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Essai à long terme de la Mazda MX-5 2021, partie 4 de 5

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Auto123 met à l’essai à long terme la Mazda MX-5 2021. Aujourd’hui, la partie 4, alors qu’on discute avec Monsieur Miata.

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Dans mes trois premières chroniques sur la Mazda Miata/MX-5, je vous ai fait part de mes impressions. Que diriez-vous maintenant de lire les commentaires de quelqu’un qui a fait du petit roadster japonais sa passion et son gagne-pain ?

Je vous présente Henri Perron, 59 ans, l’actuel directeur des ventes de Montmagny Mazda. Voilà huit ans qu’il travaille dans cette concession du groupe Fréchette Thibault au Québec. Avant, il avait bossé 12 ans chez Lévis Mazda et aussi une année chez Premier Mazda, à ses débuts comme conseiller aux ventes. Voilà donc 21 ans que Henri vend des automobiles Mazda. Inutile de préciser qu’il les connaît sous toutes leurs coutures.

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Henri Perron, de Montmagny Mazda
Henri Perron, de Montmagny Mazda

Il a vendu jusqu’à présent un total de… 161 Miata ! Ça lui en fait presque huit par année de carrière ! Bien entendu, il en possède une. En 2009-2010, Henri a également été le président du Club Miata de la région de Québec. Des clubs du genre, la Belle Province, le Canada, l’Amérique du Nord en compte plusieurs. Nous y reviendrons d’ailleurs dans la prochaine chronique.

Pourquoi cette popularité ?
La première chose que j’ai voulu savoir en rejoignant Henri au téléphone, c’est comment expliquer que l’engouement pour ce cabriolet ne fléchit pas depuis 1989 ?

« Premièrement, grâce à son rapport qualité/prix. Il n’y a pas un autre véhicule qui accote la Miata sous cet angle (note : sans se consulter, Henri et moi avons choisi instinctivement d’utiliser le nom Miata dans notre conversation… même si ça trahit notre âge). Ensuite, quand tu y fais attention, ça ne brise pas. À la concession, nous venons de changer l’embrayage de la Miata 1999 d’un client qui compte 500 000 kilomètres au compteur ! »

« À part ça, parlez à votre collègue Jacques Bienvenue (salut Jacques !). Il va vous raconter comment avec sa propre Miata, sur la piste du Mont-Tremblant, il réussissait des meilleurs temps qu’au volant d’une Porsche 944 Turbo. Pas à cause des performances mais parce que c’est un aimant sur la route. Ça tient les courbes, c’est l’enfer ! »

Quel est le client-type de la Miata, Henri ?

« Je dirais que 70% de mes clients sont des anciens motocyclistes. Il a plus de 50 ans et il veut s’acheter une Miata parce qu’il est écoeuré de se promener à moto, avec du cuir épais de même sur lui quand on crève de chaleur. Il veut toujours vivre le sentiment d’évasion que lui procurait la moto mais différemment. »

« Quand je rencontre un nouveau client, je lui rappelle toujours trois vérités. Un, quand tu prends un virage avec ta moto, ta femme te tape dans le dos comme si c’était un tambour pour te demander de prendre ça plus mollo. »

« Deux, quand tu commences ta virée dans la magnifique région de Charlevoix et qu’il se met à pleuvoir des clous, tu trouves ta balade moins drôle. »

« Trois, quand tu reviens sur la Grande-Allée, qu’il fait beau et que tu repères un excellent resto, tu suggères à ta femme de s’y arrêter. Elle te répond : « Es-tu malade ! M’as-tu vu les cheveux sous le casque ! »

« En Miata, même quand il commence à pleuvoir le toit baissé, on ne se fait pas vraiment mouiller (note : c’est vrai, je l’ai vérifié, ça tient presque de la magie, comme si les gouttes de pluie craignaient la cabine), sauf l’épaule près de la vitre. De toute façon, le temps de t’arrêter sous un viaduc et tu refermes la capote en criant ciseau. »

M. Henri Perron, en compagnie d'une Mazda MX-5 2021
M. Henri Perron, en compagnie d'une Mazda MX-5 2021

Le budget aussi
Insatiable et incollable sur le sujet, Henri poursuit : « La Miata ne coûte pas plus cher qu’une Harley. Mais quand tu l’achètes, c’est que tu es rendu plus à l’aise financièrement dans ta vie. Parce que, règle générale, la Miata ne sera pas ton seul véhicule. »

« Prend ma fille. Elle aimerait ça avoir sa Miata mais elle n’a pas les moyens. Ni le temps, avec le boulot, la famille, etc. Ce qui fait qu’elle emprunte la mienne… »

« L’hiver, on rencontre des exceptions. J’ai un ami, Luc Bertrand, qui a conduit sa Miata dans la neige pendant les trois années de sa location. Il m’a dit qu’il a eu un gros fun noir à multiplier les dérapages contrôlés. Cela dit, je peux te dire que les gens vont faire passer l’hiver dehors à leur deuxième véhicule tandis que la Miata, elle, sera bien au chaud dans le garage. Je crois que si certains ne se gardaient pas une p’tite gêne, ils l’installeraient dans leur salon ! »

Malgré tout l’amour que les propriétaires de Miata portent à leur auto, est-ce qu’on entend quand même parfois des commentaires négatifs ?

« Pour être franc, dans notre club Miata, on déplore que l’auto n’ait plus de coffre à gants depuis 2016 (note : selon Henri, pour faire plus de place à l’électronique dans le tableau de bord / on trouve un petit compartiment de rangement derrière soi, entre les deux sièges, mais il n’est pas très convivial), on n’aime pas la bosse dans le plancher côté passager et des puristes n’apprécient pas vraiment la RF (le modèle targa dont nous avons parlé dans la précédente chronique). Mais esthétiquement, je crois que la RF est l’une des plus belles autos au monde ! »

Es-tu surpris, Henri, de la popularité de la transmission automatique ?

« Jusqu’en 2005, 99% des acheteurs choisissaient la manuelle parce que l’automatique à 4 vitesses dépensait plus de gaz et ne tirait pas. Mais depuis 2006, elle a gagné deux rapports, elle est plus économique à la pompe et le feeling est bon. Les chroniqueurs automobiles me font rire quand ils ne jurent que par la manuelle. Sur une piste, je vais réaliser des meilleurs temps qu’eux avec mon automatique parce que, moi, j’ai les deux mains sur le volant. À chaque fois que tu embrayes à la mitaine, je gagne des pieds sur toi. Ce n’est quand même pas pour rien que le système des palettes au volant s’est répandu en F1. »