel pour la tête, et ce, peu importe où l'on s'assoit. L'espace pour les jambes est impressionnant à l'avant, mais il peut s'avérer problématique à l'arrière, surtout si Papa Longues Jambes conduit. Un bon compromis doit être fait ici pour permettre à tous de trouver un bien-être.
Subaru a fait du beau travail en disposant les cadrans et les commandes à l'intérieur du Forester. Tout se trouvait à l'endroit où je m'y attendais. Le tachymètre, le compteur de vitesse et les autres cadrans importants sont grands, faciles à lire et positionnés directement en face du conducteur. Le bloc central dans la version 2.5 X possède un joli fini argent métallisé; il renferme un climatiseur conventionnel à trois boutons ainsi que la chaîne audio.
Que dis-je là, une chaîne audio? Mon modèle d'essai était plutôt équipé d'un système stéréo qui ressemblait à celui d'une Corolla des années
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| Le dossier de la banquette est divisé 60/40. (Photo: Rob Rothwell, Canadian Auto Press) |
1980. En effet, bien que les quatre haut-parleurs produisent une qualité sonore moderne, l'interface est carrément démodée. De minuscules boutons de réglage et un affichage ACL à peine visible rendent le système de son plus difficile à utiliser en conduisant qu'un téléphone cellulaire. Je m'y suis habitué, mais quand même: le Forester n'est pas un véhicule de marché aux puces. Alors, Subaru, jetez un coup d'oeil à la compétition, cela ne vous fera pas de tort.
Dans un autre ordre d'idées, je dois louanger le confort que m'ont procuré les sièges garnis de tissu de mon modèle d'essai. Bien que leurs réglages étaient manuels, il m'a été facile de trouver une position de conduite parfaite. Afin d'améliorer le confort à l'arrière pour 2006, Subaru a
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| Le Forester est alimenté par un moteur à quatre cylindres à plat de 2,5 litres, avec 16 soupapes et SACT. (Photo: Rob Rothwell, Canadian Auto Press) |
prolongé le coussin de la banquette d'environ 50 mm, question d'accroître le support derrière les genoux. Malheureusement, la compagnie n'a pas cru bon de compléter le tout avec des sorties d'air climatisé à l'arrière. Par ailleurs, le dossier de la banquette est divisé 60/40, chaque côté se rabattant facilement vers l'avant pour faire passer la capacité de chargement de 906 à 1815 litres, tout en créant un plancher de chargement large, plat et non obstrué. Le chargement est bonifié par la présence de plusieurs petits bacs ainsi que des barres d'arrimage pratiques et un plateau de rangement.
La partie centrale de tout essai routier concerne bien sûr les composantes et la façon dont elles interagissent. Le Forester est alimenté par un choix de deux versions du même moteur à quatre cylindres à plat de 2,5 litres, avec 16 soupapes et SACT. En version de base, il développe 173 chevaux à 5600 tr/min et un couple de 166 lb-pi à 4400 tr/min, tandis qu'en version
2.5 XT, le moteur est accompagné d'un turbocompresseur avec refroidisseur d'air et de cames supplémentaires pour devenir un «boxeur» à DACT produisant 230 chevaux à 5600 tr/min et 235 lb-pi de couple à 3600 tr/min.