Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Toyota...

Par ,

En tant que journaliste automobile, c’est mon devoir de suivre de près la saga Toyota, mais je dois avouer que bien qu’elle fut parfois intéressante, j’ai fini par décrocher, enfin presque.

C’est une obsession, ici en Amérique du Nord, de matraquer les Grandes Cibles. Je me souviens d’un temps, il y 10 ou 15 ans, où Ford fut constamment clouée au pilori à la suite d’innombrables rappels et capotages. Puis, c’est GM qui s’est fait passer le savon : voitures pourries, gestion exécrable, voitures pourries, etc. Là, c’est au tour de Toyota.

D’accord, le constructeur n’a peut-être pas été complètement honnête en taisant certains aspects des problèmes de la pédale d’accélérateur, des freins et de ce qui pourrait suivre. Mais bon, est-ce que quelqu’un l’a déjà été, même quand il s’agit de sécurité et de vies?

Maintenant que tout, j’ose espérer, a été révélé, est-ce qu’on peut enfin passer à autre chose? Bien sûr que non. Les gens veulent leurs 15 minutes de gloire sous le feu des projecteurs. Un expert après l’autre se manifestera maintenant et, à un moment donné, il y en a un qui réussira à prouver que si l’on a le malheur de se trouver à moins de 20 mètres d’une Corolla avec un appareil Bluetooth, des extra-terrestres brouilleront notre cervelle et notre pitou accouchera de leur progéniture verte.

La dernière déclaration nous vient du Dr David Gilbert d’une université de l’Illinois dans le cadre de son témoignage devant la sous-commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants des États-Unis. Sa démonstration de la prétendue « accélération involontaire » d’une Toyota Avalon a été démolie par le Dr J. Christian Gerdes, professeur agrégé de génie mécanique à l’Université Stanford et directeur du Centre de recherche automobile (CARS) de Stanford. Je ne sais pas qui dit vrai, mais vu le titre et la fonction de Dr Gerdes, je mise sur lui.

Malheureusement, tout est une question de fric, et Toyota, qui s’en est mis plein les poches, continuera d’être une cible dans un avenir prévisible. Certains diront que tout cet argent a été « gagné » aux dépens de la sécurité des consommateurs, et ils n’ont peut-être pas tort.

D’une façon ou d’une autre, il ne faut pas oublier que la « méchante Toyota » emploie environ 35 000 personnes et ouvrira bientôt une 11e usine de montage ici en Amérique du Nord. Il ne faudrait pas crier trop fort, pour qu’elle soit obligée de fermer des usines et congédier des employés… là, nous serions vraiment tous perdants.