Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Un budget vert pâle mais... vert

Un budget vert pâle mais... vert

Par ,

Dans son discours du Budget de mars 2006, le ministre des Finances, Michel Audet, a mis en place des mesures pour permettre une diminution des gaz à effet de serre. Ces mesures touchent le transport en commun et les véhicules hybrides, entre autres. Comment ces mesures s'inscrivent-elles dans notre quotidien ? Y a-t-il des avantages tangibles à tirer de ces deux mesures pour le commun des mortels

Saviez-vous que, en 2003, c'est le Québec qui présentait le meilleur bilan en termes de production de gaz à effet de serre ? On parlait alors d'une moyenne de 12,1 tonnes de CO2 par habitant. Cette performance digne de mention vient, notamment, des choix passés fait par les Québécois en matière d'énergie. En effet, collectivement, avec Hydro-Québec en tête, nous avons investi dans l'hydroélectricité, une source qui représente 97 % de l'électricité produite au Québec. À titre de comparaison, la moyenne de l'Ontario se situait à 16,8 tonnes, celle de l'Alberta, la plus élevée, oscillait à pas moins de 71 tonnes. Pour ce qui est de la moyenne nationale, elle s'établissait à 23,4 tonnes.

Le transport en commun
Le Québec se distingue en termes de transport. Pour des raisons culturelles, financières ou autres, les Québécois sont plus enclins à faire l'achat de voitures sous-compactes que les habitants des autres provinces. Cela fait de notre parc d'automobiles l'un des plus performants au pays. Plus localement, il est reconnu que Montréal est l'une des villes d'Amérique du Nord où l'on utilise le plus le transport en commun. Voilà un bilan relativement positif !

Y a-t-il lieu de nous asseoir sur nos lauriers ? Pas vraiment, car la production de gaz à effet de serre a augmenté de façon significative chez nous au cours des quinze dernières années. À lui seul, le transport routier au Québec est responsable de près de 40 % des gaz à effet de serre. Le simple fait de privilégier le transport permet au gouvernement provincial de faire du développement durable. Comme le précisait M. Audet dans son discours du budget : « Un autobus remplace jusqu'à 40 voitures et émet six fois moins de gaz à effet de serre. » Sans compter que cela désengorgera les routes, réduira le nombre d'embouteillages et les dépenses en infrastructures.

On va vous payer pour aller au travail !
Le ministre des Finances a donc annoncé qu'il allouerait 1,5 milliard de dollars au cours des trois prochaines années pour maintenir et renouveler les infrastructures et les équipements de transport en commun. Dans sa réflexion, M. Audet a identifié des priorités qui touchent le métro de Montréal, le développement de la desserte nord-est de Montréal par un train de banlieue et le réseau de transport de la ville de Québec. Il a également annoncé une mesure intéressante pour les personnes qui utilisent le transport en commun : il s'agit de l'« instauration d'un incitatif fiscal pour les entreprises qui défraient les coûts du laissez-passer de leurs employés en tout ou en partie et la non-imposition de l'avantage qui en découle pour les employés. » En clair, cela signifie que certaines personnes pourraient bien recevoir une subvention pour utiliser le transport en commun et ne pas devoir la déclarer à l'impôt. Intéressant ! Reste à voir de quel ordre seront cet incitatif pour les entreprises et cette subvention pour les usagers.