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Audi TT 2004

Audi TT 2004

Du pep dans le soulier! Par ,

Audi TT 2004
Du pep dans le soulier!

De l'aveu même du célèbre designer québécois Paul Deutschman : " l'Audi TT est et sera l'une des plus belles voitures de l'histoire automobile." À l'instar de la Porsche 911, l'Audi TT est le genre de voiture qui ne devrait jamais prendre une seule ride. Au cours des prochaines années, voire des décennies, il serait surprenant que les stylistes de la marque aux quatre anneaux redessinent les rondeurs de la TT. Tout au plus, devrions-nous assister au remodelage de quelques éléments insignifiants comme les phares, les feux arrière et la grille.

Pour les amants de l'histoire, soulignons que les lignes de la TT rendent hommage à l'école de design Bauhaus des années 1920 et aux anciennes voitures de course Auto Union des années 1930. En terminant notre petit cours d'histoire, rappelons que les lettres TT désignent la légendaire course sur route appelée "Tourist Trophy" qui opposait au début du siècle des automobiles et des motocyclettes sur l'île de Man en Irlande.

La cavalerie à la rescousse

Même si la TT s'est fait louanger aux quatre coins de la planète pour sa silhouette unique, personne ne s'est gêné pour lui reprocher le manque de souffle de son moteur quatre cylindres turbocompressé de 1,8 litre développant 180 ou 225 chevaux. Offert sous les formes d'un coupé en 1999 puis d'un roadster en 2000, les performances des modèles TT avaient de la difficulté à suivre le rythme des moteurs six cylindres de la Porsche Boxster S (258 ch), et des récentes Nissan 350Z cabriolet (287 ch) et Infiniti G35 coupé (280 ch). Pour y remédier, les travailleurs de l'usine de Hyôr en Hongrie ont eu la tâche de lui boulonner un nouveau V6 de 3,2 litres. Fort d'une puissance de 250 chevaux, on aurait pensé que les motoristes allemands d'Ingolstadt auraient concocté un cocktail plus explosif pour faire mordre la poussière à la concurrence. Mais non. Toutefois, il ne faut pas croire la TT battue d'avance puisque la nouvelle boîte de vitesses robotisée DSG (Direct Shift Gearbox) excelle à faire galoper les mille sabots de sa cavalerie. Ingénieuse, cette boîte à commande séquentielle est pourvue d'un double embrayage qui permet de réduire le temps de passage des six rapports. Ainsi lorsqu'on sélectionne un rapport vers le haut ou le bas, le suivant est déjà pré-engagé et ne prend que 200 millisecondes (ou 0,2 seconde) pour changer de rapport, le tout d'une façon linéaire et sans à-coups. Qui plus est, il est possible de changer les vitesses via un levier traditionnel planté entre les sièges ou par l'intermédiaire de palettes situées de chaque côté du volant. Par ailleurs, ce genre de transmission n'est pas nouveau puisqu'elle a déjà fait la pluie et le beau temps dans le milieu des années 1980 en championnat du monde des rallyes dans l'Audi Sport Quattro Si.