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Cadillac CT6 2016 : essai routier

Cadillac CT6 2016 : essai routier

Comme à la belle époque Par ,

Jadis une marque réputée pour son expérience de conduite feutrée au possible, Cadillac a décidé, au tournant du siècle dernier, de changer quelques ingrédients de sa recette qui, il faut l’admettre, s’adressait à un public vieillissant. 

Au fil des années, le mot « Sport » est venu s’immiscer dans les groupes de discussion de la marque, Cadillac voulant dorénavant rivaliser avec les ténors germaniques, nippons et même britanniques. Mais ce groupe cible plus traditionnel de Cadillac, celui qui accordait plus d’importance au confort de son salon sur roues, qu’est-il devenu?

Ces acheteurs sont toujours là (un simple coup d’œil au segment intermédiaire le confirme), mais on ne peut pas dire que la stratégie du constructeur américain a porté fruit depuis l’an 2000. La nouvelle berline CT6 2016 peut-elle renverser la vapeur en forçant la berline XTS à la retraite? La question mérite évidemment d’être posée, et ce, même si la majorité des consommateurs qui s’y intéresseront n’auront aucune idée de l’évolution technique entre la XTS et sa remplaçante. 

Un changement de plateforme
C’est que, voyez-vous, Cadillac passe d’une plateforme Epsilon II développée pour des véhicules à roues avant motrices à celle qu’il appelle Omega, cette dernière étant pensée pour accueillir des véhicules à roues motrices arrière. Si les modèles plus abordables de la CT6 peuvent encore limiter la motricité à l’essieu arrière, le modèle qui nous était prêté ajoutait l’option intégrale à l’équation. 

En fait, cette Cadillac CT6 que plusieurs pourraient confondre avec une CTS (ou du moins une version allongée de cette dernière) a bien plus qu’un squelette allégé par l’utilisation d’aluminium et un rouage à 4 roues motrices. Munie de l’ensemble optionnel de châssis actif qui comprend la direction arrière active, la suspension magnétique ainsi que les jantes en aluminium de 20 pouces, la CT6 n’a aucun complexe face à la compétition en matière de tenue de cap.

Ajoutez à cette longue liste d’équipements la première application de l’industrie d’une caméra arrière dans le rétroviseur – une belle occasion pour impressionner le beau-frère –, un régulateur de vitesse intelligent avec assistance active de maintien de la trajectoire, un système anticollision et la vision nocturne améliorée pour ne nommer que celles-là, et vous obtenez une berline phare pouvant être comparée avantageusement aux meilleures de la catégorie. 

Un habitacle digne de l’écusson
Bien que la marque américaine a su peaufiner son image au fil des saisons, ce n’est que très récemment que la qualité générale à bord a atteint un niveau plus que respectable. Les matériaux utilisés sont nobles – le cuir est souple, les caoutchoucs sont épais, les plastiques n’ont pas de défauts et le bois est véritable –, tandis que l’assemblage est on ne peut plus soigné. 

De plus, contrairement à la gamme ATS par exemple, la CT6 offre une planche de bord plus épurée, le nombre époustouflant de touches tactiles ayant été remplacé par des fonctions situées à même le système de divertissement logé dans cet écran de 10,2 pouces. À noter que le système GM est encore l’un des plus jolis à regarder et certainement l’un des plus faciles à manipuler.

Cadillac introduit également un pavé tactile (non loin du massif levier de vitesse) qui, je dois l’admettre, est plus facile à utiliser que celui offert chez Lexus. J’aime particulièrement l’option de grossir l’échelle de la carte du système de navigation avec deux doigts, à la manière des écrans de téléphones intelligents. L’espace ne manque absolument pas à l’avant, mais c’est aussi le cas pour les chanceux qui voyagent en classe affaires à la 2e rangée. Notez que le tunnel de transmission est d’une largeur impressionnante, ce qui ne plaira pas au passager médian.

L’espace pour les jambes semble avoir été conçu pour plaire aux consommateurs chinois qui apprécient cet aspect. La console centrale qui se replie (lorsqu’il y a seulement 2 passagers) agit non seulement à titre d’accoudoir, mais également de rangement pour des objets légers, en plus d’accueillir la télécommande qui contrôle les écrans escamotables installés dans le dossier des sièges avant. Pour avoir accès à ce luxe, il faut néanmoins accepter de débourser 2795 $. Disons qu’un film d’action risque d’être impressionnant avec la chaîne audio Bose Panaray (un supplément de 4255 $) qui comprend pas moins de 34 haut-parleurs. Je le confirme, cette CT6 est un véritable cinéma maison sur roues!

Il est toutefois dommage que les sièges ventilés à l’avant et les sièges chauffants à l’arrière fassent partie de l’ensemble Confort (995 $), un équipement qui devrait, à mon avis, faire partie de l’équipement de série. Remarquez, ce n’est pas la première fois qu’une marque de prestige trouve le moyen de faire payer sa clientèle en moyens. 

Une chose est certaine à propos de cette nouvelle berline : le silence qui règne à bord en roulant sur l’autoroute est ahurissant. Seul le roulement des pneumatiques vient gâcher la fête. 

Au volant
Si vous lisez toujours ces lignes, vous commencez à comprendre que l’essentiel de la Cadillac CT6 se passe à l’intérieur. Pourtant, malgré tous les gadgets installés à bord de ce vaisseau amiral, cette grosse américaine peut encore être conduite par un être humain qui, soyons francs, recherche un cocon pour les longues balades. 

La suspension magnétique fait des merveilles avec nos routes usées, celle-ci jumelant une tenue de route surprenante pour une voiture de cette taille au confort auquel on est en droit de s’attendre de la part d’une berline de luxe. Je ne peux malheureusement pas autant louanger la direction, celle-ci étant plus engourdie que je ne l’aurais anticipé. Le mode Sport ne change d’ailleurs pas grand-chose à cette situation. 

Heureusement, avec son moteur V6 plus progressif qu’explosif, la CT6 est taillée sur mesure pour flotter sur notre réseau routier. Cette grande dame n’a donc pas besoin d’être aussi aiguisée que la CTS-V. De son côté, la boîte de transmission automatique à 8 rapports sait se faire oublier et peut même à l’occasion ajouter un brin de sportivité grâce aux palettes derrière le volant, mais encore une fois, la mission de cette CT6 Premium n’est pas de battre des records, mais plutôt de transporter ses occupants dans le plus grand confort. 

À un prix d’achat de 89 475 $ (avant les frais de transport de 1950 $), cette grande Américaine confirme que nos voisins du Sud possèdent encore l’expertise pour développer une berline idéale pour avaler les kilomètres. La Cadillac CT6 est taillée pour cette tâche, du moins avec cette motorisation. Avec le V6 biturbo, l’expérience doit assurément être plus dynamique!

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Photos :V.Aube
Photos de la Cadillac CT6 2016
2016 Cadillac CT6 (FR)