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Volvo S60 et V60 2019 : désormais impossibles à manquer

Je ne me souviens pas d’avoir été témoin d’une transformation aussi rapide et efficace d’une gamme comme celle qui a été entreprise par Volvo. Il y a seulement cinq ans, dans une concession de la marque, on ne trouvait que des modèles vieillissants. Le XC90, notamment, avait déjà plus de 10 ans et la berline S80 en était à ses derniers miles.

Grâce à un nouveau propriétaire (Geely) et à la présence d’une vision dans les plus hautes sphères de l’entreprise, on a rapidement élaboré un plan visant à faire apparaître une kyrielle de nouveaux modèles. À la base de ces derniers se trouverait une nouvelle plateforme modulable, la SPA (Scalable Product Architecture). Cette dernière a permis au fabricant de donner naissance à différents véhicules tout en réalisant des économies d’échelle.

Le premier qui a mis à profit cette plateforme est le XC90, en 2015. Celui-ci a été bien accueilli, grâce entre autres à la signature repensée et aux technologies qu’il avançait. Sont ensuite venues les S90 et V90, une berline et une familiale qui ont repris le style adopté avec le XC90 pour l’adapter à leurs silhouettes respectives. Ont suivi le XC60 et un nouveau produit dans la catégorie des VUS sous-compacts, le XC40.

Photo : D.Boshouwers

Voilà qui nous amène à la nouvelle berline compacte S60, de même qu’à sa variante à toit allongé, la V60. La première a fait ses débuts en juin dernier alors que la deuxième nous a été présentée en décembre 2018. L’approche ici est similaire à ce qui a été fait avec la S90 et la V90, un peu plus haut dans la gamme.

Un style qui séduit
La nouvelle signature stylistique de Volvo est simplement superbe et elle ne ressemble en rien à ce qui se fait ailleurs sur le marché. Sa personnalité transpire à la fois le luxe et la sportivité. Si vous comparez celle-ci avec les propositions plus traditionnelles de concurrents comme Mercedes-Benz ou Audi, l’approche de Volvo se démarque d’emblée. La chose la plus reconnaissable est sans doute le traitement réservé aux phares avant. Leur forme en T rappelle celle du marteau de Thor. Volvo marque des points ici.

Le résultat est une silhouette aux lignes fluides et séduisantes, accentuée par des roues en alliage à cinq branches au fini noir mat. On peut ajouter à cela l’ensemble R-Design qui retouche la grille et sert un échappement double à l’arrière. Le style des feux demande une adaptation, mais leur format carré en forme de crochet s’intègre bien à l’arrière et ajoute élégance et équilibre à l’ensemble.

Volvo V60 2019
Photo : D.Geraghty
Volvo V60 2019

Le confort d’un salon
Une fois à bord, on trouve un environnement fantastiquement moderne et contemporain. Même avant de vous glisser à bord, vous allez remarquer à quel point les sièges sport R-Design drapés de cuir Napa sont invitants. Ils ne sont pas décevants et leur utilisation va vous donner l’impression que vous êtes installés confortablement sur votre sofa de maison. En prime, ils se veulent enveloppants.

Les matériaux choisis par Volvo pour recouvrir le tableau de bord et les panneaux contribuent aussi à donner à la cabine une allure haut de gamme. Tous les boutons, commandes ou leviers offrent un toucher ferme et l’écran du système multimédia est toujours à la portée de la main. En somme, on a droit à quelque chose de spectaculaire ici, une cabine qui est en mesure de rivaliser ou de surpasser celles de n’importe quelles autres marques de prestige.

Heureusement, Volvo n’a pas choisi de faire passer la sélection de rapports à l’électronique, ce qui est une bonne chose pour un traditionaliste comme moi. Un sélecteur qu’on peut empoigner est étrangement rassurant pour le conducteur et offre à ce dernier une meilleure connexion avec le véhicule. Je comprends bien que ce n’est pas optimal pour l’aménagement de l’espace, mais ça ne m’importe pas. Je peux vivre avec le frein à main électronique, mais qu’on laisse le sélecteur de rapports tranquille.

Pour ce qui est du démarrage, plutôt que d’avoir à pousser un bouton, on doit tourner une petite molette située devant le sélecteur de rapports, ce qui est acceptable. On retrouve aussi à la console une petite roue qu’on doit appuyer et manipuler pour sélectionner les modes de conduite.

Photo : D.Geraghty

Parlons des boutons
Volvo a choisi une approche minimaliste en dessinant ses nouveaux tableaux de bord. Ce faisant, elle a décidé de faire passer le plus de commandes possible à l’écran tactile du système multimédia qui se présente comme une tablette. On n’est pas au niveau minimaliste atteint par Tesla, heureusement, mais plusieurs problèmes potentiels peuvent survenir lorsque trop de fonctions sont uniquement accessibles via l’écran.

L’hiver ou l’été, lorsqu’on passe plus de temps à ajuster les contrôles de la température, l’approche actuelle fait qu’on passe beaucoup plus de temps à régler des trucs basiques comme l’intensité de la ventilation. Volvo veut qu’on utilise la fonction automatique du système, mais pour les gens qui vont mener et récupérer les enfants à l’école par temps arctique, il est nécessaire de pousser le système au maximum avant de réduire sa force. L’ajustement de tout cela peut exiger trois touches à l’écran, ce qui est inacceptable. La température doit pouvoir être contrôlée via une molette ou des boutons ; c’est aussi simple que cela.

Pire, par journées très froides, on a déjà entendu parler d’écrans qui étaient très lents à répondre.

Mis à part cet irritant, la navigation à travers le système est facile. Ce dernier, qui prend le nom de Sensus Connect, a été pensé à partir de la configuration d’un téléphone intelligent avec un bouton pour le menu principal et des menus qui sont facilement accessibles en faisant glisser l’écran d’un côté ou de l’autre. Volvo offre un cours pour bien comprendre le tout. En ce qui me concerne, après avoir mis à l’essai quelques Volvo, je dois avouer que le système est fonctionnel et convivial. J’adore entre autres la façon dont les stations de la radio satellite sont affichées avec le nom de la pièce qui joue à ce moment ; il est donc facile de sélectionner la bonne chaîne en fonction de ce qui est joué.

Photo : D.Geraghty

Sous le capot : une technologie très avancée
Volvo a investi 11 milliards en dollars américains dans la technologie au cours des dernières années et la stratégie rapporte ses dividendes. La nouvelle motorisation Drive-E est impressionnante, car elle permet à la compagnie d’utiliser différentes versions du même 4-cylindres de 2 litres, et ce, à travers sa gamme. La version de base T5 est turbocompressée, mais pour plus de puissance, la variante T6 ajoute la suralimentation, mais conserve la consommation à un niveau impressionnant. Les variantes T8 sont de type hybride enfichable et à compter de plus tard cette année, chaque modèle de la famille va proposer cette option.

Au moment d’écrire ces lignes, vous pouvez obtenir la S60 en configuration T5, soit une puissance de 240 chevaux et un couple de 258 livres-pieds. Notre modèle d’essai profitait de la plus probante solution T6, capable de propulser la voiture à 100 km/h en seulement 5,8 secondes. Les roues plus larges contribuent à l’excellente adhérence et la sensation ressentie au volant est décente, à défaut d’être trop engageante. J’ai aimé la réponse de cette mécanique T6 et sa capacité à déplacer la voiture avec célérité. Cependant, si vous recherchez des performances enivrantes, elle pourrait vous décevoir en comparaison avec ce que certaines rivales européennes proposent.

Photo : D.Geraghty

V60
Avec la S60, vous avez aussi droit à une variante familiale, un style de carrosserie que Volvo a ramené à la mode avec la V90, et maintenant avec la version V60. Alors que la concurrence a de la difficulté à convaincre les gens d’acheter des familiales, Volvo a redonné vie au segment, et de belle façon. Une familiale à quatre roues motrices est une belle solution de rechange à la folie des VUS, permettant à la fois une conduite plus sportive sans détriment à la capacité de chargement.

Fiche technique de la Volvo V60 2019

L’offre
La S60 affiche un prix de départ de 42 200 $ en version Momentum. C’est beaucoup moins qu’une BMW 330i d’entrée de gamme à 49 000 $. Le prix de notre modèle d’essai, une mouture T6 R-Design dotée des groupes Climat, Vision et Commodités, ainsi que de roues de 19 pouces, d’une peinture métallique rouge, de l’affichage tête-haute et d’une chaîne audio Bowers & Wilkins, était de 63 250 $.

La V60 affiche quant à elle un prix de base de 43 900 $. La déclinaison T6 Inscription que nous avons conduite repose au sommet de la gamme et propose son propre faciès, des phares à DEL et ses touches luxueuses intérieures. Avec les mêmes options que notre modèle S60, son prix passe à 65 600 $.

Photo : D.Geraghty

On aime

Superbe design extérieur
Vive les familiales !
Bonne économie d’essence
Habitacle moderne

On aime moins

Trop de commandes uniquement accessibles via l’écran tactile
La fiabilité à long terme demeure un point d’interrogation

Photo : D.Geraghty
Photo : D.Geraghty
Photo : D.Geraghty
Photo : D.Geraghty
Photo : D.Geraghty