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Mercedes-Benz E320 CDI 2005

Mercedes-Benz E320 CDI 2005

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Au début des années 1990, il me fallait une bonne heure à tous les matins pour me rendre à mon bureau du centre-ville d'Ottawa. Ma décision d'acheter une voiture diesel, une Golf de Volkswagen, semblait alors très brillante.

Avec une puissance d'à peine 50 chevaux, les seuls conducteurs que je dépassais avec ma Golf étaient ceux qui roulaient à vélo. Mais en disant que ma voiture était lente, je ne devrais pas vous cacher que son principal problème était le vacarme cacophonique du moteur diesel.

C'est pourquoi je parle aujourd'hui de ma seule expérience avec un véhicule diesel comme ayant été «aigre-douce». D'une part, elle ne consommait que sept litres aux 100 km. À 47 cents le litre de diesel, je pouvais bien considérer ma Golf comme une «petite douceur».

En revanche, plusieurs (pour ne pas dire d'innombrables) aspects négatifs
me laissaient un goût amer. D'abord, comme la plupart des diesels à l'époque, il fallait que j'attende que les bougies se réchauffent avant de démarrer. Ensuite, j'étais fatigué d'expliquer à ma copine que la senteur de mes mains provenait de la pompe diesel de la station-service - c'était toujours une station où abondaient les camionneurs. Ai-je aussi mentionné que la voiture était lente et bruyante?

Il va sans dire que j'avais fait une croix à cette époque sur tout ce qui s'appelait «diesel», car plus jamais je ne voulais être connu comme «le gars avec les mains puantes qui conduit une voiture lente et bruyante».

Quand j'ai pris possession d'une Mercedes-Benz E320 CDI 2005 pour effectuer quelques essais, je n'ai pu m'empêcher de fixer avec mélancolie la superbe berline E55 AMG garée juste à côté dans le stationnement. J'ai dû faire abstraction des mauvais souvenirs qui revenaient me hanter, tout en me posant la question: qui ai-je offensé au juste chez les relations publiques de Mercedes-Benz Canada pour me retrouver avec ça? Ce... ce... diesel?

Ce n'est pas comme si la E320 CDI avait des flûtes à air ou des sorties d'échappement verticales pour révéler son caractère diesel. À l'exception de l'insigne CDI sur la porte du coffre, l'apparence extérieure de cette Mercedes diesel est la même que sa version à essence de Classe E.

Outre un indicateur serpenté de l'état des bougies et un tachymètre à la ligne rouge résolument basse, les traits intérieurs sont aussi identiques à toute voiture de Classe E, avec le haut niveau de luxe que l'on peut y trouver. J'inclus par là les dispositifs tous électriques, les garnitures en cuir doux ainsi que les parties en chrome et en bois poli méticuleusement assemblées.

Pour apaiser ma réaction initiale à la vue de la E320 CDI, j'ai pu compter sur les relationnistes de Mercedes, qui ont tellement parlé de la performance surprenante du nouveau moteur turbo à six cylindres que j'ai eu un regain de vie. «Essayez-la, vous allez l'adorer!», se sont-ils empressés de me dire. C'est ce que j'ai fait.