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Kia Soul 2020 premier essai : une âme partiellement sauvée

Toronto, Ontario – Au moment d’écrire ces lignes, le Kia Soul 2020 fait ses débuts en sol canadien. Le modèle, qui a été dévoilé en grande pompe au dernier Salon de l’auto de Los Angeles en novembre dernier se pointe sous une troisième forme depuis 2010, l’année de ses débuts.

À Los Angeles, on nous a présenté trois Soul différents ; une version de base, plus traditionnelle ; une variante plus sportive, au style plus flyé ; une déclinaison électrique, plus… à la mode.

Notre réalité sera plus édulcorée. Cette fois, ceux qui résident au sud du 45e parallèle auront droit à bien plus.

Bref, voyons ce que le Soul 2020 nous réserve.

Photo : D.Rufiange

Style : âme conservée
Esthétiquement, vous n’aurez aucune difficulté à reconnaître le Soul. Son style unique a été conservé, tout en étant modernisé au passage. On a aussi eu la bonne idée de garder quelques coloris intéressants au catalogue, une bonne nouvelle. En effet, à quoi bon proposer un véhicule cool à travers une palette comprise de 12 teintes de gris ?

La robe du modèle qui meuble notre galerie photo, notamment, est particulièrement jolie.

La clientèle a droit à trois signatures stylistiques. Celle des modèles de la lignée X, plus classique ; celle de la série GT, plus sportive ; celle de l’approche électrique, plus distincte.

Bonne nouvelle les concernant. Même si l’arrivée de cette variante a été repoussée à 2020 chez nos voisins du sud, la stratégie est conservée telle quelle chez nous ; les Soul électriques sont attendus bientôt. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Photo : D.Rufiange

Quant aux différentes variantes, un tableau au bas vous brosse un portrait global de l’offre et des prix.

Intérieur : l’âme est sauvée
À bord, on ne trouve rien d’extraordinaire, du moins à première vue. La présentation n’éblouit pas. On cherche en vain des touches de gaieté qui auraient pu prendre la forme de quelques couleurs ou d’une instrumentation originale. En revanche, on aime bien les buses d’aérations aux formes non traditionnelles, l’ergonomie qui est un exemple d’efficacité et de simplicité, de même que le nouvel écran du système multimédia. Ce dernier, d’une taille de 10.25 pouces, est configurable à souhait, car il peut être subdivisé en deux ou trois sections.

Toutefois, si je parle d’une âme sauvée à l’intérieur, c’est que fidèle à sa réputation, Kia propose un modèle qui n’est pas chiche en matière d’équipement. D’une dotation à l’autre, l’offre est généreuse en regard du prix exigé, une attention à laquelle aucun acheteur ne fait la sourde oreille.

Et pour certains, il est bien plus important de profiter de certaines commodités X plutôt que d’une traction intégrale, ce que le Soul n’offre pas. D’ailleurs, l’habitant de la ville est ciblé par l’entreprise, ce qui explique pourquoi la présentation médiatique du véhicule a eu lieu dans les dédales du centre-ville de Toronto.

Photo : D.Rufiange

Et pour en revenir à cette offre généreuse, voici quelques exemples. Avec la version de base LX, offerte à 21 195 $, on profite de sièges avant chauffants, de la climatisation, de l’accès sans clef, ainsi que des applications Apple CarPlay et Andoid Auto.

En passant au modèle EX, pour 1700 $ de plus, quantité d’aides à la conduite sont invitées à bord. Le modèle jouit même de la recharge sans fil pour appareils cellulaires.

Là où l’avantage disparaît, c’est dans les hautes sphères de la gamme. Par exemple, pour l’écran de 10.25 pouces, la navigation et des caractéristiques de sécurité supplémentaires, la facture joue entre 27 000 $ et 30 000 $.

Moins intéressant.

Photo : D.Rufiange

Sous le capot : âme en perdition
Mécaniquement, même si on ne s’attend pas à des miracles d’un véhicule comme le Soul, on aspire à mieux que ce qu’on nous offre.

En fait, il n’y a rien à redire à propos de l’offre initiale qui prend la forme d’un 4-cylindres de 2 litres qui profite du cycle Atkinson pour offrir une meilleure économie d’essence. Sa puissance de 147 chevaux et son couple de 132 livres-pieds suffisent à la tâche, même si dans les premières plages du régime moteur, le couple se fait cruellement attendre.

Le bloc est marié à une transmission à variation continue que Kia se plaît à nommer IVT pou Intelligent Variable Transmission, comme si elle voulait éviter la connotation « négative » associée à la CVT. Amusant.

Un mode manuel simulant huit rapports permet de mieux exploiter la mécanique et d’extirper le maximum de la modeste écurie qui loge à l’avant.

Jusque-là, rien pour être déçu. On s’attend à ce type de mécanique avec ce genre de produit. Le hic, c’est qu’avec la variante GT, on hérite du même moteur, de la même transmission et du même châssis. Plus sportive, la mouture GT ? De l’extérieur seulement ; on repassera pour son âme plus animée.

Photo : D.Rufiange

En fait, le Soul perd le moteur turbo qu’il avançait jusqu’à tout récemment. Déjà qu’il avait perdu la boîte manuelle l’an dernier… On comprend que la demande n’était pas trop forte, dit-on chez Kia Canada, mais n’empêche, c’est décevant, surtout d’une proposition qui se dit différente. Et surtout d’un véhicule qui dit présenter trois personnalités distinctes.

Dans les faits, on en a plutôt deux.

Puis, l’insulte à l’injure, c’est que nos voisins du Sud y ont droit, eux, à cette variante plus animée. Là-bas, la version GT peut être servie par un moteur turbo de 1,6 litre et 201 chevaux. Une transmission automatique à sept rapports et double embrayage lui est jumelée. Avec les versions de base, on trouve même une boîte mécanique. Ne sommes-nous pas censés être davantage passionnés par la conduite automobile et ce genre d’offres, nous, consommateurs canadiens ?

Assurément pas aux yeux de Kia.

Photo : D.Rufiange

Terrain connu
Au volant, on nage en terrain connu. Si la différence avait été grande entre l’expérience de conduite des modèles de première et de deuxième génération, elle l’est beaucoup moins entre celles des versions de deuxième et de troisième. Parlons d’une évolution. Un brin plus rigide, le châssis n’est pas pour autant plus permissif. Le confort est bon sur pavé nivelé, plus rudimentaire lorsque la chaussée se dégrade, fruit d’un essieu rigide à l’arrière. Bref, vous voyez le topo. On apprécie le Soul pour ce qu’il nous donne, mais il faut avoir des attentes réalistes envers lui.

En revanche, si l’histoire se répète, on aura droit à une bonne fiabilité. C’est toujours ça de gagné.

Conclusion
Le Soul est original et demeure rafraîchissant dans l’industrie. Il a toutefois perdu un peu de son âme avec la simplification de son offre mécanique. Si la dotation est attrayante, l’offre mécanique est désormais… sans âme.

On s’intéressera à lui pour son allure différente et pour son rapport qualité/prix, surtout, mais pas pour l’expérience de conduite différente qu’il devrait proposer.

Photo : D.Rufiange

On n’est pas loin de quelque chose de très intéressant ici, mais on s’en éloigne avec cette nouvelle cuvée. L’âme du Soul n’a été que partiellement sauvée.

Reste la variante électrique qui promet d’être plus branchée, pardonnez-moi le jeu de mots facile. Le salut du modèle se trouve peut-être là.

Versions et prix
Soul LX         : 21 195 $
Soul EX         : 22 895 $
Soul EX+        : 24 895 $
Soul EX Premium    : 26 995 $
Soul GT Premium    : 27 595 $
Soul EX Limited     : 28 995 $
Soul GT Limited    : 29 595 $

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