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Essai à long terme du Kia Niro EV, 4e partie

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Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Niro EV. Aujourd’hui, la 4e partie.

À voir aussi : Essai à long terme du Kia Niro EV, 1e partie : le constructeur, le chroniqueur et le (jeune) amateur

À voir aussi : Essai à long terme du Kia Niro EV, 2e partie : l’électrique, ça ne date pas d’hier

À voir aussi : Essai à long terme du Kia Niro EV, 3e partie : examinons ce Niro de plus près

Merci Michel pour le passage de relais, et surtout pour l’excellente présentation jusqu’à présent du Kia Niro électrique.

Pour avoir échangé avec plusieurs personnes autour de nous, que nous connaissions ou pas, nous nous sommes rendu compte ces dernières années que le véhicule électrique intrigue beaucoup. Pourquoi ? Tout simplement, parce que le commun des mortels a l’habitude de conduire un véhicule, de s’arrêter à une station-service, de faire le plein, puis de repartir. C’est simple !

Comme le disait l’ingénieur et inventeur américain Charles F. Kettering : « Le monde déteste le changement, c’est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser ». Avec les véhicules électriques, c’est en plein ça.

Kia Niro EV, écusson
Photo : D.Boshouwers
Kia Niro EV, écusson

Nous nous demandions aussi comment nous allions réagir en conduisant un véhicule électrique quotidiennement, pendant plusieurs semaines. Comment allions-nous gérer l’autonomie ? Allions-nous courir tous les jours aux chargeurs rapides pour compenser le fait que nous devions brancher le chargeur sur une pauvre prise de courant de 110 V, à la maison ? Et si nous prenions l’autoroute, est-ce que l’autonomie de la batterie allait fondre au soleil ? Toutes ces questions et plus encore semblaient fondées.

La gamme des niveaux
La Kia Niro EV est équipée d’une batterie de 64 kW qui lui procure une autonomie de 380 km, selon Kia. Le constructeur affirme aussi qu’il faut 59 heures pour la recharger complètement en utilisant son chargeur de niveau 1 avec boîtier de commande ICCB (In-cable control box). Il vous suffit alors de vous branchez sur du 110 V, à la maison. On parle d'un circuit de 20 ampères, avec une capacité de 1,4kW/heure. Patience est de mise...

Le niveau 2, maintenant. Vous pouvez utiliser le même câble (avec une prise différente) pour vous connecter à une prise de 240 V ou à une borne de recharge de type EVSE (Electric Vehicle Supply Equipment). L’une ou l’autre vous permettront de recharger votre véhicule en 9 h 30 min environ. C’est ce type d’installations que la plupart des acheteurs de véhicules électriques choisissent. Il s'agit alors d'un circuit à 40 ampères, et la capacité peut varier entre 6,2 and 7,6 kW/heure.

La Niro a l’avantage de pouvoir charger à un rythme de 7,2 kW/heure, avec une borne de 48 ampères (et non de 30). En une heure, vous pourrez récupérer environ 65 km d’autonomie. Ce chiffre est très important, car lorsque votre véhicule n’a plus que 100 km d’autonomie environ, vous saurez qu’avec trois heures de recharge, vous pouvez ajouter presque 200 km.

Kia Niro EV, de haut
Photo : D.Boshouwers
Kia Niro EV, de haut

La Niro a d’ailleurs une fonction très pratique permettant de régler la durée du temps de la recharge. Ainsi, si vous rentrez  à la maison à 21 h, vous n’aurez pas à ressortir à minuit pour débrancher votre voiture. Il vous suffira de programmer le système du véhicule avant de débarquer ou de le faire en utilisant l’application du constructeur.

Parlons maintenant de notre propre expérience. Comme des cordonniers mal chaussés, nous n’étions pas équipés d’une borne de recharge à la maison. Notre seule bouée de sauvetage était notre prise de courant ordinaire. Et bien, vous savez quoi ? Cela n’a posé aucun problème durant les huit semaines où nous avons conduit ce véhicule; une période d’essai durant laquelle nous avons tout de même parcouru plus de 3 000 km.

À force d’accumuler des kilomètres au compteur, nous avons même remarqué qu’en le branchant ainsi, nous récupérions environ 1 %/heure. Donc, si pour nos déplacements quotidiens nous parcourions environ 80 km, principalement en configuration urbaine et en mode de conduite normale, nous utilisions environ 17 % de la batterie ! Le soir, de retour à la maison, nous branchions notre véhicule et le lendemain, en partant, nous n’avions qu’à calculer le nombre d’heures durant lesquelles elle avait été branchée pour savoir quel pourcentage de la charge de la batterie avait été récupéré. Ainsi, si la voiture était restée branchée 13 heures, nous avions fait un gain supplémentaire d’environ 13 %.

Kia Niro EV, trois quarts arrière
Photo : D.Boshouwers
Kia Niro EV, trois quarts arrière

Pour une recharge plus rapide, par exemple au moment de décamper pour un voyage de Montréal à Sherbrooke alors que la batterie avait moins de 50 % de sa charge, il suffisait de s’arrêter à une borne de 100 kW pour la faire grimper à 91 % en 40 minutes.

Je sais. Je vous entends d’ici dire que 40 minutes pour effectuer une recharge, c’est trop long ! C’est vrai. Mais on commence à trouver de ces bornes un peu partout. Donc, vous pouvez brancher votre véhicule et, pendant la recharge, aller faire des courses, prendre un café ou savourer une collation.

La bonne nouvelle, c’est que les bornes à 350 kW commencent, elles aussi, à se multiplier. Avec ces bornes-là, on serait en mesure de passer de 5 % à 80 % de la charge de la batterie en une vingtaine de minutes seulement.

Quoi qu’il en soit, à la maison, nous nous sommes fort bien débrouillés pendant près de deux mois sans borne de niveau 2. Si la très grande majorité des acheteurs de véhicules électriques vont s’équiper d’une borne de recharge rapide pour leur domicile (maison ou immeuble à condo) au moment d’acheter leur véhicule, il est rassurant de savoir que les bornes de recharge rapide servent essentiellement à faire de longs voyages.

Bornes de chargement rapide de Petro-Canada
Photo : Petro-Canada
Bornes de chargement rapide de Petro-Canada

Là encore, il faut répéter que les bornes de recharge à 350 kW et plus sont de plus en plus nombreuses au pays et, sans surprise, on les retrouve le long des grands axes routiers qui traversent le pays. Une mention va à Petro-Canada, qui a pris les devants en équipant certaines de ses stations-service de bornes de recharge rapide.

Nous pensons d’ailleurs que les pétrolières tiennent leur avenir entre leurs mains. Si elles ne veulent pas manquer le bateau, elles n’ont qu’à installer des bornes de recharge dans leurs stations-service dès maintenant.