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Essai de la Lexus RC 350 2019 : rapide, mais pas dangereuse

La RC 350 de Lexus est un cas d’espèce intéressant. Avant que Lexus ne se mette à proposer d’immenses calandres en forme de sablier à l’avant, ainsi que des coloris intéressants autres que le gris, le modèle nous aurait paru déplacé. Cependant, puisque la compagnie est désormais capable de le faire, le produit semble davantage à sa place. Avec cette Lexus coupée, on a tout ça et c’était d’autant plus visible sur le modèle que j’avais à l’essai, drapé d’un jaune impossible à manquer.

Il y a quelques années, la marque était incapable de proposer quelque chose du genre.

Trop ?
La question demeure, toutefois. Est-ce que Lexus en fait trop ici ? Abuse-t-elle des bonnes choses ? J’imagine que ça dépend de ce que vous recherchez lorsque vous magasinez à cette enseigne.

Si vous souhaitez un véhicule qui vous propose des angles, des prises d’air agressives, des phares et feux stylisés, la RC pourrait bien vous séduire. La grille est un élément de design proéminent, mais puisqu’elle est flanquée de phares agressifs, elle ne domine pas le faciès autant que sur le VUS RX, par exemple. De plus, puisque l’avant est plus compact, l’ouverture de la grille n’est pas trop grosse. Enfin, contrairement à d’autres modèles Lexus, la RC 350 est seulement livrable avec l’ensemble F Sport, ce qui signifie qu’il n’y a qu’un seul traitement pour la grille.

Photo : D.Heyman

À l’arrière, l’approche est plus tempérée. On ne retrouve pas un diffuseur ou des pots d’échappement trop massifs. On retrouve toutefois des prises d’air qui ne sont qu’esthétiques et inutiles, sans compter qu’elles déforment le parechoc arrière. On en retrouve aussi à l’avant, mais leur présence est moins dérangeante. Bref, si vous souhaitez un modèle aux lignes plus modestes, vous voudrez peut-être regarder ailleurs.

À bord
À l’intérieur de la RC, c’est une autre histoire. Notre modèle était tout de noir, le seul mariage possible avec le jaune à l’extérieur. Les autres coloris offerts permettent d’y aller avec le rouge à bord. Notre version avançait quelques touches intéressantes, toutefois, comme de l’aluminium brossé à la console centrale et un fini d’alu pour les contrôles de la radio et des modes de conduite. Une horloge analogique se veut la cerise sur le gâteau. D’autres éléments sont présents, mais pas envahissants, ce qui signifie que le style est réussi, mais pas il n’est pas surfait ; j’aime bien.

Néanmoins, c’est plutôt sombre, même avec la présence du toit ouvrant, de série. Le volume intérieur est restreint.

Photo : D.Heyman

Pour les conducteurs de plus grande taille, c’est limite. La console centrale est de plus élevée, ce qui a pour effet de nous faire sentir encore plus encastré dans le siège, peut-être un peu trop même. Tout de même, la position de conduite est bonne et les contrôles sont à portée de main. L’espace pour les jambes est compté, aussi, ce qui fait qu’on a de la difficulté à s’étirer les jambes lors de plus longs trajets. À l’arrière, on retrouve deux sièges, avec crochets pour sièges d’enfants, mais j’ai de la difficulté à voir ces dernières être utilisées pour autre chose que quelques sacs. C’est donc une bonne chose qu’on retrouve un coffre généreux pour ce type de véhicule, soit d’un volume de 295 litres.

En matière de technologie, la grande nouvelle, c’est que la RC est un des modèles que Lexus a décidé de s’ouvrir à Apple CarPlay (pas d’Android Auto encore), et le tout apparaît sur un écran large de 10,3 pouces. Ce dernier propose un affichage clair et coloré, mais la souris et le pavé tactile qui est situé à la console et qui permet de naviguer à travers les menus n’est pas l’approche la plus intuitive qui soit. On se retrouve souvent sur la mauvaise icône, ce qui rend la sélection de certains contrôles ennuyeux.

Quant à la chaîne audio Mark Levinson à 17 haut-parleurs, elle offre une excellente sonorité. Quiconque pourrait croire que d’installer plus de 10 haut-parleurs n’est pas une nécessité à l’intérieur d’une voiture coupée n’en a de toute évidence jamais conduit une. Mieux, ceux-ci sont livrés de série avec la RC 350.

Photo : D.Heyman

La mécanique
Aussi servi d’office est un V6 de 3,5 litres bon pour 311 chevaux et 280 livres-pieds de couple, le tout envoyé aux quatre roues. La seule façon d’obtenir une configuration à propulsion, c’est d’y aller avec le moteur V6 moins puissant de la version RC 300.

Puisque cette mécanique est à aspiration naturelle, la puissance est livrée de façon souple. On doit toutefois faire grimper le régime à 6600 tours/minute pour profiter du maximum de puissance et à 4800 tours/minutes pour soutirer le couple maximum. À 1765 kg, la RC 350 n’est pas une voiture svelte en combinant le fait qu’il faut grimper dans le régime pour obtenir quelque chose, j’ai eu l’impression qu’il manquait un petit quelque chose. On ne parle pas d’un véhicule lent non plus, mais si on le compare avec la Q60 d’Infiniti et son moteur turbo, la RC 350 va être laissée dans la brume rapidement.

Pour la mécanique, si elle fait moins parler d’elle que la peinture, l’expérience au volant est digne d’une grande voiture de tourisme, fruit d’une suspension bien calibrée en ce sens. Cette dernière étudie même les conditions de la route pour s’ajuster en conséquence. Au final, on obtient un rendement confortable en ville et une expérience plus ferme au fur et à mesure que la cadence augmente sur la grande route.

Photo : D.Heyman

On doit seulement composer avec une direction qui affiche un point mort en son centre, qu’importe le mode de conduite que l’on sélectionne (Eco, Normal, Sport et Sport+), ce qui est vraiment dommage. L’instrumentation, partiellement numérique, change de couleur lorsqu’on passe d’un mode de conduite à un autre et avec les réglages Sport, elle passe au rouge et scintille lorsqu’on approche la zone rouge du compte-tours ; voilà qui nous rappelle l’exotique LFA.

Il ne faudrait pas se méprendre, toutefois, la RC 350 est surtout une voiture de luxe. Elle met à profit les bons matériaux à l’intérieur, avance suffisamment de technologie et propose un moteur V6 puissant et souple. Vous devez simplement savoir que l’expérience n’est pas celle d’une pure sportive avec cette RC 350, du moins, elle ne l’est pas autant que son allure le laisse présager. Si vous souhaitez une voiture plaisante à conduite et dotée d’un style accrocheur, vous êtes à la bonne adresse. Si la performance pure est cependant votre tasse de thé, vous ferez mieux de regarder ailleurs.

Les concurrents

Mercedes-Benz Classe C
Audi A5
BMW Série 4
Infiniti Q60

Photo : D.Heyman

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