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Chevrolet Cruze 2011 : premières impressions

Chevrolet Cruze 2011 : premières impressions

Tenue de route et expérience haut de gamme, habitacle spacieux, moteur turbo unique Par ,

En passant, on écrit « Cruze » avec un « Z ». Remplaçant la Cobalt, qui elle avait remplacé la Cavalier, cette nouvelle berline compacte signée Chevrolet débarquera bientôt en tant que modèle 2011. Entre beaucoup d’autres choses, le constructeur américain espère que le cocktail moteur de premier ordre/sécurité/garantie/rapport qualité-prix sera l’équivalent routier d’une bombe larguée dans le camp opposé, où campent les Mazda 3, Honda Civic et Toyota Corolla de ce monde.

On pourra se procurer une Cruze pour moins de 15 000 $ plus tard ce mois-ci. (Photo: Justin Pritchard/Auto123.com)

Avez-vous remarqué comment Honda et Toyota ont graduellement gonflé leur Corolla et Civic sur plusieurs générations afin de faire de la place pour les petites Echo et Fit, respectivement? Eh bien, GM a emboîté le pas avec la Cruze. Grossie afin d’ouvrir la voie pour des offrandes futures encore plus menues comme l’Aveo et les jumelles Spark et Beat, la Cruze soi-disant « compacte » ne le semble pas du tout. En effet, elle est quasiment aussi grosse que la Chevrolet Malibu d’il y a deux générations! L’accès s’apparente à celui d’une grande voiture, et l’habitacle spacieux accueille généreusement quatre adultes.

La finition dudit habitacle sera la clé pour impressionner les acheteurs potentiels, et on dirait bien que les dessinateurs aient fait mouche. Alors qu’on y trouve beaucoup de plastiques rigides, des matériaux soyeux comme du tissu ou du similicuir ornent les portières et le tableau de bord, avançant une pointe de luxe. Des textures contrastantes, des garnitures chromées, des points d’appui en plastique satiné et même un joli volant gainé de cuir montent le ton d’un cran ou deux aussi, selon le degré de finition. Une bonne visibilité, des commandes relativement conviviales et du rangement à portée de la main plus qu’adéquat complètent la liste de raffinements.

Par ailleurs, les indicateurs, le volant et la console centrale rappellent des modèles comme la Malibu et l’Equinox aussi. Bref, l’habitacle de la Cruze n’est pas à des années lumières de ses grandes rivales, mais les essayeurs tâtant le pouls du marché auront l’impression que la Cruze vaut plus cher qu’elle ne l’est vraiment.

Même son de cloche du côté de l’expérience de conduite. La suspension fait un travail exceptionnel, absorbant et détournant les brusqueries et le bruit de la route, ne laissant que de solides boums et le crépitement des pneus s’infiltrer dans l’habitacle. Aucune impression de délicatesse, de rudesse ou de pièces bon marché comme celle que dégagent certains modèles dans la même fourchette de prix : la qualité de conduite de la Cruze s’apparente à celle de bien des voitures deux fois son prix. Pas mal du tout!

Même histoire pour la direction et la tenue de route. Les virages se négocient sans histoires, tandis qu’une direction vive nécessitant peu d’efforts s’avère obligeante et agréablement sportive. Elle est joliment agile sur les routes en lacets et pas du tout nerveuse sur l’autoroute, bien que beaucoup de conducteurs trouveront que la Mazda3 semble encore plus ardente.

Les indicateurs, le volant et la console centrale rappellent des modèles comme la Malibu et l’Equinox. (Photo: Justin Pritchard/Auto123.com)