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Nissan Altima 2.5 SL 2015 : essai routier

Nissan Altima 2.5 SL 2015 : essai routier

Populaire aux États-Unis, un peu moins chez nous Par ,

Avez-vous jeté un coup d’œil au segment des berlines intermédiaires dernièrement? Du choix, il y en a, n'est-ce pas? Si chez nous, les voitures compactes ont davantage la cote, au sud de notre frontière, les consommateurs américains raffolent plutôt des berlines intermédiaires. 

Au sommet des ventes canadiennes, une certaine Ford Fusion séduit par son design européen et par sa panoplie de motorisations et de technologies, tandis que les indélogeables Honda Accord et Toyota Camry complètent le podium. De son côté, la Nissan Altima se vend 2 fois moins que la Fusion et se retrouve au 6e rang, derrière la Chrysler 200, une voiture qui, avouons-le, a gagné en maturité au courant de la dernière année. 

Pourtant, chez nos voisins du Sud, la Nissan Altima est bonne 3e, juste derrière les Camry et Accord de ce monde. Comment expliquer cette situation?

Design effacé
Peut-on imputer cette préférence des consommateurs canadiens à l’exécution générale de l’Altima? Il faut l’avouer, pendant que Ford, Mazda et même Chrysler proposent des berlines aux lignes séduisantes et modernes, Nissan se contente d’une évolution timide de l’ancienne génération. Évidemment, l’apparence d’une voiture est souvent secondaire de nos jours, les consommateurs étant surtout préoccupés par la fiabilité, l’économie d’essence et la sécurité. Peut-être, mais certaines berlines sont plus agréables à regarder que d’autres, vous en conviendrez.

Avec la venue prochaine de la nouvelle Maxima et, depuis quelque temps, du nouveau Murano, le constructeur nippon prouve qu’il est capable du meilleur comme du pire. Espérons seulement que la refonte de l’Altima ira puiser son inspiration dans les plus récents modèles de la marque. Pour le moment, la berline de Nissan est plus effacée qu’expressive. 

La même histoire à l'intérieur
Cette sobriété se poursuit à l’intérieur. La planche de bord semble avoir perdu de son petit côté sportif au profit d’une approche plus fonctionnelle. Le hic, c’est que certains plastiques sont de qualité moyenne, tandis que l’assemblage laisse quelque peu à désirer. Nissan peut faire mieux, c’est indéniable! 

Malgré tout, ce tableau de bord a l’avantage de proposer une disposition simple et efficace des principales commandes. Les plus technos trouveront à redire sur le système de divertissement et ses quelques boutons latéraux, mais à sa défense, celui-ci demeure très facile à utiliser au quotidien. 

Bien évidemment, les luxes de cette édition SL contribuent à rehausser l’expérience quelque peu, mais n’allez surtout pas croire que l’Altima rejoint le niveau de raffinement des modèles Infiniti. La sellerie de cuir (avec assise chauffante à l'avant), le volant gainé de cuir, la caméra de recul, la radio satellite et toutes ces options ajoutées sont bien, mais il manque un je-ne-sais-quoi dans cette berline. Heureusement, la vision latérale est excellente, les sièges sont confortables, tandis que l’espace pour les passagers est généreux, idem pour le coffre. 

Ce bon vieux 2,5-litres
Mécaniquement, l’Altima 2.5 SL fait toujours appel au même 4 cylindres de 2,5-litres de cylindrée utilisé depuis des lunes. Ce bloc développe une puissance de 182 chevaux et un couple de 180 lb-pi, des statistiques suffisantes pour mouvoir cette berline intermédiaire. Si, jadis, l’Altima pouvait encore être commandée avec une boîte de transmission manuelle, ce n’est plus le cas de nos jours. En effet, la seule option est une boîte CVT qui a l’avantage de réduire les révolutions-moteurs au minimum pour économiser un maximum à la pompe. 

Évidemment, cette combinaison mécanique sait se faire entendre lors des accélérations, surtout lorsque le pied droit en redemande, et l’effet d’élasticité est toujours présent, même si Nissan a fait des progrès à ce chapitre.

Plaisante à conduire?
Longtemps considérées comme des voitures sans histoire, les berlines intermédiaires ne sont plus aussi drabes que par le passé, certaines représentantes ayant contribué à cette amélioration notoire. Où se situe la Nissan Altima dans tout cela? Malheureusement, la représentante de Nissan n’est pas un modèle de sportivité. Si vous aimez conduire, regardez ailleurs. 

La direction de cette voiture est surassistée et peu précise, le son de mécanique n’a rien d’inspirant et la suspension a surtout été pensée pour le confort avant tout. Il y a donc beaucoup de roulis ressenti dans les virages. 

Pour ajouter à l’insulte, cette berline Altima qui comptait un peu plus de 9000 km au compteur prêchait par le nombre de bruits de caisse et autres craquements entendus à l’intérieur de la cabine. Dans une voiture de taxi utilisée au quotidien qui affiche un kilométrage de 100 000 km par année, ça passe, mais dans une voiture relativement neuve, c’est inacceptable. 

Conclusion
À un prix de départ de 29 398$ avant les frais de livraison, cette berline intermédiaire n'est pas à la portée de toutes les bourses. L'édition SL est la plus équipée de toutes les Altima à moteur 4-cylindres. Il est donc possible de viser plus bas en matière d'équipement et de confort. L'Altima n'est pas une mauvaise voiture pour autant. Ce que vous devez savoir, c'est qu'elle n'excelle pas au niveau de l'agrément de conduite et que sa qualité générale est un peu en retrait dans une catégorie toujours aussi compétitive, mais pour certains, ceci importe peu. 

 

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