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Premier essai du GMC Sierra AT4 2019 : pourvoyeur émérite

San Diego, Californie – En grimpant dans la version AT4 du nouveau GMC Sierra 2019, je me suis mis à la recherche de la fiche signalétique qu’on a l’habitude de nous fournir. C’est un rituel. Cette dernière contient une foule de détails concernant la pièce qu’on s’apprête à essayer.

Mais, surtout, elle nous dévoile son prix.

Si le petit déjeuner n’a pas été bien digéré, attention. Avec cette Sierra AT4, je me suis félicité du petit yaourt, des fraises et du jus d’orange ingurgité quelques minutes auparavant ; tout est resté en place en voyant la PDSF (prix de détail suggéré du manufacturier) de 66 365 $ américains.

Ça, une fois la conversion en dollars canadiens effectuée, ça va se résumer à quelque 75 000 $, montant auquel il faudra ajouter les taxes. Au bas mot, vous devrez cracher 85 000 $ pour cette variante. Le prix de base, au fait : 53 200 $ américains.

Où est le problème, dites-vous ? Il n’y en a pas, en fait, car l’acheteur d’une camionnette GMC est prêt à payer et bien libre de le faire. À preuve, 54 % des modèles Sierra portent l’écusson Denali, la mouture la plus chère.

Lisez également notre essai du GMC Sierra Denali 2019

Photo : D.Rufiange

Je me devais toutefois d’amorcer avec cette question de prix, car elle parle. D’abord, elle nous en dit beaucoup sur l’amour des consommateurs pour ce type de véhicule, mais surtout sur l’importance que ces derniers jouent dans la survie et la santé financière d’une division comme GMC.

Déjà, 20 % des camionnettes Sierra commandées sont des livrées AT4.

Ainsi au-delà du véhicule, de ses qualités, de son allure de guerrier et de ses avancées technologiques, il faut d’abord voir un pourvoyeur ; c’est lui qui amène l’eau au moulin chez GMC, comme le fait le Silverado pour Chevrolet.

Plus beau ?
Le cousin du Chevrolet Silverado vous a déjà été présenté. Son descriptif général se trouve ici. On se concentrera donc sur la variante AT4, pensée pour la conduite hors route.

Cela dit, on a beau avoir deux camionnettes issues de la même famille, de l’extérieur, elles adoptent des styles différents. Ça demeure une question de goût, mais sur le fait que le représentant de GMC est simplement plus attrayant, il y a consensus.

Quant à cette version AT4, elle se distingue avec sa grille unique, son débattement supérieur de deux pouces, ses crochets d’arrimage rouge à l’avant, ses pneus spécifiques (18 pouces, 20 en option) et ses écussons AT4 disposés ici et là, notamment.

Photo : D.Rufiange

Dans le bureau…
À l’intérieur, la présentation est… fonctionnelle. Ce n’est pas laid, qu’on se comprenne. La qualité est même décente. Cependant, lorsque comparée à celle de la concurrence, on découvre le talon d’Achille des produits GM. Tout se situe légèrement en retrait, qu’on parle de la présentation visuelle ou de la qualité des matériaux. Un détail pour certains, mais pour d’autres très à l’affût des dernières avancées, il y a lieu d’être déçu.

Pour ce qui est de l’espace et du rangement, c’est nickel ; les cabines sont devenues de véritables bureaux roulants au fil des années. À ce prix, vous le devinez, l’équipement est complet, que ce soit en matière de connectivité ou de sécurité.

Un manque, toutefois. Avec un habitacle surélevé, des marchepieds devraient être fournis de série sur ce modèle. Les acrobaties sont nécessaires pour entrer et sortir.

Photo : D.Rufiange

La boîte… et le hayon
La caisse qui prend place à l’arrière est courte, mais profonde et logeable. On paye pour l’espace qu’il y a à bord, clairement. Dans le cas de cette version destinée aux amateurs de plein air, c’est un moindre mal ; elle verra plus de motos que de feuilles de contreplaqué.

Et le fait saillant, c’est bien sûr ce hayon multifonctionnel. Il se déploie de différentes façons afin de permettre, notamment, un accès plus facile à la caisse. Original, vraiment, sans compter que lorsqu’il est refermé, il présente un élément de design nouveau pour ce type de véhicule.

Une double inquiétude, cependant. On craint déjà les réparations dues à un mauvais fonctionnement, et comme l’a adroitement souligné notre collègue Vincent Aubé, aussi présent à ce lancement, les nombreux joints et sections qui composent ce hayon sont autant d’endroits susceptibles d’être attaqués par la rouille. Et si vous avez déjà pris le temps d’observer des portillons de camionnettes au fil des années, vous savez comme nous qu’ils ne sont pas étrangers à la corrosion.

À surveiller étroitement. On recommandera aux futurs propriétaires d’être proactifs avec des traitements antirouille répétés.

Photo : D.Rufiange

Mécaniquement compétent
Sous le capot de cette version AT4, trois mécaniques sont livrables. Le V8 de 5,3 litres de GM est de série, mais le bloc V8 de 6,2 litres qui propose 420 chevaux et 460 livres-pieds de couple est également proposé. Mieux, un ensemble de performance proposé en option permet d’en majorer la puissance (15 chevaux et 9 livres-pieds de couple). C’est cette mécanique qui équipait notre modèle d’essai. Oui, le véhicule se déménage bien, mais on traîne un poids important, aussi.

Le V8 de 6,2 litres, de même que l'unité diesel (un 6-cylindres turbodiesel Duramax de 3 litres figure aussi au catalogue, travaille de concert avec une boîte automatique à dix rapports. Le V8 de 5,3 litres est quant à lui marié à une transmission automatique à huit vitesses.

Le son est agréable, soit dit en passant. Comment ne pas aimer ?

Évidemment, la motricité aux quatre roues est de série. Le passage d’un mode à l’autre se fait via un simple bouton situé à gauche du volant, sur le tableau de bord. Les aides mécaniques pensées pour les randonnées hors route sont aussi légion, dont la traditionnelle assistance à la descente d’une pente.

Quant au châssis de cette variante, il reçoit un boîtier de transfert à deux vitesses, un différentiel arrière renforcé qui peut être verrouillé et une suspension calibrée pour la conduite hors route et pourvue d’amortisseurs monotubes signés Rancho.

En gros, il a tout pour s’aventurer hors des sentiers battus.

Photo : D.Rufiange

Rendement
Notre essai de cette version AT4 a été relativement court. Il s’est résumé à une balade de 45 minutes en direction d’un sentier hors route… que nous avons ensuite emprunté à la file indienne en suivant un guide.

Rien d’extrême, franchement. Un peu plus tard en journée, un petit exercice plus intense nous attendait, mais encore là, rien de vraiment risqué pour le produit.

On ne doute pas de ses compétences, mais il aurait été agréable de pouvoir le mettre à l’essai dans des conditions plus intenses. Il y a quelques années, Chevrolet nous avait réellement permis de tester la version ZR2 du Colorado. C’est lorsqu’on emprunte des sentiers que l’on pense impossibles à franchir qu’on réalise tout le potentiel d’un véhicule de ce genre.

Là, on n’a pas eu de surprises.

Enfin, sur la route, car c’est majoritairement là qu’il sera conduit, le niveau de confort avancé est très bien. L’acheteur n’a donc pas à craindre les randonnées à vide.

Photo : D.Rufiange

Conclusion
Au cours des deux prochaines années, chaque modèle GMC verra une déclinaison AT4 s’ajouter à l’index. Elles seront toutes compétentes, certes, mais la plus habile demeurera sans doute celle de cette camionnette Sierra.

On l’achètera d’ailleurs pour ça… et pour l’allure différente qu’elle propose. Il sera cependant primordial de bien évaluer vos besoins. La facture sera salée.

Il est vrai que bien souvent, c’est la compagnie qui paye, comme on dit.

GMC le sait que trop bien. On vous le répète, ce produit est d’abord et avant tout une machine à imprimer des billets verts pour elle.

Article par Auto123.com

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