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Mitsubishi Lancer Ralliart 2009 : essai routier

Mitsubishi Lancer Ralliart 2009 : essai routier

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Non seulement une version plus musclée et déterminée que la Lancer de base, la Mitsubishi Lancer Ralliart est véritablement un bébé EVO. En effet, la Ralliart fait plus belle figure que la Lancer Evolution de renommée mondiale à plusieurs égards, notamment en matière de prix et de convivialité.

La Ralliart fait plus belle figure que la Lancer Evolution de renommée mondiale à plusieurs égards.

La Ralliart fut lancée en 2009 pour prendre d’assaut la toujours bienvenue Subaru WRX. Ces deux rivales ont évolué depuis leurs origines de simples voitures compactes pour devenir de vrais joujoux turbo à transmission intégrale. Quel genre d’expérience nous réserve donc la Ralliart? Voyons voir…

En se glissant dans les sièges chauffants en tissu Recaro à réglages manuels, on découvre une position de conduite bien soutenue. Vous leur pardonnerez leurs touches quétaines de simili fibre de carbone la première fois qu’ils retiendront avec brio vos élans latéraux.

On règle ensuite le volant multifonction, pour apprendre qu’il n’est pas télescopique. On oubliera vite cette lacune devant la franchise et la bonne pesanteur du volant gainé de cuir. On boucle sa ceinture et on place les rétroviseurs, et c’est là qu’on découvre que l’aileron arrière s’approprie une partie de la visibilité arrière. Vous le lui pardonnerez en sachant que cette voiture se fera rarement doubler.

On insère la clé dans le contact et le quatre-cylindres turbo de 2,0 litres et 237 ch se réveille prestement; heureusement, l’échappement demeure relativement muet jusqu’à ce qu’on atteigne des régimes élevés. On enfonce le frein, on embraye la boîte à six vitesses à double embrayage, on appuie sur le champignon, et c’est parti!

Sur le bitume, le gravier ou la neige, peu importe, la Ralliart est configurée pour des accélérations optimales. Avec cette voiture, nul besoin de s’en faire si on est pris au bout d’une bretelle enneigée à la recherche d’un trou dans la circulation pour prendre l’autoroute. Remarquez, on aura toujours besoin de pneus d’hiver pour tourner et arrêter.

Pourvu que l’on poursuive son avancée, la Ralliart opère avec grande virtuosité. Ce n’est que lorsqu’on atteint une vitesse de croisière qu’on remarque que le moteur tourne à un régime plus élevé que nécessaire. C’est peut-être une question de rester dans la plage de puissance (dans le tiers central des 6 500 r/min à notre disposition), mais sous la barre des 50 km/h, le dédain de la Ralliart pour le passage à une vitesse supérieure assure une grande nervosité de pédale.

Sur le bitume, le gravier ou la neige, peu importe, la Ralliart est configurée pour des accélérations optimales.