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Essai de l’Audi Q8 2019 : Un VUS à la mode

Arrivé plus tôt cette année sur nos routes, l’Audi Q8 2019, nouveau porte-étendard utilitaire de la marque aux quatre anneaux commence petit à petit à être aperçu dans les recoins plus cossus de notre grand pays. 

Audi n’a pas voulu laisser le champ libre à ses concurrents de toujours – BMW et Mercedes-Benz – en dévoilant cette livrée plus aérodynamique du Q7 et, si on se fie aux nombreux pouces en l’air reçus pendant cette semaine d’essai automnale, il semble que la ligne moins prononcée de la lunette arrière fasse l’unanimité auprès des amateurs. 

Mais comment se comporte-t-il ce penchant plus aiguisé du gros utilitaire? C’est ce que je suis allé découvrir pendant quelques jours récemment. Avant d’en dire plus, il est important de rappeler que même si le Q8 semble prêt à rouler à fond de train sur une autoroute allemande, sa réelle mission est d’offrir à cinq êtres humains une expérience de conduite hyper douce dans un environnement richement assemblé.

Fiche technique de l'Audi Q8 2019

Photo : V.Aubé

Un Lamborghini Urus au tiers du prix… ou presque!
Pour ceux et celles qui suivent l’actualité automobile, la plateforme MLB evo n’est plus seulement une abréviation utilisée par les employés à l’interne du groupe Volkswagen. Ces trois lettres sont celles sur lesquelles reposent les plus récents véhicules utilitaires intermédiaires du groupe (Audi A7, Bentley Bentayga, Porsche Cayenne et même le Volkswagen Touareg qui est encore disponible ailleurs dans le monde). On compte également le plus rapide du lot, j’ai nommé le Lamborghini Urus, un monstre surélevé que j’ai pu mettre à l’épreuve plus tôt cette année. 

Ce dernier est également le VUS qui me fait le plus penser à ce nouveau Audi Q8, ne serait-ce que par ses portières sans cadre (comme sur le modèle italien) ou même ces deux écrans tactiles et haptiques en plein centre de la planche de bord. Je pourrais également ajouter à cette comparaison italo-allemande le fait que les proportions des deux protagonistes se ressemblent un brin, malgré deux styles complètement différents. 

Il y a aussi la différence de prix qui entre en ligne de compte ici. Le Lamborghini Urus se détaille 232 000 $ canadiens dans sa plus basique version, tandis que l’Audi Q8, livré dans ce cas-ci en version 55 TFSI Technik, commande plutôt un montant de base de 88 800 $. Bien évidemment, pour l’occasion, l’exemplaire qui m’avait été confié était garni de 17 735 $ d’options ajoutées, ce qui fait osciller le montant final à 106 535 $ avant les frais de préparation de 2 095 $.

Photo : V.Aubé

Ce qui est certain, c’est que le département de design a eu la main heureuse avec cet autre VUS à la silhouette plus affûtée et je me dois de féliciter le constructeur de ne pas être tombé dans la mode du hayon « fastback » comme c’est le cas chez les deux autres constructeurs allemands. L’approche d’Audi est plus subtile. 

L’habitacle Audi, toujours la référence?
Depuis plus d’une décennie, la qualité des habitacles de la marque d’Ingolstadt fait souvent parler d’elle pour les bonnes raisons. La rigueur se sent à bord des véhicules du constructeur et c’est encore le cas avec ce multisegment aux prétentions sportives. Disons seulement qu’à côté de l’ancien Q3, le nouveau Q8 passe à un autre niveau. 

La planche de bord n’est pas étrangère à ce fait d’armes avec ses trois écrans haute résolution. Derrière le volant, l’affichage des environs en « vol d’oiseau » est vraiment superbe et facile à utiliser. Un simple coup d’œil sous la ligne du pare-brise et on retrouve ses repères, d’autant plus que l’affichage tête haute guide le conducteur en temps réel.

Photo : V.Aubé
Photo : V.Aubé

Les deux autres écrans tactiles m’ont également surpris pour leur facilité d’utilisation, même si je crois une fois de plus qu’il est encore plus facile de manier trois molettes pour la ventilation. 

Malgré les jantes de 22 pouces (!), le Q8 s’est avéré un agréable compagnon de route, la sellerie du VUS qui n’a pas déçu, surtout avec le massage inclus à la première rangée. Même les sièges de la deuxième rangée sont assez moelleux pour les longs trajets. En limitant le nombre de rangées de sièges à deux, l’espace ne manque pas non plus à l’arrière, idem pour le coffre volumineux. 

Une ligne sportive, mais…
Là où le bât blesse, c’est sous le pied droit. Il manque en effet au moins cinquante chevaux pour donner suffisamment de muscle pour s’extirper adéquatement du tertre de départ. C’est clair, les 335 chevaux de ce V6 suralimenté de 3,0-litres seront suffisants pour la plupart des utilisateurs, mais pour les conducteurs un peu plus exigeants, l’Audi Q8, malgré un très bon comportement sur la route, déçoit. J’ai eu beau changer les modes de conduite du système Drive Select, le Q8 refusait tout simplement de satisfaire mon envie d’accélérer plus adéquatement.

Photo : V.Aubé

Pourtant, la boîte automatique à huit rapports fait de l’excellent travail si on oublie ce délai ressenti lors de certains départs arrêtés. 

C’est dommage, car le Q8 a tout ce qu’il faut pour rester sur la route : un rouage intégral Quattro, une direction aux deux essieux (oui monsieur!), une suspension adaptative et même une direction qui donne suffisamment d’information à celui ou celle qui tient le volant. 

Il est vrai que le poids important du VUS allemand pénalise quelque peu les distances de freinage. Disons qu’à ce niveau, il est préférable de s’habituer au mordant des freins avant de se risquer à une manœuvre plus corsée. 

Et puis – et ce n’est pas nécessairement un défaut –, il y a ce silence de roulement rendu possible à cause de ces fenêtres doubles, notamment. Il ne serait pas difficile de donner à ce gros mastodonte un peu plus de musicalité, ne serait-ce que pour donner l’illusion au conducteur qu’il est aux commandes d’un véhicule utilitaire SPORT! Ce sera vraisemblablement la mission du modèle SQ8. 

Photo : V.Aubé
Photo : V.Aubé

Le mot de la fin
Après quelques jours passés au volant de cet autre protagoniste à la fois utilitaire et aérodynamique, je me rends compte une fois de plus qu’il ne faut pas se fier aux apparences. L’Audi Q8 2019 est un fichu de beau véhicule, hyper bien ficelé et agréable à conduire lorsque la route se tortille un peu, mais il manque un peu de sauce sous le capot pour accompagner cette silhouette d’athlète. 

Ce détail ne devrait pas refroidir l’intérêt des consommateurs envers ce nouveau VUS, surtout ceux qui doivent composer avec la circulation lourde tous les jours, mais quand même, il est de mon devoir de vous informer des forces et des faiblesses des véhicules que j’essaye au quotidien.

On aime

Le design musclé
La qualité d’assemblage
Le confort
Les trois écrans de la planche de bord

On aime moins

Les performances décevantes du V6 suralimenté
Le prix exorbitant des options
Le coût faramineux des pneumatiques (lorsque sera venu le temps de les changer).

Les concurrents principaux

BMW X6
Land Rover Range Rover Sport
Maserati Levante
Mercedes-Benz GLE Coupé
Porsche Cayenne Coupé

Photo : V.Aubé

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