La tenue de route ? Surréaliste, je ne vois pas d'autre mot. Non seulement la S4 est maniable et agile à souhait, mais elle bénéficie de la motricité exceptionnelle que lui confère le système Quattro. Pour atteindre la limite en virage, il faut attaquer très fort, mais alors là vraiment très fort. Ajoutez à cela une direction d'une précision exemplaire et une caisse dépourvue de roulis et, franchement, il est difficile de faire mieux.
Une berline 2+2...
Après les fleurs, le pot. En matière d'habitabilité, on peut difficilement faire pire. À titre de comparaison, la S4 est plus longue qu'une Toyota Corolla et pourtant, elle est moins spacieuse. Les places arrière sont particulièrement ridicules, ce qui s'inscrit en faux avec la vocation intrinsèque d'une berline. Dans un coupé, passe encore, mais dans une berline ! Cet irritant a probablement coûté plus d'une vente à Audi. Toutefois, il dérange moins dans une S4 que dans une A4, pour la bonne et simple raison que la première s'adresse à une clientèle très ciblée, triée sur le volet même. On lui pardonne donc à moitié.





