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Toyota Camry SE 2011 : essai routier

Toyota Camry SE 2011 : essai routier

Un oxymore? Pas vraiment Par ,

La combinaison de deux mots dont le sens est apparemment contradictoire s’appelle un oxymore, comme « mort vivant », « dangereusement sécuritaire », « presque enceinte » et « Camry sportive ».

La Camry SE dispose d’ajouts aérodynamiques qui procurent un peu plus de style à sa forme familière. (Photo: Matthieu Lambert/Auto123.com)

Bien qu’aussi bizarre que cela puisse paraître, en somme, la voiture jouit d’une certaine logique. Une Camry typique est bien connue pour son roulement confortable, mou comme de la guimauve même, sa direction floue et l’absence de plaisir de conduite. Néanmoins la version SE de la berline intermédiaire de Toyota semble vouloir éviter de se faire qualifier d’ennuyante.

Et pourtant, Toyota vend tellement de copies de la Camry chaque année que nous devons réaliser une chose : une conduite dynamique ne reflète pas la priorité de tout un chacun, et ne doit pas l’être non plus. Que peut bien offrir la SE sportive à ceux qui se magasinent une Mazda6 ou une Ford Fusion?

La Camry SE dispose d’ajouts aérodynamiques qui procurent un peu plus de style à sa forme familière, comme un bouclier avant, un diffuseur arrière, des jupes latérales et un béquet sur le coffre. Personnellement, je ne prendrais pas une Camry sans ces ajouts. En fait, autant qu’ils puissent conférer à la voiture une allure plus sportive, une concurrente comme la Suzuki Kizashi n’en porte aucun et affiche un air beaucoup plus sexy.

L’habitacle offre une sensation industrielle. De plus, l’alignement de certaines pièces du tableau de bord laisse à désirer, et c’est comme ça depuis la refonte de la berline pour le millésime 2007. Le mélange de gris foncé et de gris pâle n’a rien d’excitant. Pourtant, l’ensemble des commandes bien conçues, avec de gros boutons et des commandes rotatives de climatisation faciles à utiliser, arrive à pardonner partiellement la monotonie.

J’aimerais bien que le coussin du siège du conducteur puisse s’abaisser davantage, car ma tête se fait chatouiller par le plafond lorsque je conduis : incliner le dossier aiderait, par contre cela ne conviendrait pas avec ma position de conduite habituelle. Les surfaces des sièges en cuir sont glissantes, et avec peu de soutien latéral, on grouille constamment sur le siège dans les courbes, ou on s’agrippe au volant.

Le mélange de gris foncé et de gris pâle dans l’habitacle n’a rien d’excitant, quoique l’ensemble des commandes s’avère bien conçu. (Photo: Matthieu Lambert/Auto123.com)