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Essai à long terme de la Subaru Outback Wilderness 2022, 2e partie

Subaru Outback Wilderness 2022, profil
Photo : M.Crépault
Subaru Outback Wilderness 2022, profil

Il y a un peu plus d’un an, nous avions publié le premier texte tiré d’un essai à long terme du Niro EV. Cette fois, le Kia cède l’avant-scène à la toute nouvelle Subaru Outback Wilderness à laquelle Auto123 consacrera 6 chroniques. Voici la deuxième …

À voir aussi : Essai à long terme de la Subaru Outback Wilderness 2022, 1e partie : l’origine et l’évolution d’une idée pas si « wild » que ça

En lançant la variante Wilderness 2022, Subaru a mis de côté la Outdoor XT, de sorte que la gamme propose toujours l’impressionnant total de sept modèles, de la Commodité (33 380$) à la Premier XT (46 383$), la Wilderness se tenant près du sommet avec un PDSF de 44 583$ (transport et frais inclus, taxes en sus).

Ça, c’est pour la hiérarchie de la Wilderness au sein de son clan. Maintenant, comment se distingue-t-elle de ses sœurs ? En premier lieu, je…

« Hey ! C’est le nouveau char que tu essaies ? »

Lui, c’est Emiliano. Je vous l’ai déjà présenté. Mon voisin de 11 ans – bientôt 12 ans répète-t-il souvent – qui se passionne pour l’automobile et qui, connaissant mon métier, rôde souvent autour de chez moi, plus précisément autour de mon entrée de garage, pour découvrir la saveur de la semaine.

« Exact. Une Subaru… »

« …Outback Wilderness ! m’interrompt le garçon. Difficile de ne pas le savoir avec tous ces badges ! »

De beaux gros écussons où on a inscrit le nom du modèle et dessiné des montagnes aux pics acérés. Subaru en a collé à l’arrière et sur les portières avant. Impossible de les manquer.

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Subaru Outback Wilderness 2022, écusson extérieur
Photo : M.Crépault
Subaru Outback Wilderness 2022, écusson extérieur

Le connaisseur à l’oeuvre
Emiliano s’approche de l’auto, de moi et de mon carnet de notes, sur lequel il jette un coup d’œil. « Moi aussi j’en ai un », dit-il. Il sort aussitôt de sa poche un calepin qui a déjà connu des jours meilleurs. Il en tourne prestement les pages pour tomber sur les plus récentes notes rédigées d’une écriture nette, en belles lettres détachées comme il l’a appris au primaire.

En comparaison, mes pattes de mouche sont incompréhensibles. On dirait de la sténo. Que je suis obligé de retranscrire rapidement dans mon ordinateur car, si je tarde trop, je ne parviens plus à déchiffrer mes propres hiéroglyphes.

« Qu’est-ce que tu as noté là-dedans ? » que je demande à mon jeune expert.

« Ben, comme je suis passé devant l’auto hier, j’ai fait des recherches. La Outback s’est toujours vantée d’avoir une garde au sol élevée. À cause de ses prétentions hors route. Mais toutes les Subaru ont la même garde au sol, c’est-à-dire 220 millimètres, ou 8,7 pouces si tu préfères. » Mon petit voisin s’adresse souvent à moi comme si j’étais un dinosaure.

« La Wilderness, elle, fait 10 mm de plus (9 pouces en tout) parce qu’on a allongé les ressorts de sa suspension. »

« Bien vu, Sherlock ! À part ça, qu’est-ce que tu remarques de l’extérieur ? »

« Ça saute encore aux yeux. D’abord les moulures noires au-dessus des roues. La Outback en a toujours eu. Ça lui donne genre une armure. La Wild pousse l’idée plus loin. »

Subaru Outback Wilderness 2022, avant
Photo : M.Crépault
Subaru Outback Wilderness 2022, avant

Emiliano passe la main sur une parure de plastique noir. « Regarde-moi cette largeur et même les angles bizarres. On dirait la cuirasse d’un Transformer. »

« Ouais, moi j’avais écrit Goldorak mais c’est pareil. »

« Goldoquoi ? » s’étonne Emiliano.

« Laisse faire. » Je continue l’inspection. « J’aime bien le look guerrier des jantes noir mat et celui des pneus Yokohama Geolandar de 17 po. Les pare-chocs aussi ont gouté à la médecine Wilderness. Ils sont plus gros, plus intenses que d’habitude. »

« Et ils intègrent ces drôles de carrés de couleur or, ajoute Emiliano. J’ai vérifié sur le site de Subaru. Tu peux te choisir une Wilderness de six couleurs différentes mais, peu importe ton choix, ces trucs sont toujours dorés. »

Subaru Outback Wilderness 2022, longerons
Photo : M.Crépault
Subaru Outback Wilderness 2022, longerons

« Une fantaisie, comme tu peux voir, qui se répète ailleurs sur le véhicule : là (je lui pointe les longerons du toit) ; et là (j’ouvre la portière côté conducteur pour lui montrer le volant et le pommeau du levier de la transmission où scintille le même doré) ; et là (un bout de tissu accroché aux surpiqûres – dorées aussi – qui rappelle l’étiquette d’un vêtement nous expliquant comment le laver). Et savais-tu, mon ami, que ces plaquettes de couleur – Subaru appelle ça « cuivre anodisé » – ne sont pas que décoratives ? »

« …. »

« Celles des pare-chocs s’enlèvent pour accéder aux crochets de remorquage et celles du toit dissimulent les ancres d’arrimage pour différents supports Thule (vélo, kayak, etc.). »

Pour ne pas être en reste, Emiliano s’agenouille devant la grille – elle aussi spéciale, précise-t-il – et cogne sous le châssis avec son poing. Ça sonne plein. « Ils ont mis des plaques de protection. », dit-il. Il se relève et pointe la large bande noire collée sur le capot. « Et ça, tu sais à quoi ça sert ? »

Je le sais mais je ne veux pas lui gâcher son plaisir. « C’est pour empêcher que le soleil aveugle le conducteur. Comme le « Eye black » des joueurs de football quand ils se mettent du cirage à chaussure sous les yeux. »

Subaru Outback Wilderness 2022, intérieur
Photo : M.Crépault
Subaru Outback Wilderness 2022, intérieur

Nuances dans la cabine
À l’intérieur de la Wilderness, outre les accents dorés déjà mentionnés, les différences d’avec les autres Outback sont surtout esthétiques.  Encore une fois, les designers se sont assurés qu’on n’oublie pas le nom du modèle. On le retrouve sur l’appuie-tête des sièges avant et sur les tapis de protection.

« Touche au siège », dis-je à Emiliano.

Il s’exécute. « Wow ! C’est à la fois doux et un peu weird. On dirait le caoutchouc d’une combinaison de plongée. »

L’idée est de rendre les fauteuils aisément lavables si on revient crotté d’une expédition au sommet de l’Himalaya… ou du mont St-Bruno. Dans le même esprit, les tapis de plancher ont délaissé la laine en faveur d’un autre type de caoutchouc facile à entretenir.

Sinon, l’habitacle est pas mal semblable à celui des autres Outback, exception faite du fini « gris fusil » de certaines garnitures (au lieu de noir ou argent). Les occupants de la banquette arrière n’ont pas plus d’espace pour les jambes – bien suffisant au demeurant – puisque l’empattement est resté le même (2745 mm). En revanche, la hauteur de la Wilderness a gagné 20 mm supplémentaires.

« Bon, je crois qu’on a fait le tour de l’essentiel. Autre chose, Emiliano ? »

Subaru Outback Wilderness 2022, en blanc
Photo : D.Boshouwers
Subaru Outback Wilderness 2022, en blanc
Subaru Outback Wilderness 2022, en bleu (abysse nacré)
Photo : D.Boshouwers
Subaru Outback Wilderness 2022, en bleu (abysse nacré)

« Juste te dire que je la trouve cool, ta Wilderness. Pas sûr que je l’aurais choisie blanche, par contre. Je l’aurais préférée bleue. »

« Bleu abysse nacré », je précise. C’est la couleur que vous avez vue lors de notre premier chapitre de cet essai.

Mon jeune assistant hausse les épaules en me regardant droit dans les yeux : « Pis, on peux-tu la conduire maintenant ? »

Absolument. Juste à temps pour notre prochaine chronique…

Subaru Outback Wilderness 2022, roue
Photo : D.Boshouwers
Subaru Outback Wilderness 2022, roue