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Mazda RX-7 Spirit R Type A 2002

Mazda RX-7 Spirit R Type A 2002

L'esprit de la Mazda RX-7 Spirit Par ,

Je suis né au milieu des années 1970 (oui, ça fait un bail, je sais) et ma passion pour les voitures remonte à cette même époque. Au cours de la décennie suivante, j’ai fantasmé sur des créatures exotiques telles que la Lamborghini Countach, la Ferrari Testarossa et bien sûr Samantha Fox. Dans les années 1990, tout ce qui avait 4 roues et un aileron me rendait gaga, mais il faut dire aussi que l’industrie nous a offert de méchants beaux cadeaux à ce moment-là.

Les voitures européennes ont conquis mon cœur il y a longtemps, mais j’ai toujours un gros faible pour les bolides importés du Japon également. En 1993, j’ai d’ailleurs acheté comme premier véhicule un coupé Mazda 626 LX 1985, suivi d’une paire de MX-6 GT. Donc, même si je voulais une Volkswagen GTI, je me suis ramassé avec 3 Japonaises. Voilà qui en dit long.

Une machine à voyager dans le temps, svp!
Entre la fin des années 1980 et le tournant du 21e siècle, des marques comme Toyota, Honda, Nissan et Mazda nous ont donné des merveilles comme la Celica Alltrac, la Supra, la NSX, l’Integra Type R, la 240 SX, la 300ZX, la Miata et la RX-7. Je regarde cette liste et je me dis que les 15 dernières années ont été pas mal ennuyantes en comparaison.

La RX-7, en particulier, occupe une place spéciale dans mon garage de rêve. La génération finale de la sportive de Mazda a vu le jour chez nous en 1993 et je me souviens de l’avoir aperçue pour la première fois dans la salle d’exposition du concessionnaire où je faisais entretenir mes voitures à l’époque. Il s’agissait d’un modèle Touring rouge avec boîte manuelle. Je ne sais pas combien de fois je me suis assis dedans (de même que dans les nouvelles MX-3 et MX-6) en attendant que mes voitures soient prêtes.

La naissance d’une déesse
Malheureusement, la RX-7 a cessé d’être importée ici en 1995 à cause du taux de change défavorable, sans parler du prix relativement élevé, de la consommation d’essence et d’une baisse de popularité des voitures sport en général. La production a tout de même continué au Japon jusqu’en 2002, culminant avec la plus glorieuse de toutes les RX-7, la Spirit R.

Bon, il y a eu plusieurs autres éditions spéciales au fil des ans, mais l’ultime Mazda RX-7 a marqué le couronnement d’une génération hors pair avec sa carrosserie légère, son moteur rotatif biturbo plus puissant que jamais et ses freins à disques ventilés.

Les 1 504 derniers exemplaires de la RX-7 fabriqués par Mazda étaient tous des Spirit R. Trois versions étaient proposées : Type A, Type B et Type C. La première se voulait la plus importante et ses 1 000 unités comprenaient un volant à droite.

La Mazda RX-7 Spirit R Type A 2002 que j’ai eu la chance d’essayer récemment avait toutefois un volant à gauche…

Comme une licorne
Les histoires sur l’origine de cette voiture unique diffèrent. Certains prétendent que les dirigeants de Mazda en Amérique du Nord en voulaient une, alors ils ont modifié une RX-7 existante en lui greffant tous les meilleurs morceaux de la version Spirit R. J’ai aussi entendu dire qu’il s’agissait d’un cadeau offert au président de Mazda aux États-Unis à l’époque : on a importé du Japon une vraie Spirit R et les employés l’ont convertie pour que le volant soit à gauche. Ceci explique le côté unique de la voiture et le NIV particulier que vous voyez dans la galerie de photos.

Croiser une Mazda RX-7 de 3e génération est un peu un événement en soi, car de 1991 à 2002, moins de 70 000 ont été produites. Sur notre continent, elle est restée de 1993 à 1995, trouvant à peine plus de 10 000 preneurs. Bref, je me compte extrêmement chanceux et privilégié d’avoir pu conduire cette RX-7 Spirit R.

Encore belle à mourir
En 2002, des jantes de 17 pouces, un aileron arrière et des phares antibrouillard étaient sensas, mais aujourd’hui, on retrouve tout ça sur une Toyota Corolla S.

Bien sûr, on ne parle pas d’un aileron ordinaire sur la Spirit R; il est ajustable. Les roues, elles, sont faites d’un alliage léger, tandis que les phares antibrouillard s’intègrent à un superbe parechoc. Quant à la silhouette de la voiture, elle est plus mince et plus sexy que l’était mademoiselle Fox dans le temps.

J’ai de la difficulté à trouver les bons mots pour décrire cette RX-7. La simplicité des lignes, les proportions, le devant, les phares rabattables, le hayon, la découpe des portières, etc. J’arrive à cerner les éléments que j’aime sur cette voiture, mais jamais je ne pourrai lui rendre justice. La peinture Gris titane métallique était monnaie courante à l’époque, mais 4 autres couleurs figuraient au menu.

Le cockpit
L’habitacle de la Mazda RX-7 Spirit R 2002 met beaucoup l’accent sur le conducteur et son décor reste au goût du jour… à part la radio, évidemment. Les cadrans sont faciles à lire et le gros tachymètre au centre devient notre meilleur ami.

Mais que dire des sièges Recaro légers à dossiers fixes? Non seulement sont-ils beaux en rouge, mais ils enveloppent bien le corps et, comme il n’y pas de banquette arrière, ils entraînent une réduction de poids de 10 kilos.

Pourquoi toujours 276 chevaux?
La légende veut que les constructeurs japonais se soient entendus dans les années 1990 pour ne pas dépasser 276 chevaux avec leurs modèles de série. En effet, si vous faites une recherche sur les Skyline, WRX, EVO, NSX et ZX, vous verrez que leur puissance est identique. La plus musclée des RX-7 développait elle aussi 276 chevaux.

Le moteur biturbo 13B est un bijou. Ses 2 turbocompresseurs en série travaillent en harmonie et en fluidité. Dans les années 1980 et 1990, ce genre de moteur avait la réputation de réagir avec un décalage et de tirer la voiture de côté par la suite. Or, les moteurs rotatifs sont, par définition, très linéaires : la courbe de puissance suit celle du régime. En ajoutant 2 turbos, ça devient extraordinaire.

Agile et rapide
La RX-7 Spirit R était une voiture rapide selon les standards de l’époque. Pesant 1 280 kilos (2 822 livres) et générant un couple de 232 livres-pied, elle accélérait de 0 à 100 km/h en moins de 5,5 secondes et pouvait filer jusqu’à 260 km/h ou presque.

Je ne l’ai pas sentie aussi rapide lors de mon essai, mais il faut dire que je n’ai pas écrasé l’accélérateur ni enchaîné les rapports à la vitesse de l’éclair dans le but d’enregistrer des temps records. C’est un peu « l’inconvénient » d’un moteur qui distribue sa puissance de façon aussi linéaire. À 5 000 tours/minute, le 13B m’a paru s’amuser le plus, mais il grimpait quand même sans effort jusqu’à la zone de régime critique de 8 000 tours.

Le summum de la conduite des années 1990
Quel son! En jouant avec la pédale des gaz, le crescendo mécanique et le souffle de l’échappement nous enchantent. La moindre pression excite le moteur et un relâchement immédiat restaure le calme. Manipuler la boîte à 5 rapports exige donc un synchronisme parfait afin d’éviter les à-coups. Une fois qu’on maîtrise le tout, par contre, les changements de rapport rendent dangereusement accro.

La maniabilité de la Mazda RX-7 est impressionnante. Son poids est assez léger et réparti équitablement entre l’avant et l’arrière (50/50), tandis que sa suspension à double levier triangulaire est réglée de façon à assurer une adhérence maximale. La direction à assistance hydraulique obéit à nos moindres commandes. En fait, le seul problème dans mon cas, c’était les pneus Bridgestone Potenza SO-3 qui devaient avoir au moins une dizaine d’années.

Par le biais du volant et de la direction communicative, de légères vibrations provenant de la chaussée se font ressentir dans nos mains. Avec l’accélérateur dont je vous ai parlé et la pédale d’embrayage plutôt lourde, ça donne une conduite engageante et stimulante. J’aurais bien aimé la pousser plus à fond, mais je ne voulais pas non plus faire du mal à cette licorne et la blesser, car personne ne m’aurait pardonné jusqu’à ma mort.  

RX-7 et MX-5 côte à côte
Malgré ses pneus passés date, cette Mazda RX-7 Spirit R Type A 2002 a amplement livré la marchandise et procuré de belles sensations. Pendant que je la conduisais de Beverly Hills à Irvine, en Californie, un collègue me suivait dans une nouvelle Mazda MX-5 2016 dotée de l’ensemble Sport (pas encore disponible sur le marché). On aurait dit une scène de film. La MX-5 embrassait les points de corde et collait à la route aussi férocement que la RX-7, mais avec seulement 155 chevaux, elle ne pouvait pas tenir le rythme dans les lignes droites.

En milieu d’après-midi, nous avons dû rendre la voiture à ses propriétaires. Même après avoir pris une foule de clichés durant la journée, nous n’avons pu nous empêcher de tenir une autre séance photo.

Les déesses sont éternelles
Contrairement à une top modèle des années 1990, la Mazda RX-7 a l’air sublime encore aujourd’hui, sans aucune intervention pour la rajeunir. J’ai eu la chance d’essayer l’une des meilleures voitures japonaises de la fin du 20e siècle et je n’ai pas du tout été déçu, même que je reste imprégné de la sainteté de la Spirit R.

Merde, je crois bien que j’en veux une maintenant!

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Photos :M. St-Pierre
Mazda RX-7 Spirit R Type A 2002