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Infiniti Q50 2.0T 2016 : essai routier

Infiniti Q50 2.0T 2016 : essai routier

Pour l’homme pragmatique Par ,

Supposons que je sois un homme raisonnable, un père, un mari (actuellement fiancé), et que j’aime conduire. Quand je me trouve au volant d’une charmante berline de luxe bien équipée et assez puissante, je me demande pourquoi je m’intéresse à toutes ces machines infernales à 2 places qui génèrent plus de 500 chevaux.

Prenons par exemple la nouvelle Infiniti Q50 2.0T 2016 que je viens d’essayer pendant une semaine sur plus de 1 200 kilomètres. C’est peut-être la voiture la moins chère de la gamme, mais selon moi, il s’agit aussi du meilleur achat qu’on puisse faire chez un concessionnaire Infiniti.  Sa liste de commodités de série est longue, son prix est judicieux et sa puissance, bien calculée. 

Nous sommes à l’aube de 2017 et un moteur de 200 chevaux est presque rendu banal, voire une raison de ne PAS acheter un véhicule en particulier. Or, si vous lui donnez une chance de se faire valoir, un petit 4-cylindres turbocompressé risque fort de vous impressionner. C’est justement l’as caché de la Q50 2.0T. 

La force d’Infiniti
La division de luxe de Nissan a travaillé dur pour se tailler une niche parmi les géants allemands et les autres marques de luxe japonaises. En se positionnant comme un fabricant de voitures de performance, elle a réussi à offrir une véritable alternative à l’indétrônable BMW Série 3 aux yeux de plusieurs, ce qui n’est pas un mince exploit. 

La G35 a défriché le terrain il y a un certain nombre d’années, mais ce n’est qu’aujourd’hui qu’Infiniti récolte les vrais fruits. On le constate par la façon dont la Q50 se comporte sur la route. Cependant, dans l’espoir de rester un chef de file, la compagnie a décidé de remplacer tout l’analogique par de l’électronique. 

Le mordu du volant que je suis trouve l’expérience de conduite agaçante, mais mon côté pragmatique apprécie le fonctionnement transparent de la voiture. L’Infiniti Q50 2.0T 2016 est solide sans se montrer dure, avec une direction précise et rapide d’exécution. Le confort de roulement est adéquat, mais sans plus, ne serait-ce que parce que la suspension adopte des réglages plus sportifs.

Conduire la Q50 est loin d’être ennuyant. On peut remercier divers éléments, surtout la direction à assistance électrohydraulique variable selon la vitesse de la voiture ainsi que le système de traction intégrale qui privilégie les roues arrière. La première se veut docile et bien dosée, une combinaison idéale pour obtenir une sensation sport. Par ailleurs, à la différence de plusieurs rouages de la concurrence qui se concentrent sur les roues avant, celui de la Q50 fait travailler davantage le train arrière, si bien que l’effet de sous-virage est négligeable à moins de forcer trop la note.

Puissance pragmatique
Jusqu’à tout récemment, les moteurs V6 de la fameuse série VQ avaient l’exclusivité sous le capot de l’Infiniti G35/G37/Q50. Le modèle 2016 apporte toutefois plusieurs changements. Dites adieu au V6 atmosphérique et bonjour à des V6 turbocompressés VR de 3,0 litres, l’un développant 300 chevaux (Q50 3.0T) et l’autre, 400 chevaux (Q50 Red Sport 400). 

Ce n’est pas tout : le nouveau moteur de base est un 4-cylindres turbo de 2,0 litres emprunté à Mercedes-Benz, le même que dans le nouveau multisegment QX30 d’Infiniti. Ses 208 chevaux paraissent ordinaires, mais ne sous-estimez jamais l’impact du couple ― 258 livres-pied dans ce cas-ci, qu’on peut exploiter pleinement à un régime qui dépasse à peine la marche au ralenti. Il en résulte des accélérations étonnamment fougueuses au décollage. 

J’admire depuis longtemps la boîte automatique à 7 rapports d’Infiniti. Malgré l’absence de sélecteurs manuels sur le volant, elle s’implique beaucoup dans la conduite, notamment en faisant correspondre le régime du moteur avec le rapport engagé lors des rétrogradations. Elle effectue du très bon boulot dans toutes les circonstances, mais personnellement, je trouve qu’elle préfère qu’on la mette à l’épreuve au lieu de se la couler douce. Comprenez-moi bien : cette boîte de vitesses se débrouille habilement dans la circulation de tous les jours, mais elle ne se fait pas prier pour descendre de quelques rapports quand il faut dépasser.

Sur l’autoroute, la Q50 2.0T est parfaitement conçue pour assurer notre bien-être… et celui de notre portefeuille au moment de faire le plein. J’ai parcouru 1 260 kilomètres avec elle et sa consommation moyenne s’est chiffrée à 8,6 L/100 km, ce qui est très satisfaisant. 

Dur pour le dos et les fesses
La grande faiblesse de l’Infiniti Q50 2016, ce sont les sièges avant dits « zéro gravité ». Je sais bien que les designers ont déployé beaucoup d’efforts pour concevoir des sièges confortables, mais mon partenaire d’essai et moi n’avons pas arrêté de nous tortiller durant notre promenade de 5 heures. 

Si l’action partiellement télescopique de la colonne de direction n’aide pas à trouver une bonne position de conduite, je blâme principalement le manque de support latéral et lombaire qui nous donnait carrément l’impression d’être assis sur des surfaces plates. Au moins, le roulement silencieux de la voiture et son système multimédia très divertissant nous ont gardés de bonne humeur. 

Contrairement à certains fabricants, Infiniti a trouvé un moyen intelligent d’intégrer 2 écrans sur le bloc central et de les faire travailler en parfait unisson. La combinaison d’un affichage tactile et d’une molette de commande permet de naviguer facilement et rapidement. En outre, l’infographie et la qualité de l’interface en général sont de premier ordre. 

Pour le reste, l’habitacle ergonomique de la Q50 est le résultat d’un design moderne et d’un aménagement convivial à parts égales. La finition est superbe et digne des rivales allemandes.

La meilleure version
Vendue à partir de seulement 39 900 $, l’Infiniti Q50 2.0T 2016 vous en donne beaucoup pour votre argent. L’ajout de l’ensemble Privilège à 4 000 $ (système de navigation, sièges en cuir chauffants, chaîne ambiophonique Bose Centerpoint, etc.) en fait une voiture complète. 

Ceci dit, je suggérerais quand même à Infiniti d’offrir en option les sièges sport de la Q50 3.0T et/ou de les combiner avec les jantes de 19 pouces de cette même version dans un ensemble à 3 000 $. Ainsi équipée, la Q50 2.0T deviendrait encore plus attrayante. 

C’est mon point de vue pragmatique. 

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Photos :M.St-Pierre
Photod de l' Infiniti Q50 2016