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Toyota Prius v 2012 : essai routier

Toyota Prius v 2012 : essai routier

Pour le parent écologique en vous Par ,

Sans en faire une obsession, la plupart d’entre nous sommes concernés par l’économie d’essence. Acheter de l’essence n’est certes pas aussi agréable que de s’offrir, disons, un bon souper au restaurant ou un bon film. Heureusement, pour ceux qui détestent donner leur argent aux pétrolières, il existe la famille des véhicules Prius.

Famille, puisqu’on compte maintenant plus qu’une seule Prius. À cette voiture, que l’on connaît depuis des années, se joint dorénavant un plus gros modèle nommé Prius v. En 2012, la Prius PHEV (hybride enfichable) se retrouvera également chez les concessionnaires, tout comme la plus petite Prius c.

Avec le voyagement prévu pendant les fêtes et l’inévitable divertissement pour les enfants qui profitent d’un plus long congé que moi, j’ai demandé à Toyota de me prêter une Prius v pour deux semaines. Ils ont gracieusement accordé mon souhait et je me réjouissais de pouvoir apprécier les vertus de la voiture pour plus d’une semaine.

Manque de joie de vivre
Commençons avec la plus grande critique : la Prius v n’aime pas coopérer. Il semble que cette voiture ne veut qu’économiser du carburant, et lorsque vous conduisez normalement, elle marmonne, se plaint et s’avère généralement réticente à agrémenter votre trajet.

Si vous courez fréquemment, cette voiture ne vous facilitera pas la tâche. Le seul moment où le moteur à essence de 1,8 L ne grogne pas, c’est quand le moteur électrique prend les choses en main (lire : pas souvent). La Prius v ne paraît utiliser 134 chevaux combinés que lorsqu’on active le bouton PWR MODE (puissance), qui en passant, ne rend pas la voiture plus rapide, mais augmente la réactivité de l’accélérateur.

Géré par une boîte à variation continue électronique, la Prius v passe de 0-100 km/h en 11,6 secondes. Ce n’est pas très rapide, n’empêche qu’il ne s’agit pas de l’objectif principal de la voiture non plus, et je m’y suis adapté après quelques jours; les gens effectuant un court essai autour du quartier du concessionnaire, lors du processus d’achat, ne s’y habitueront peut-être pas.

Mais qu’en est-il de l’économie d’essence? Les cotes de consommation de la Prius v se chiffrent à 4,3 L/100km en ville et 4,8 L/100km sur l’autoroute. Malgré mes efforts, je n’ai pu faire mieux que 5,9 L/100km. C’est l’hiver, quand même, et le chauffage fonctionnait la plupart du temps. De plus, la voiture est chaussée de pneus d’hiver. Alors vu les circonstances, on ne se plaindra pas trop de la moyenne obtenue.

Plus d’espace de chargement
Par rapport aux 445 litres de la Prius conventionnelle, la Prius v fournit un volume de 971 litres avec les sièges arrière en place. Rabattez-les, et vous gagnerez presque autant d’espace que dans un RAV4 ou un Venza. En plus d’un dossier rabattable pour créer un plancher de chargement plat, la banquette se coulisse afin de maximiser l’espace cargo.

À l’intérieur, la Prius v dégage une atmosphère de voiture compacte de qualité. J’aime bien une sellerie de cuir (ou dans ce cas-ci, du similicuir) deux tons lorsque les couleurs contrastent; deux tons de gris, cependant, ne confèrent pas un look très chic à l’habitacle.

La Prius v ne lésine pas sur l’équipement. Pour 27 200 $ (ou 600 $ de moins qu’une Prius ordinaire), on obtient : connectivité Bluetooth, caméra de recul, commandes audio montées au volant, port USB de la chaîne audio, régulateur de vitesse, système de clé intelligente, jantes en alliage de 16 pouces, phares automatiques et climatiseur automatique. Le seul réglage à commande électrique du siège du conducteur concerne le soutien lombaire, mais un voyage de trois heures a confirmé le confort du siège en question.

Notre voiture de test incluait le Groupe Touring à 6 150 $, ajoutant : volant gainé de cuir, roues de 17 pouces, système de navigation avec radio XM, sièges avant chauffants, panneau de toit transparent panoramique (ne s’ouvrant pas mais un ajout agréable néanmoins), phares à DEL, phares antibrouillard, sièges en similicuir et quelques autres commodités.

Quelques critiques mineures : dans le système de navigation, l’affichage du nom des rues est minuscule et illisible en conduisant dans l’obscurité. De plus, la molette du système de climatisation, que l’on doit continuellement pousser à gauche et à droite afin de régler la vitesse et les bouches d’aération du ventilateur, se manipule difficilement avec des gants.

Difficile à vendre?
Oui, la Toyota Prius v 2012 reste un véhicule polyvalent et efficace. À plus de 33 000 $, toutefois, je doute qu’elle puisse briller de tous ses feux aux côtés des Venza et des RAV4 sur le plancher de vente; le premier s’avère plus spacieux, plus raffiné et propose un rouage intégral, alors que le deuxième dispose d’un habitacle aussi spacieux, coûte moins cher et peut également être muni du rouage intégral.

Comme j’ai mentionné plus tôt, on apprécie la Prius v avec le temps, surtout lorsqu’on adapte notre manière de conduire à son fonctionnement. En ce moment, aucun autre véhicule familial sur le marché n’offre autant d’espace intérieur et une si basse consommation de carburant. Quand même, elle ne constituera pas un achat convaincant pour ceux pas trop obsédés par l’économie d’essence.

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