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Jeep Wrangler 2018 : une nette progression à tous les niveaux

Jeep Wrangler 2018 : une nette progression à tous les niveaux

Le nouveau Wrangler coûte plus cher, mais vous serez quand même gagnant Par ,

Tucson, Arizona — Fraîchement débarqué au Salon de l’auto de Los Angeles au début du mois de décembre, le nouveau Jeep Wrangler 2018 fait déjà l’envie de tous les amateurs du légendaire 4x4 à travers le monde. Inutile de vous dire que l’excitation était à son comble lorsque les gens de FCA Canada nous ont invités au lancement officiel de la 8e génération de l’un des plus emblématiques véhicules à avoir foulé la planète Terre depuis les années 1940.

Pas de doute, c’est toujours un Jeep!
Nous avions déjà aperçu les premiers clichés officiels du nouveau Wrangler, mais à notre arrivée dans le désert de l’Arizona, une inspection en règle nous a permis de découvrir quelques éléments qui rendent ce modèle JL différent de son prédécesseur (qui portait l’appellation JK). 

Il faut l’avouer, le design de l’édition 2018 ressemble à plusieurs niveaux à l’ancien. C’est plutôt dans les détails que ce nouveau Jeep se distingue. Par exemple, à l’avant, la grille de calandre compte toujours 7 fentes verticales, mais celles-ci adoptent une forme rectangulaire, tandis que les phares circulaires s’immiscent à l’intérieur des 2 dernières fentes, un clin d’œil au modèle CJ. Notez également l’inclinaison dans la portion supérieure, cette modification s’inspirant du modèle YJ. Les blocs optiques peuvent désormais être équipés de diodes électroluminescentes, les phares adoptant un joli cerceau lumineux, une signature qui ne ment pas sur la marque du véhicule. La version Sport doit toutefois se contenter de phares conventionnels.

De profil, une arête très discrète pratiquée dans la carrosserie contribue à donner un peu plus de muscle au véhicule qui, au passage, a gagné en volume de fenestration. À l’arrière, la fenêtre est plus large (on ne s’en plaindra pas!), le pneu de secours ayant été abaissé, tandis que la plaque d’immatriculation a été déplacée à l’intérieur du parechoc. Le design des feux de position est également plus moderne sur les livrées cossues, une particularité qui ne s’applique pas encore une fois au Wrangler de base.   

Si la version Sahara joue la carte élégante avec le chrome et les jantes plus habillées, le Wrangler Rubicon se veut plus agressif, ses arches de roues élargies étant installées plus haut de manière à pouvoir accueillir des pneus de 33 pouces de série (une monte de 35 pouces est possible sans modification, nous dit-on), tandis que les quelques composantes noircies à l’extérieur contribuent à cette ambiance « hors route ». 

Un Wrangler à la diète
Cette nouvelle édition du Jeep Wrangler se devait d’être plus écoénergétique — comme tout nouveau véhicule de nos jours, d’ailleurs. Les ingénieurs de FCA ont donc travaillé à réduire sa masse. Le Wrangler 2018 fait encore appel à un châssis en échelle, ce dernier ayant bénéficié de l’utilisation d’acier à haute résistance. Mais ce n’est pas tout, car plusieurs composantes de la carrosserie sont désormais en aluminium, comme les portières, le capot, le hayon arrière et même le cadre du parebrise. 

Résultat : le véhicule est plus léger que l’ancien d’environ 90 kilos. Ajoutez à cela 2 groupes motopropulseurs améliorés et vous obtenez un Jeep Wrangler plus économique à la pompe. 

Justement… du nouveau sous le capot!
D’entrée de jeu, le Wrangler 2018 conserve son V6 Pentastar de 3,6 litres comme moulin de base. Produisant 285 chevaux et 260 livres-pied de couple, ce 6-cylindres à aspiration normale poursuit sa route avec une boîte manuelle à 6 rapports ou une toute nouvelle boîte automatique à 8 vitesses. La technologie d’arrêt/démarrage a été ajoutée à l’équation, question de sauver quelques sous de plus à la pompe.  

Mais puisque la mode est à la réduction des cylindrées, un tout nouveau moteur turbo à 4 cylindres de 2,0 litres développant 270 chevaux et un couple plus généreux de 295 livres-pied vient s’ajouter au catalogue des options. Ce bloc serait le même que celui employé sous le capot de l’Alfa Romeo Giulia… avec quelques différences au niveau de la tête du moteur, toutefois. Notez que seule l’automatique à 8 rapports fait équipe avec ce turbo de 2,0 litres, qui introduit la technologie eTorque, un système hybride qui autorise non seulement des arrêts aux feux rouges, mais aussi l’assistance électrique, la coupure prolongée de l’alimentation, la gestion du passage des vitesses, le chargement intelligent de la batterie et le freinage régénérateur. 

D’ici un an, le Jeep Wrangler sera également offert avec un V6 EcoDiesel de 3,0 litres d’une puissance de 260 chevaux et d’un couple de 442 livres-pied. Lui aussi sera exclusivement accouplé à la boîte automatique à 8 rapports, mais celle-ci sera adaptée pour bien gérer ce gargantuesque couple. Et ce n’est pas tout : croyez-le ou non, une variante hybride rechargeable est dans les plans pour 2020! 

Plus raffiné, le Wrangler?
Sans surprise, les améliorations au niveau de l’habitacle sautent aux yeux. Les matériaux sont de plus belle facture et l’assemblage est plus rigoureux que jamais. Évidemment, c’est plus facile à remarquer à bord d’une livrée Sahara ou Rubicon, le cuir et les métaux véritables ajoutant à l’ambiance, mais il faut l’avouer, c’est également mieux fini à bord du Wrangler Sport de base, même s’il doit se contenter de surfaces en plastique rigide et de manivelles pour l’ouverture des fenêtres.  

La planche de bord rectiligne, de son côté, s’inspire de plusieurs modèles du passé. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’aspect fonctionnel a pris le dessus, les commandes de la ventilation étant judicieusement placées juste au-dessus de celles de l’ouverture des fenêtres électriques au centre, un emplacement nécessaire à cause de la possibilité d'enlever les portières. Mentionnons également la présence du système UConnect de 4e génération (non disponible avec le petit écran) qui a gagné en vitesse d’exécution en plus d’avoir droit à des graphiques plus clairs. Jeep offre 3 grandeurs d’écran tactile, soit 5, 7 ou 8,4 pouces. Le bloc d’instrumentation a aussi été révisé pour inclure un écran qui réunit une foule d’informations utiles derrière le volant. 

Une bonne note aux ingénieurs qui ont enfin intégré une colonne télescopique à la direction. Le volant est lui aussi très agréable à tenir en main, mais on ne peut pas louanger la sellerie. Elle est plus enveloppante qu’auparavant, sauf qu’il manque encore un peu de rembourrage pour isoler les passagers des irrégularités du chemin.     

Le Jeep Wrangler est l’un des seuls véhicules « démontables » du moment. On peut enlever les portières, abaisser le parebrise, sans oublier le toit amovible. Le nouveau modèle n’échappe pas à cette règle, mais tout est plus facile. Le parebrise ne compte que 4 boulons à enlever pour l’abaisser vers l’avant. Les portières sont relativement simples à enlever également, mais c’est au niveau du toit que ça s’améliore grandement. Outre le fait que le toit souple soit plus simple à replier vers l’arrière, c’est l’option rigide qui impressionne. Les panneaux arrière et ceux au-dessus des passagers s’enlèvent en un tour de main. Jeep introduit aussi l’option Sunrider, une toile repliable vers l’arrière qui transforme le toit rigide en décapotable en quelques secondes. 

Au volant
Le constructeur avait 2 objectifs avec ce nouveau Wrangler : améliorer ses capacités hors route (ça va de soi) et surtout rendre l’expérience sur route plus agréable. 

Loin du bitume, le Jeep Wrangler 2018 demeure intouchable ou presque, comme nous l’a démontré une brève séance de « rock climbing » au volant d’une livrée Rubicon. Avec 2 systèmes 4x4 disponibles, des essieux Dana améliorés, une boîte de transfert à 2 vitesses, un verrouillage électrique des essieux, sans oublier le différentiel autobloquant, le Wrangler n’a rien à craindre. 

Toutefois, l’iconique Jeep n’avait pas le choix : il devait être plus docile sur la route. Après plusieurs kilomètres à son volant, je peux confirmer que le 4x4 est résolument plus doux que par le passé.

La suspension filtre beaucoup mieux les imperfections de la route, la direction communique un peu mieux (même si on a encore l’impression de conduire un Jeep) et la transparence de la boîte automatique est un atout indéniable. Le nouveau moteur turbo étonne lui aussi lorsque vient le temps d’effectuer un dépassement sur l’autoroute, le couple disponible à bas régime étant responsable de ce phénomène. 

Nous avons également pu conduire une version Sport 2 portes munie du V6 et de la boîte manuelle. Le premier constat par rapport au levier de vitesses, c’est qu’il ne vibre plus comme sur le modèle antérieur. Les puristes s’indigneront peut-être de cette situation, mais au final, la boîte manuelle est plus précise à mon avis.     

Plus cher malgré tout
Remodelé d’un bout à l’autre, le nouveau JL sera commercialisé à côté du modèle JK cette année, le vieux Wrangler étant encore prisé des amateurs. Le hic, c’est que l’arrivée du nouveau 4x4 signifie également une escalade des prix. En effet, le Wrangler Sport 2018 à 2 portes débute à 33 945 $, alors que celui de l’ancienne génération commandait une somme minimale de 27 945 $. On fait le même constat avec les livrées plus cossues. 

Bref, il sera intéressant d’observer la réaction du public face à ce repositionnement du Jeep Wrangler. Je parie toutefois que le constructeur ne devrait pas avoir trop de problèmes à écouler son nouveau porte-étendard.  

 

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Photos :V.Aubé
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